Depuis que j’ai posé, jusqu’à
nouvel ordre mon sac à dos, Pétronille est devenu mon fournisseur officiel
d’exotisme, de photos de voyages et surtout de bouquins de cuisine
improbables. Pétronille m’a donc rapporté un petit livre de son
dernier trek au Népal.
Magnifique idée, car
honnêtement même en l’absence de tout empêchement vital, je ne serais JAMAIS
allée le chercher moi-même. Un pays où les déplacements ne se font que
verticalement, avec de rares passages à l’horizontale limités à des ponts suspendus
branlants au-dessus de 300m de vide, encombrés de troupeaux de buffles, comment
dire …
Le Momo, sorte de raviolo
originaire du Tibet, est souvent végétarien. Moi, non.
Et quand le « momo »
est farci à la viande, c’est essentiellement du buffle, parfois du poulet. Or
la viande disponible sous nos latitudes, la moins éloignée du buffle :
c’est le bœuf. Alors oui, paradoxe sans doute, d’avoir fait des « momos »
au bœuf alors qu’ils viennent précisément d’un pays ou la vache est sacrée,
mais mon propos est ici uniquement gastronomique et non religieux. Si en plus
du goût vous voulez garder strictement l’esprit Népalais de la chose, remplacez
le bœuf par du poulet, ou par des carottes pour une version végétarienne.