Cette photo est absolument dramatique.
Ce plat est absolument dramatique.
Le rouge - basque - de la honte envahit mon
visage d’albâtre pour oser vous le présenter en l’état, c’est-à-dire bancal,
inachevé, amputé de son ingrédient essentiel (et mon ingrédient
préféré devant même l’ingrédient principal qui est le merlu) : Les
palourdes !
Seulement voilà, après un
après-midi de ratissage de l’ensemble des supermarchés du TDCDM (où il n’y a aucun artisan poissonnier), je ne suis tombée que sur des moules à la gueule grande
ouverte, des coques bouche-bée et quelques palourdes à l’agonie
qui se refusèrent à fermer leur bec malgré mes coups de doigt sur le croupion.
Bref à moins de vouloir cuisiner des vibrions, j’ai dû renoncer, la mort dans l’âme
au meilleur du plat : La salsa verde
coincée au fond des coquillages…. Et je les ai remplacées par des gambas. J’en
pleure encore…
Le merlu Koskera (prononcez
Kochkéra) ou « Merluza a la Koskera »
tire son nom du quartier de la ville basque - côté espagnol - de Donostia (San Sebastian) où il a été cuisiné pour la première fois : el barrio koskero (correspondant plus ou
moins à l’actuelle Parte Vieja, tout
autour de l’église San Vicente). Au
XVI et XVII siècle ce port de pêche approvisionnait toute l’Europe en morue, congre,
sardines, thon, daurade et surtout merlu. C’est un plat simple, gouteux, très
facile à faire et qui mélange produits de la mer et légumes dans une délicieuse
sauce verte à base de persil.
