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mercredi 8 octobre 2014

Fattouch (Moyen Orient)


Le fattouch ou fattouche est une salade du levant très fraîche et simple à faire qui a la particularité d’incorporer du pain (non levé) frit. J’ai un peu allégé le résultant en faisant dorer le pain au four après l’avoir badigeonné d’un mélange d’huile et d’épices.
Traditionnellement l’assortiment de salades doit contenir du pourpier, si vous n’en trouvez pas, remplacez-le par de la mâche.



mercredi 28 mai 2014

Oladi (Russie)

Je mentirais si je vous disais que je n’ai pas mangé ça toute ma vie en appelant ça des blini. Mais un jour j’ai mangé des vrais blini russes, préparés par une jeune femme originaire de la région du lac Baikal qui n’avaient pas grand-chose à voir dans leur aspect extérieur avec le « pancake » que l’on sert  en France sous le nom de blini et qui en réalité en Russie s’appelle « oladi ». Le blini est plutôt une crêpe fine qui se sert telle quelle ou enveloppe la nourriture pour la servir sous forme de petits paquets. A peine plus épaisse que nos crêpes à nous mais beaucoup plus fines que les oladi que l’on trouve chez nous sous le nom de blini. Si l’aspect extérieur est différent, en revanche la pâte de base est similaire, les blinis peuvent aussi être réalisés en Russie avec de la farine de sarrasin, les oladi avec de la farine de blé puisqu’ils sont servis plutôt avec des mets sucrés ou au petit déjeuner, et le lait fermenté peut également être remplacé en partie ou en totalité par du yaourt, ou de la crème aigre.  





jeudi 22 mai 2014

Parathas (Inde)

Tante aujourd’hui c’est ekadashi, vous savez, le onzième jour de la lune, et ma belle-mère est veuve, elle ne doit pas manger de riz. J’ai pensé prendre du blé concassé pour lui faire un pudding, et tant qu’à faire puisque je suis ici, je vais prendre aussi un peu de vos methi, mon mari aime tant les methi paratha.
Pendant qu’elle examine minutieusement les feuilles d’un vert aigre, j’observe son visage. Sous les bords, là où le luisant s’est effacé, le sourire est affaissé. Tous les soirs au retour de l’hôpital, il faut faire la cuisine, aplatir les chapati brûlants dégoulinant de beurre, parce que sa belle-mère dit que la nourriture sortie du frigidaire n’est bonne que pour les domestiques et les chiens. Bouillir, frire, assaisonner, servir, essuyer pendant que tout le monde reste assis et dit « c’est bon », même son mari parce qu’après tout la cuisine n’est-elle pas le lieu où doit se tenir une femme ?
En réponse à ma question elle dit « Oui, tante, c’est dur mais que faire ?  Après tout on doit prendre soin de ses parents. Ca cause trop de problèmes à la maison quand je dis que je ne peux pas tout faire. Mais parfois j’aimerai… »
Elle se tait. Daksha sait que personne n’écoute au point qu’elle ne sait plus comment parler. Et en son for intérieur, s’écrasant contre son palais, énorme et muette, l’horreur de ce qu’elle voit tous les jours. Dans le service du sida, ces jeunes, si jeunes hommes qui sont devenus légers comme des enfants dans leurs corps dont les os s’effritent. Leur peau fragile marquée de meurtrissures, leurs yeux immenses et patients.
Daksha, voilà des grains de poivre noir à faire bouillir entiers et à boire en décoction pour desserrer ta gorge, pour que tu apprennes à dire non, ce mot si difficile à prononcer pour les femmes indiennes : « Non, et maintenant, écoutez-moi. »
Et Daksha, avant que tu t’en ailles, voici de l’amla pour donner de la résistance. Amla que moi aussi je devrais prendre certains jours pour aider à porter la douleur contre laquelle on ne peut rien, la douleur qui grossit lentement et enfle comme un nuage de mousson et va finir, si tu n’y prends garde, par obscurcir le soleil.
                                                                                  Chitra Barnejee DIVAKARUNI

                                                                                  La maîtresse des épices.


Les parathas sont des pains plats indiens obtenus par « feuilletage » avec du ghee (beurre clarifié) et cuits à la poêle. Il comportent une quantité infinie de variations, je vous présente ici la version basique, nature, qui s’accommodera avec vos currys, raitas, chutneys…


mercredi 5 mars 2014

Pudding de Pain

La photo est trompeuse, on dirait une crème renversée. Détrompez-vous, sous cet aspect léger et onctueux se cache un moyen de recycler du vieux pain en un dessert goûteux mais… compact (ben oui, c’est un « pudding », pas un flan ou une crème) qui tient au corps.

Le pudding de pain, se retrouve dans toutes les parties du monde qui… mangent du pain : L’Europe (avec le Bread Pudding anglais et ses raisins, servi avec une sauce au bourbon ou une custard),  ou L’Amérique du Sud où, appelé Budin de Pan, il dégouline de caramel. 

C’est cette version gourmande que j’ai choisi de vous présenter aujourd’hui.



samedi 29 décembre 2012

Les petits pains au fromage de Peeta

On inaugure pour Noël une nouvelle rubrique « Le plat de bibliothèque », qui consistera à essayer de reproduire des plats qui auront fait date (ou pas !) dans l’histoire de la littérature. Et quand je parle littérature, je vise large, de la bible au roman de gare, on a de quoi s’amuser.
On commence donc avec un mets récurrent dans la trilogie Hunger Games (Les jeux de la Faim)  que je viens de terminer (et oui, à mon âge, et oui, j’ai aussi lu tout Harry Potter, et non je n’ai pas honte !) et qui regorge d’idées culinaires en tout genre dans ses descriptions foisonnantes des buffets du Capitole. Je m’en tiendrai aujourd’hui à une des rares gourmandises du District 12: Les petits pains couverts de fromage que Peeta, le boulanger, apporte à Katniss et qui fleurent bon le réconfort dans les contrées de la faim.
En plus de les recouvrir, je les ai aussi fourrés, inspirée de cette recette de Yammie’s Noshery si bien qu’ils suintent littéralement le fromage, un peu comme des naans bien de chez nous, idéals le soir avec une soupe ou en en-cas devant un DVD. Mmmmm que c’est bon… !
« Des gens meurent de faim dans tout le district, mais, pour notre part, nous avons encore largement ce qu’il nous faut. Alors, je me suis mise à donner de la nourriture autour de moi. J’ai mes priorités : la famille de Gale, Sae Boui-Boui, d’autres connaissances de la Plaque qui ont dû fermer boutique. Ma mère a les siennes, des patients pour la plupart qu’elle tient à aider (…) Je sors de la besace deux petits pains ronds recouverts de fromage fondu. Nous en avons toujours à la maison depuis que Peeta a découvert que je les aimais. »
                                                                     Hunger Games, vol 2 : L'embrasement.
                                                                                                                          S.Collins