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dimanche 5 mars 2017

Tteok sautés aux légumes et au bœuf ( Corée)

Je voulais faire goûter à Plectrude les tteok, ces bâtonnets de farine de riz coréens, mais la recette moderne des tteokbokki largement assaisonnés de gochujang (pâte de piment) était beaucoup trop relevée pour qu’elle puisse en avaler une bouchée.
Je me suis donc inspirée d’une photo trouvée sur l’Instagram de mon ajumma préférée, Maangchi, qui avait fait sauter ses tteok avec des légumes et du bœuf mariné. Pas un gramme de piment, ce qui rend la recette appréciable par tout le monde, tout en étant très savoureuse et parfumée.
Cette recette se rapproche de la façon originelle de cuisiner les tteok à la court royale à l’époque de la dynastie Joseon (1392-1910) et ce jusqu’au XVIIIe siècle (gungjung-tteok-bokki),  dans une sauce brune à base de soja.



lundi 15 août 2016

Japchae (Corée)

Alerte, alerte, ce plat est un vrai régal. Je ne sais si parce qu’il est objectivement, totalement indéniablement délicieux, ou parce que j’ai mis un temps fou à le faire et qu’il le valait bien. Le secret de la réussite du Japchae, c’est de cuire séparément tous les ingrédients (même les blancs et les jaunes des œufs). c’est très long, mais ces légumes croquants, ces vermicelles imbibés de sauce et cette viande de bœuf marinée, tendre et saignante... que dire ?
J’ai balayé un certain nombres de recettes avant de trouver celle qui m’a le plus convaincue (et la plus longue à faire, bien sûr) sur le très beau site de My Korean Kitchen, que j’ai faite avec quelques adaptations. 

Plat datant de la dynastie Joseon (XVIIe siècle) où il était uniquement composé de légumes, la recette a évolué jusqu’à celle que l’on connait depuis le début du XXe siècle : Comportant de la viande de bœuf et surtout à base de dangmyeon, des vermicelles transparents de fécule de patate douce. Evidemment assez difficiles à trouver (même dans l’épicerie chinoise du quartier) car ils sont vraiment typique de la Corée, je vous ai mis dans la recette un lien pour en acheter en ligne .A défaut bien évidemment vous pouvez les remplacer par des classiques vermicelles de riz que vous trouvez au rayon exotique de n’importe quel supermarché, ou bien, pourquoi pas, en version « minceur » par des shirataki de konjac, cette plante japonaise miraculeuse dont on fait des nouilles à quasiment zéro calories avec les tubercules.(Le konjac n’a strictement aucun goût et prendra donc tout celui de la sauce).
Dernier point important, ce plat ne comporte absolument pas de piment (ce que change des dernières recettes coréennes que j’ai mises en ligne) et plaira à tout le monde, enfants compris.

Lancez-vous donc, ça prend un peu de temps (et de vaisselle  J) mais il le vaut bien !

Cliquez sur les articles un peu exotiques dans la recette pour avoir des explications ou des liens d'achat pour les personnes n'ayant pas accès à des épiceries asiatiques. Ces liens sont à titre purement indicatif, je n'ai aucune affiliation avec les sites en question et aucun de mes articles n'est sponsorisé.




jeudi 11 août 2016

Picadillo a la Habanera (Cuba)


Cette recette est un paradoxe. Composé d’ingrédients du placard chez nous, le picadillo de viande de bœuf est issu d’un pays dans lequel tuer une vache, est un crime passible de 10 ans de taule. Un cas probablement unique dans la jurisprudence intergalactique.
Titre V - Chapitre XVI du code pénal cubain - Sacrifice de gros bétail et vente de viande - Article 240.1 : Le sacrifice de gros bétail sans autorisation préalable des autorités étatiques pertinentes est passible de 4 à 10 ans d’emprisonnement.
Le transport et l’achat de viande de bœuf illégalement tué sont, à l’identique, passibles de sanctions pénales. Et même une amende pour celui qui achève une vache à l’agonie victime d’un accident quelconque. Sachez donc, si un jour vous vous réincarnez en bovidé, qu’il y aura pour vous deux paradis sur terre : l’Inde et Cuba.

