Dans mes années étudiantes, au
siècle dernier, j’étais championne toutes catégories des tagliatelle carbonara : C’était moi qui mettait le plus de
crème de toute la promo !
Les tagliatelle carbonara c’était LE PLAT étudiant par excellence, dont
la « maîtrise » (avec tous les guillemets qui s’imposent) commençait
dès les soirées de bizutage où ces gros cons de 2e année venaient s’inviter
à dîner chez nous. Gros lardons premiers prix, gros pot de crème fraîche et ersatz
de parmesan en abondance. C’était gras, lourd avec l’avantage de bien absorber
l’alcool qui suivait. Parfois même il précédait, alors là les tagliatelle étaient trop cuites, les
lardons remplacés par du jambon et le parmesan par de l’emmental. Ou vice
versa.
Après cette entrée en matière
fort peu glorieuse (que ceux qui n’ont pas fait d’études dans les années
90/2000 à l’époque où cuisiner ne passait pas à la télé me jettent la première
pierre), j’ai découvert bien plus tard, avec stupéfaction, que la vraie
carbonara ne contenait pas plus de crème que l’aïoli ne contient d’œuf. Ouch….
La vraie carbonara c’est du guanciale (joue de porc) ou de la pancetta (poitrine) que vous trouverez plus facilement, du pecorino et… du jaune d’œuf.
Point. Le résultat ? Très délicat, léger, parfumé et infiniment moins
lourd que la version étudiante de mes souvenirs (et oui, parce que depuis la
fin de mes études, je n’avais plus tenté de bétonner de la carbonara). Et puis
quel plat rapide et facile à préparer !