Il y a fort peu de
poisson sur ce blog. D’abord parce que je ne vis pas dans un endroit où l’on en
vend, que je le préfère cru que cuit, en carpaccio, tartare ou sashimis, et que
pour cela il faut de l’ultra frais que j’achète uniquement sur les quais du
port quand je « retourne au pays ». Toutefois, exception à cette
règle si je dois manger du poisson cuit, ceci est LA recette qui remporte tous
mes suffrages : ultra simple, saine et surtout débordante de saveur, on la
retrouve sur toutes les tables de la région de Canton et Hong Kong :
Poisson cuit vapeur, et arrosé d’huile bouillante, soja, ciboule (ou oignon
frais) et gingembre. Magique !
La recette se fait traditionnellement avec un
poisson entier que l’on découpe sur la table (ou plutôt que l’on picore
directement avec les baguettes). Ici, j’ai choisi des filets plus pratiques à
la dégustation surtout quand on a des enfants à table.
Après tous ces féculents qui se succèdent sur
le chariot de dim sum de cette série
spéciale, j’ai pensé qu’il fallait ajouter quelques légumes. Traditionnellement
on y retrouverait probablement plutôt du bok
choi ou des brocolis chinois sautésmais
comme il m’est impossible d’en trouver à moins de 100 Km, j’ai opté pour la
facilité et la simplicité avec du chou chinois, avec une recette inspirée de The woks of life
Voici un petit sauté de poulet aux légumes et
au curry, très simple et rapide à faire et très savoureux qui fera mouche à
tous les coups sur votre table. Avec des ingrédients du frigo, voire du
congélateur, il vous permettra de servir en un tour de main un plat délicieux,
doux et parfumé, qui épatera vos invités.
Autrefois repas consistant et peu onéreux des
paysans et des pêcheurs, devenu street food par excellence que l’on retrouve à toute heure de la
journée dans les échoppes de Malaisie ou Singapour, ce plat issu des
communautés chinoises de Singapour est composé de nouilles plates de riz (kwai teow) sautées (char) au wok à très haute température, en général dans une
généreuse quantité de saindoux, avec de la sauce soja, du piment, des
crevettes, des coques, de la ciboule, des germes de haricots mungo et l’incontournable
œuf battu.
J’ai choisi une version avec de la saucisse
chinoise lap cheong pour relever le
goût, (ça peut aussi être des morceaux de lards frit, pour rester dans le ton J).
C’est très bon, bien parfumé et ça cale. Et l’odeur
dans la cuisine m’a emportée dans des rues de Chine dont je garde des souvenirs
olfactifs émus…
A la maison quand j’étais enfant, on avait l’habitude
de faire des omelettes avec à peu près n’importe quoi. D’abord des produits du
jardin ou de la forêt, la très classique pommes de terre-oignons, girolles,
cèpes, mais aussi asperges vertes ou piments doux des Landes (la préférée de la
famille), la plus inédite omelette aux graisserons de canard (si, si, pas léger-léger
hein ?) et le must pour moi, celle que Tata Maité avait baptisée « l’omelette
aux nouilles » faite avec à peu près n’importe quel reste de pâtes cuites
de la veille.
J’ai gardé cette habitude de casser des œufs dans
à peu près n’importe quoi quand je manque d’énergie, d’envie et d’inspiration
culinaire après 10 heures de boulot et 1 d’aide patiente et attentive aux
devoirs et au développement personnel de ma progéniture (putain de bordel de
merde sors du dessous de cette table basse où tu te planques depuis 20 minutes, par
pitié il est 19h45, tu vas finir par la faire ta lecture à la con ??).
Aujourd’hui c’était une omelette végétarienne
mais néanmoins savoureuse : Épinards et Feta.
Cette soupe est un délice : Parfumée sans
être trop relevée, pleine de saveurs et d’ingrédients sains, réconfortante tout en étant très équilibrée,
elle peut faire office de repas du soir complet, et elle
se prépare toute seule en 20 minutes !
Un must qui va rentrer dans le top de mes favoris tous pays confondus.
Si vous aimez la cuisine indienne et ses
parfums, vous allez l’adorer.