Alors évidemment, même si tuer un bœuf est interdit dans l’île depuis 1962, date à laquelle Fidel a décrété que la vache cubaine n’était plus un aliment mais un outil de production, aucun cubain lambda n’a plus vraiment cuisiné de picadillo a la habanera depuis 1990 et les années terribles de  casi-famine du periodo especial (la chute du mur et donc la fin des subventions de l’URSS vers son satellite tropical).
Pour pouvoir manger du bœuf de nos jours, il faut être touriste séjournant dans un hôtel, parvenu pouvant se permettre le luxe de manger dans un paladar, proche du pouvoir, ou privilégié vivant des remesas (virements mensuels) des 3 millions de cubains expatriés de façon plus ou moins légale à l’étranger (source de revenus globale de 3 milliards de dollars par an). Evidemment on trouve un peu de bœuf importé dans les supermarchés en CUC (la monnaie des touristes) de Miramar, à un prix équivalent à un mois de salaire moyen cubain au kilo. Au marché noir aussi, sorti directement des hôtels par la porte de derrière comme au moins 25% de leurs approvisionnements (la plus grosse démarque inconnue au monde) pour des montants un peu moindres, mais toujours inabordables pour un ouvrier cubain payé 20 dollars par mois et dont le panier alimentaire provient en grande partie de la libreta (livret de rationnement) totalement exempt de viande de bœuf.

Alors voici donc une des recettes cubaines les plus connues, à base de bœuf, l’or rouge dont les cubains n’ont plus vu la couleur depuis 25 ans.

Mais ils n’en sont plus à un paradoxe près.



dimanche 6 septembre 2015

Salade façon "fajitas" (en bocal)

Je n’ai jamais été très à la mode culinairement parlant. Je crois même que les modes culinaires m’énervent au plus haut point. 
Il n’y a pas de raison que je me prive de ce qui est bon sous prétexte que c’est has been, ni que je m’empiffre de fadeur sous prétexte que c’est beau et branché. Après Carrie Bradshaw, j’ai pourtant fait UN cupcake, qui est immédiatement parti à la poubelle. Non mais sans déconner, faut m’expliquer l’engouement pour cet étouffe-chrétien (juif, athée, musulman, bouddhiste, hindouiste, animiste, agnostique - personne n’y survit) recouvert de beurre battu teint en rose avec des paillettes. Quand les cupcakes ont débarqué les Madeleines et les Financiers ont dû pleurer dans leur tombe ! Le Cheesecake, en revanche,  était déjà bon à mon goût dans sa version originale avant qu’il soit assaisonné à toutes les sauces et j’ai regardé de très loin en me marrant le gâteau magique à 3 couches. Un cake, s’il est bon, le sera quelle que soit sa forme ou presque, de même qu’un « Bundt moule » ne sauvera pas un biscuit médiocre.

Pire que tout, mes tartes sont toujours lamentablement rondes. J’ai déjà suffisamment de moules  et pas de place dans ma micro cuisine mal agencée (message subliminal à Eggersman) sans aller m’embarquer à en acheter des rectangulaires dont je ne saurais plus quoi faire dans deux ans, quand toute tarte de bloggeur qui se respecte sera  polygonale à 9 cotés.

En revanche si les tendances apportent un « plus » à ma vie quotidienne survoltée, why not ? La lumière est venue avec la mode des « Mason jar salads » venue évidemment des USA (en français dans le texte les «Salades Bocaux Le Parfait »). Pour les working girls/guys qui n’ont pas de cantine, le portefeuille pas suffisamment large pour s’offrir un restau tous les midis, marre de manger des sandwiches dégueus ou simplement envie de faire un pique-nique quand il fait beau, c’est franchement une idée astucieuse. Avant je préparais mes salades, déjà mélangées dans un Tupperware, avec la sauce à côté, au mieux le matin, au pire la veille au soir. A midi ma laitue avait en général viré blette, avec une couleur tirant vers le champignon et une texture proche de l’algue.

