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lundi 10 mars 2014

Le Milk Shake de la St Patrick

Shamrock est le nom local du trèfle symbole de l’Irlande. Et le Shamrock Shake TM celui d’un milk-shake à la menthe vendu par Mc Donalds  pour la St-Patrick et qu’on ne trouve qu’en Irlande et dans quelques restaurants triés sur le volet de la chaîne aux Etats-Unis. Il y a même un forum internet ouvert pour échanger les adresses des McDo qui vendent la fameuse boisson verte . Donc à l’approche de la date fatidique (17 Mars) voici de quoi changer de la bière et épater vos potes avec ce Milk-Shake vert menthe fait maison. 

Le mien est quand même BEAUCOUP moins vert que la version originale, car j’ai eu la main légère sur le colorant qui n’est pas mon ingrédient culinaire préféré. Si vous êtes allergique au colorant, vous pouvez évidemment le laisser blanc, c’est moins fun, c’est moins Irish, mais c’est tout aussi bon. McDo utilise du sirop de menthe, j’ai opté pour quelques gouttes d’huile essentielle (1), donc moins de sucre, mais plus de parfum.


mardi 10 décembre 2013

Pintxo Codorniz (Espagne)

On termine (pour cette fois) avec les pintxos avec cette mise en bouche aux œufs de caille. Très facile à réaliser, prévoyez juste de la faire avec un nombre d’invités limités - contrairement au Pintxo Primavera qui peut se faire en grosse quantités - à moins que vous ayez une passion compulsive pour l’écalage des œufs de caille.  Dans le cas contraire, croyez-moi, après le 10e vous m’aurez probablement traitée de tous les noms d’ovipares.




jeudi 5 décembre 2013

Pintxo Primavera (Espagne)

Les pintxos, tapas, banderillas, ces mises en bouches qui fleurissent sur tous les comptoirs des bars de Donostia (Saint-Sebastien) au Pays Basque espagnol, sont l’un des fleurons de son exceptionnelle gastronomie. A l’époque où j’y vivais, dans les années 95, ces somptueuses miniatures coutaient - c’est le cas de le dire - une bouchée de pain, et la grande spécialité des français qui venaient y passer leur samedi soir était de s’en empiffrer au comptoir, en guise de repas. Aujourd’hui, quiconque voudrait faire un dîner de pintxos dans la parte vieja de la ville s’en tirerait probablement pour le prix d’une étoile Michelin, et ce n’est d’ailleurs pas la vocation du pintxo de servir de repas : Il le précède en accompagnant l’apéritif, le verre de cidre ou de txakoli. Alors pour utiliser la mayonnaise à l’ail que je vous présentais il y a quelques jours, voici une première recette de pintxo très classique et typique des comptoirs donostiarras : Une tartine mélangeant œuf, salade, crabe et crevettes. Frais , coloré et très facile à faire, même en grosse quantité …D’ailleurs, des quantités je n’en indique aucune, à vous de faire votre mélange en fonction de vos goûts et de votre appétit…



lundi 4 novembre 2013

Croque Altkirch


Quand Pétronille est rentrée d’Alsace en me parlant d’une excellente choucroute achetée sur le marché, j’ai réalisé que je ne savais pas ce qu’étais une excellente choucroute. Mes expériences en la matière se limitent à la cantine (donc probablement issue d’une boite de conserve de 15 Kg), ou à un souvenir d’enfance traumatisant dans une taverne bavaroise sous barnum de foire-expo, à écouter yodler des messieurs en culotte de velours et chapeau à plumes, assise devant un plat de saucisses rouges plus grosses que moi et de chou auquel je n’ai jamais touché. 
L’Alsace c’est à peu près aussi exotique pour moi que la Thaïlande, alors à défaut de savoir préparer une vraie bonne choucroute, j’ai allongé ma liste de sandwiches inédits avec un croque au raifort, choucroute (achetée toute faite), saucisse de Strasbourg et munster. Délicieux…




mardi 15 octobre 2013

Beignets de poisson au curry rouge (Thaïlande)


Suite et fin du festin thaï, après le bouillon parfumé et le boeuf mariné, les beignets frits de poisson que l’on trouve fréquemment en vente dans les stands de rue.   Ces beignets bien relevés se dégustent avec un plat-condiment appelé ajat, que j’ai choisi de faire au concombre et dont vous trouverez la recette ICI.



dimanche 15 septembre 2013

Rouleaux de Printemps au Porc Grillé (Vietnam)


J’ai renoncé depuis longtemps à acheter des rouleaux de printemps à emporter dans des gargotes asiatiques. Plus qu’agacée de payer 2,5€ une matraque de galette de riz sèche dure comme un coup de trique et fourrée d’un copieux emplâtre de vermicelles de riz trop cuits et de 5 feuilles de salade. Je pensais même que c’était un des pires investissements possibles jusqu’à ce que j’apprenne qu’un ballon Hello Kitty gonflé à l’hélium coûtait 8€, alors que le vendeur avait déjà fait le nœud autour du poignet de Plectrude.