Bon, j’ai baptisé ces spaghetti « primavera »
parce que les courgettes et les petits pois frais me font penser à la fin du
printemps et au début de l’été. En réalité, ce sont des spaghetti « con piselli, zucchine e parmiggiano », mais c’était
beaucoup trop long à écrire J. La vraie « pasta
primavera », elle, n’est pas italienne mais a été inventée dans un
restaurant de New York (« Le cirque ») dans les années 70, et se
compose de pâtes, tomates fraîches, ail, basilic et huile d’olive.
Ma version n’a donc pas grand-chose à voir,
mais si vous cherchez des recettes de pasta primavera, vous trouverez souvent
des mélanges de légumes divers et du parmesan, preuve que chacun l’a adaptée à
sa sauce.
Bonne nouvelle, les enfants adorent : Plectrude
qui s’obstine à refuser de manger des courgettes est capable de dévorer son
poids en spaghetti primavera.
J’ai mis des lustres à comprendre le jeu de mots !
Quand j’étais petite ce truc qu’on se disputait tous à table sur le poulet du
dimanche midi (et en général, c’était Tata Maïté la plus rapide), je croyais
que c’était vraiment le nom scientifique d’une partie du cul du volatile, et j’ai
cru pendant des années que ça s’écrivait « solilèce ». Mouahaha….Mouais.
Bref, c’est donc à un âge ridicule que j’ai
enfin compris que le nom de « sot-l’y-laisse » était donné à ces deux
petits morceaux bien tendres, situés sur le dos au-dessus du croupion, parce qu’il
faut être idiot pour les laisser. Depuis, la table du dimanche s’étant considérablement
réduite, je me dispute régulièrement le sot-l’y-laisse à moi-même, avec un taux
écrasant de succès.
Quelle ne fut donc pas ma surprise de trouver
il y a peu au supermarché, des barquettes remplies de cette merveille. Je me
suis précipitée dessus. Et bien voyez-vous, c’est moins bon quand c’est pléthorique.
C’est plus drôle et savoureux quand il n’y en a que deux pour lesquels il faut
se battre. Même contre sa main gauche. Certes c’était quand même très bon (et surtout
beaucoup plus tendre que des blancs de poulet), mais pas aussi bon que celui qu'on détache soi-même du croupion.
J’ai décidé de les cuisiner en bulgogi. Le
bulgogi(« viande au feu »)
c’est le barbecue coréen, plus fréquemment fait avec du bœuf mariné puis grillé
(mais il existe aussi des variantes au porc dwaeji
bulgogi , ou au poulet dak bulgogi.
Si vous avez une plancha ou une pierrade c’est
l’idéal afin que chacun cuise sa viande directement sur a table, mais vous
pouvez bien évidemment la servir déjà cuite. Pour la manger à la coréenne,
préparez quelques belles feuilles de salade qui vous serviront à envelopper la
viande et la manger en bouchées.
Tellement simple que ce n’est presque pas une
recette, mais cette marinade est magique et transforme un simple morceau de
bœuf (de choix, hein !) en un plat extatique. Ce vinaigre doux et sucré se marie
parfaitement avec la viande qu’il relève et sublime, un repas du dimanche qui
fait un tabac à tous les coups et prêt en 5 minutes (à condition de l’avoir mis
à mariner la veille).
Bref, prenez un très bon morceau de bœuf (Ici
du faux-filet bien tendre) et régalez-vous !
Lors de mes premiers voyages en Chine j’avais
été surprise de voir la soupe toujours servie en fin de repas dans les
restaurants, pour finir de caler l’appétit et aider à digérer les graisses.
Plus qu’une soupe c’était souvent des bouillons assez clairs, aux asperges,
crabe, aux œufs parfois presque des bouillons seuls.
Je me suis inspirée de ces soupes chinoises
pour faire ce bouillon au poisson (si vous n’êtes pas fan vous pouvez le
remplacer par des crevettes) qui constitue une entrée légère à un repas
asiatique ou en complément d’un bol de riz pour un repas du soir.
Basique de la pâtisserie avec la pâte brisée,
sablée et feuilletée, c’est la pâte idéale pour tous vos fonds de tartes sucrées
(un peu moins friable que la pâte sablée, elle est plus facile à étaler).
La recette ci-dessous est celle de Pierre
Hermé, et je vous la présente en deux versions : à la main, et au robot (et
devinez laquelle j’ai choisie ?). Vous obtiendrez avec ces proportions 1Kg
de pâte que vous pourrez congeler (cela équivaut à 3 fonds de tartes de 26cm ou
5 plus petits de 22-24cm).