La salade en bocal c’est juste une très bonne idée. On empile les couches en hauteur et non en longueur ou en vrac :

Au fond : l’assaisonnement liquide de votre choix

2e couche : Les légumes les plus lourds et humides que vous utilisez en quantité la plus importante et qui feront barrage avec la vinaigrette (concombres, tomates, courgettes, carottes, betteraves, poivrons)

3e couche : Les féculents ou céréales (pâtes, quinoa, semoule, riz)

4e couche : Les autres légumes en quantité moindre et/ou plus légers (Haricots, mais, champignons, avocats,)

5e couche : Protéines (thon, œuf, viandes…) et fromages

En derniers : Les délicats/feuilles (salades, pousses de légumes) et les éventuels fruits secs.

Ces salades préparées se conservent  à 4 jours au réfrigérateur sans s’abîmer (si, si) et au moment de les consommer il suffit de secouer le bocal pour que l’assaisonnement se répande. Vous pouvez utiliser des bocaux à couvercle vissé ou encre mieux à caoutchouc (aucun risque de déversement).
La salade que je vous présente ici, particulièrement goûteuse est inspirée des fajitas mexicaines et du blog Mj & Hungry man 


jeudi 28 mai 2015

Mango Salsa (Jamaïque)

Escapade au soleil, rhum, reggae …. enfin bref et mango salsa. Une association surprenante qui m’a laissée dubitative jusqu’à ce que je la goûte avec un poulet jerk, ce condiment qui mélange aventureusement la mangue fraîche, l’oignon et les poivrons accommode avec brio des viandes blanches ou des poissons grillés au barbecue servies par exemple avec du riz. La réussite de ce plat réside exclusivement … dans la qualité de la mangue. N’hésitez pas à payer un peu plus cher une mangue avion bien mûre, juteuse et parfumée. Clairement, à défaut de mangue digne de ce nom, ( et je sais par expérience que c’est parfois difficile à trouver), mieux vaut ne pas faire la recette que d’utiliser des fruits pas mûrs ou insipides. Vous pouvez, en revanche, remplacer la mangue par des pêches jaunes bien mûres. Le piment est typique de la recette jamaïcaine mais vous pouvez l’omettre (c’est très frais et délicieux sans piment également).




vendredi 12 septembre 2014

Poulet Sauté à l'Ail (Chine)

La cuisine chinoise comporte d’infinies variations régionales de poulet sauté, comme le célèbre Kung Pao, le poulet à la citronnelle ou aux noix de cajou. Ici je vous présente une version de poulet sauté à l’ail, recette rapide à faire et extrêmement parfumée avec une petite sauce qui se dégustera en plat unique avec du riz blanc.



mardi 24 décembre 2013

Tartelettes à la Morue et aux Piquillos

Encore une recette aux parfums d’Espagne et surtout des comptoirs de bars Donostiarras . Ces tartelettes parfumées feront merveille sur un buffet, en guise de mises en bouche ou en entrée sur une salade. L’idéal est d’utiliser des pimientos del piquillo, cette variété de petit poivron espagnol rouge foncé très parfumé , et à  défaut, des poivrons rouges ou verts feront l’affaire.




mardi 19 novembre 2013

Courge spaghetti gratinée aux légumes


Voilà une recette à cheval sur deux saisons, la courge d’automne mélangée avec des légumes d’été dont, si vous avez un jardin, votre congélateur déborde probablement faute d’avoir pu manger vos 300 Kg annuels de courgettes…. Le tout gratiné au four avec du fromage. Un plat de légumes, à la fois très gourmand et léger…



samedi 1 juin 2013

Caldereta (Philippines)



Contrairement à ses voisines Thaïlande et Malaisie, les Philippines ne brillent pas sur la scène internationale par leur réputation gastronomique. Dommage, pour un pays maintes fois occupé et donc marqué par des influences culinaires multiples, dont les recettes, souvent simples et rustiques, s’inspirent de la cuisine chinoise, malaise ou espagnole.

Voici aujourd’hui un ragoût Philippin, la Caldereta (ou Kaldereta), d’influence clairement espagnole (son nom provient du mot caldera = chaudron) qui, originellement, est à base de chevreau. Evidemment il a été adapté avec presque toutes les viandes courantes, bœuf, porc et poulet. Le chevreau coûtant chez mon boucher la peau de son derrière (et je préfère, à ce prix, lui sucer la couenne rôtie, plutôt qu’en sauce), j’ai opté pour la version au porc avec quelques aménagements par rapport à la recette traditionnelle (j’ai rajouté par exemple l’ananas).

C’est au fond un ragoût basique, avec une viande marinée pour être attendrie, dont la seule originalité réside… dans l’ingrédient surprenant utilisé pour lier la sauce. Ne dites rien à vos invités, bien malin celui qui trouvera. D’ailleurs, je n’en dit pas plus, je vous laisse aussi mariner jusqu’à la fin de la recette…




mardi 28 mai 2013

Pommes de Terre Farcies Tex Mex



Après la bruschetta de pomme de terre, voici une nouvelle recette de patates farcies simple et rapide, qui vous permettra, outre de vous régaler, de recycler vos restes de poulet rôti. Elle n’est pas belle la vie ?




vendredi 12 avril 2013

Croque Caramba


Après le Croque Signore aux parfums d’Italie, et le Croque Boudiou à la saucisse de Toulouse, voici le Croque du trimestre, directement inspiré… d’un fond de pot de sauce à fajitas qu’il restait dans le frigo.

Un croque aux saveurs mexicaines donc,  permettant d’utiliser des restes de poulet, de viande hachée, ou comme moi un steak surgelé qui trainait au congélateur, avec des poivrons, du fromage et bien évidemment de la sauce épicée.




J’en profite pour vous présenter mon nouveau joujou qui permet de faire des sandwichs magnifiques, sans avoir à acheter un appareil à croque ou à panini, ou d’allumer un four qui consomme : Une simple poêle suffit. Introuvable en France (sauf peut-être si vous décidez d’utiliser un vieux fer à repasser !) je l’ai acheté sur Amazon (uk) C’est une presse à bacon. Très prisée en particulier aux US pour écraser le bacon et la viande sur le BBQ. Elle fait merveille sur un croque monsieur dans une poêle. Vous la faites chauffer sur le brûleur d’à côté et hop vous venez l’écraser sur votre sandwich qui dore tranquillement.  Ca permet de bien l’aplatir, d’éviter que tout ce qu’il y a au milieu s’échappe de tous côtés quand vous le sortez de la poêle… bref ravie de mon achat.

http://www.amazon.co.uk/Best-Cast-Iron-Grill-Press/dp/B0007ZGUPW


vendredi 31 août 2012

Penne aux légumes d'été et à la saucisse


Un plat de pâte mijoté et équilibré, facile, à la fois estival et réconfortant par ces soirées un peu éteintes de veille de rentrée/retour au boulot, et qui permet encore d’écouler quelques produits de saison du jardin (des copains).

mardi 31 juillet 2012

Lapin cocotte sauce rouge


Le lapin je l’ai souvent mangé en plat familial alternativement chasseur ou à la moutarde. C’est loin d’être ma viande préférée (je n’en cuisine pratiquement jamais), j’étais donc curieuse de tester cette recette inédite pour moi, trouvée dans un vieux magazine culinaire.  La sauce rouge se marie avec toutes les viandes blanches (volaille, veau, porc) et peut être additionnellement agrémentée d’olives, d’orange ou de citron. J’ai cuisiné cette recette au Délicook, mais évidemment elle est parfaite dans une cocotte classique.