Au frais, la pâte se conserve sans problème
pendant 48 heures.
Ce plat est à déconseiller à toutes les
personnes qui n’aiment pas la nourriture épicée. On est vraiment sur un plat
qui réchauffe les esprits et qui mélange du piment coréen avec … du piment
mexicain. Le genre de plat qui réconforte, la vraie « comfort food »
pour moi (beaucoup plus que des plats en sauce ou des fritures).
La recette est simple et très vite réalisée, ll
suffit d’avoir des piments dans son placard. J’ai utilisé ici des jalapeños en
bocal. Où ai-je trouvé des jalapeños en bocal me demanderez-vous ? Ben chez
Noz, tombée dessus par hasard ! Depuis le temps que j’en rêvais. Le jalapeño c’est
pour moi le piment parfait à « croquer », et à utiliser entier ou en
rondelles dans des plats, avec un goût « vert » très agréable. Il a
la force qu’il faut, juste moyenne, suffisamment pour qu’on le sente bien nous
réchauffer mais pas au point de faire le tour de la pièce en hurlant ni de vous
anesthésier complètement les lèvres à la 2e bouchée (entre 2500 et
10000 sur l’échelle de Scoville). Du coup j’ai acheté toute l’étagère.
Une idée pour charger des haricots-beurre ou
des haricots-vinaigrette : les assaisonner à la sauce chinoise, avec de l’ail
et cette extraordinaire sauce d’huitre qui sublime les légumes. C’est prêt en
un rien de temps et très savoureux !
L’Okonomiyaki est par
définition un plat d’assemblage dont vous ne trouverez évidemment pas deux
versions identiques. Ce plat, dans sa forme actuelle, a été créé dans les
années 30 au Japon, et se résume à une pâte à « crêpe » sur laquelle
on fait un empilage de garnitures et sauces variées. Deux versions principales
se tirent la bourre, la version d’Osaka où les ingrédients sont mélangés à la
pâte, et la version d’Hiroshima (ici présentée) où ils sont empilés en couches
au-dessus de ce fin pancake.
L’Okonomiyaki est un repas économique, fait
d’ingrédients simples et qui contient à lui seul la ration calorique
quotidienne d’un sumo Yokozuna. Après vous en être régalés, vous pourrez donc escalader
le mont Fuji en geta sans ravitaillement supplémentaire, quoique bien grande
est la probabilité que vous vous avachissiez mollement sur le futon le plus
proche.
La recette que je vous présente aujourd’hui, est
inspirée par Francis.
Je ne sais pas pourquoi, je ne vous sens pas
frémissants à l’idée de découvrir qui est ce nouvel éphèbe dans ma vie. OK, OK,
tous les Francis de votre connaissance ont l’âge de la retraite, je crains même
que certaines personnes de mon lectorat, probablement nées après l’effondrement
du bloc soviétique, ne connaissent aucun Francis du tout (premier moment de
solitude).
J’avoue. Mon Francis a les cheveux gris. Très
gris. Mais quels cheveux ! Alors là je défie toutes les beautistas qui me
suivent (deuxième moment de solitude) de trouver sur le marché un seul
après-shampoing gainant-densifiant- ultra volumateur dont l’efficacité puisse
rivaliser avec la spectaculaire tignasse soyeuse de mon Francis.
Et là je sens bien que vous êtes toutes en
train de me visualiser aux fourneaux avec un chanteur à cuissardes dont la
queue de cheval trempe dans le faitout !
Rappelez-donc fissa votre imagination
galopante, je vous présente Francis.
Francis est le seul caniche digne d’intérêt que
je connaisse (j’en ai eu 2 dans une vie antérieure, je sais de quoi je parle),
puisque Francis, avec une patience d’ange, un délicieux accent et son insolente
indéfrisable vous explique des tonnes de recettes japonaises sur Youtube. Voici
le lien de sa chaîne, si vous êtes à peine un chouia anglophone vous devriez y
découvrir des trésors. Je vous conseille d’ailleurs de visualiser la vidéo de
l’Okonomiyaki pour bien saisir le système de l’empilage (ne vous inquiétez
nullement, la première fois ça va de toute façon fatalement lamentablement s’effondrer !).
Pour la sauce Okonomi, vous en trouverez toute
prête en bouteille dans les épiceries japonaises, mais je vous indique bien sûr
une recette pour la faire vous-même (qui habite à côté d’une épicerie japonaise,
hein ?)
Depuis que j’ai découvert les aubergines je ne
les quitte plus. Pour changer un peu des recettes à l’italienne, voici une
version asiatique de la chose avec ces aubergines au miel et au soja relevées
de piment rouge.
Une soupe froide pour profiter des derniers
beaux jours et des dernières tomates : celle-ci nous vient d’Andalousie, comme
son célèbre cousin le gazpacho.
De préparation très simple, cette soupe épaisse
et onctueuse originaire de Cordoue, mélange simplement vieux pain, tomates, ail,
huile et vinaigre et se sert accompagnée de jamon
ibérico grillé, et de miettes d’œufs durs.
Evidemment sa réussite réside dans la qualité
des ingrédients employés (huile et tomates)
Drôle de nom pour de la
nourriture … C’est pourtant un des sandwiches préférés des américains,
popularisé dans les années 50 : Bacon-Lettuce-Tomato (en bon langage du Sud
Ouest : Ventrèche-Sucrine-Cœur de Bœuf). Avec du pain de mie toasté coupé
en triangle bien sûr. Simple, rapide, pourtant goûteux et sans doute plus prout-prout
qu’il n’y parait puisque, coincée pendant 4h30 heures à Orly cette semaine, j’ai
dégusté son cousin dans un fauteuil crapaud en velours, chez Ladurée.
Pour 22€.
A ce prix-là j’y ai vraiment
mis tout mon cœur et 4 heures d’occupation ininterrompue de leurs banquettes en
velours …
Sauf à être, comme moi, recluse
pour raisons strictement professionnelles dans un aéroport, et fortuitement ( J ) tombée sur un salon de thé
de luxe, économisez donc 20,5 € et faites votre BLT chez vous.
J’ai même poussé le vice en
rajoutant de l’œuf dur pour le rende encore plus gouteux. Le seul petit
problème ? Le manger sans fourchette et sans rien faire tomber. Personnellement
j’essaye encore…
J’avais repéré il y a plus d’un
an cette recette de galettes traditionnelles pékinoises sur l’excellent blog de Margot. Comme la liste des recettes à
faire s’allonge plus vite que je n’ai de temps pour la vider, j’ai mis tout ce
temps pour la réaliser. C’est bien dommage tellement nous nous sommes régalées.
La galette de courgette est bonne (mais soyons honnête c’est de la courgette,
donc un peu fade), mais ce qui fait tout l’intérêt du plat c’est bien
évidemment la sauce qui relève le tout de façon magistrale. Elle contient un
peu d’ail cru. Pour les réfractaires à l’ail, j’ai trouvé un substitut
excellent : Les gousses d’ail marinées, très douces, qui possèdent le
parfum de l’ail sans en avoir la force, et parfument délicatement vos plat. (Sans
vous arracher la gueule pour le restant de l’après-midi, voilà, c’est dit).
J’ai utilisé ces gousses-là
pour la sauce et Plectrude (5 ans et demi) qui trempait les morceaux de galette
dedans avec ses petites baguettes d’initiation, a déclaré qu’elle ne voulait
plus manger que ça jusqu’à la fin de ses jours.
En tant qu’amateur de cuisine qui
se respecte vous n’avez pas pu passer à côté du spiralizer, (ou trancheuse à spirale) cet appareil qui existe en
version plus ou moins sophistiquée et qui transforme à peu près tout en …
spaghetti. Hors de question qu’un gadget supplémentaire vienne encombrer mes
placards trop petits, mais j’en aurais bien emprunté un pour réaliser cette
recette. A défaut de nouilles, j’ai fait des « tagliatelle » de
courgettes à l’économe. Si vous avez un appareil à spirales c’est le moment de vous en servir pour ce plat très léger et savoureux
d’inspiration asiatique, accompagné d’une délicieuse sauce un peu sucrée.
Le Teriyaki est une cuisson
japonaise où les viandes poissons ou fruits de mer sont laqués avant et pendant
la cuisson avec une sauce magique sucrée-salée, à base de soja, saké, mirin et
sucre. Je l’avais déjà utilisée avec ce bol de saumon japonisant, mais j’ai
décidé d’en faire un post à part pour ne pas la répéter indéfiniment, puisque d’autres
recettes utilisant cette sauce vont probablement suivre.…