Je pensais même avoir renoncé à manger des rouleaux de printemps jusqu’à ce que je me décide à perdre quelques heures et à en faire moi-même. Dégoûtée à jamais des amas de vermicelles de riz, je les ai volontairement oubliés dans la recette et ai remplacé le classique pâté vietnamien ou bouts de rôtis de porc trop sec, par du porc mariné grillé, bien tendre (échine et poitrine). Résultat ? Un rouleau léger (Enfin quand je dis un, je sous-estime. Je ne vous dirai pas combien j’en ai mangé…), parfumé, croustillant qui m’a définitivement réconciliée avec le genre, à servir avec de la classique sauce pour nems (que vous pourrez acheter toute faite) ou cette délicieuse sauce plus sucrée au piment et à la cacahuète.




vendredi 12 juillet 2013

Tarte à l'oignon

Pour revenir un peu à des classiques bien de chez nous après toutes ces escapades culinaires exotiques et puisque l’été est enfin là, tous les midis c’est pique-nique. Donc des cakes, des tartes et des wraps dans la lunch-box.

Rien que de très classique aujourd’hui avec cette tarte à l’oignon, simple, délicieuse et rapide à faire. Je dis rapide parce que j’ai utilisé des oignons surgelés. Depuis 10 ans, jour béni où j’ai acheté un congélateur, pas un oignon frais n’a plus passé la porte de ma cuisine.
Et non je n’ai pas honte, j’ai une hypersensibilité oculaire.

Je pleure quand il fait du vent, je pleure en coupant un poireau, je pleure quand Bree rate un muffin. Je ne vais pas m’auto-flageller en me déshydratant des yeux toutes les semaines. Parce que des oignons et des échalotes j’en mets à peu près partout. Et je refuse de souffrir pour ça.

Et vous savez quoi ? J’ai aussi utilisé une pâte brisée (pur beurre quand-même) toute faite. Je n’aurais jamais pu participer au dîner de cons presque parfait.

Ça tombe bien…



dimanche 30 juin 2013

Bibimbap : Le goût de l'harmonie (Corée)


J’ai vu pour la première fois la photo de ce plat sur La Table de Diogène est ronde, il m’a laissée bouche bée. Quand je vous dis que la beauté se mange ! Il eut pu contenir n’importe quoi, il était tellement beau qu’il fallait sur le champ que je le gouttasse. 






Le secret du bibimbap, outre son nom phonétiquement charmant qui veut dire « riz mélangé » en coréen, est la présentation presque chorégraphiée d’ingrédients divers (qui peuvent aller jusqu’à 30 !!) au-dessus d’un bol de riz blanc, à mélanger au moment de la dégustation : Le goût de l’harmonie.






Il existe plusieurs versions du plat en Corée, selon sa composition et la sauce d’accompagnement, épicée ou non. Le plus connu est le Jeonju bibimbap, avec une dizaine d’ingrédients dont des germes de soja et une sauce très relevée au piment fermenté. Libre à vous donc de choisir les ingrédients qui composeront votre bibimbap = Germes de haricot mungo, concombres, courgettes, épinards, radis noir (daikon), champignons variés, tofu, salade, poisson, poulet, bœuf…

Celui que je vous présente ici est forcément une version simplifiée (7 ingrédients seulement en plus du riz) faite avec les réserves du placard, et qui ma foi s’est avérée absolument délicieuse et a eu grand succès auprès des convives, Plectrude comprise !


mardi 9 avril 2013

Caruru (Brésil)


Comme promis la recette du caruru qui avec le vatapá viendra garnir vos beignets brésiliens les acarajé.

Recette à titre informatif (vous aurez du mal à la trouver en français sur le web) mais non testée / non validée pour la bonne raison que ...  j’ai horreur des gombos. On voit d'ailleurs que la photo n'est pas de moi tellement elle est réussie...


  • 500g de gombos
  • 1 gros oignon
  • 2 gousses d’ail
  • 1cm de gingembre frais râpé
  • 120g de noix de cajou mixée (ou purée de noix de cajou)
  • 200g de crevettes séchées et mixées
  • Huile d’olive (recette originale à l’huile de palme)



  • Faites revenir l’ail et l’oignon dans l’huile puis rajoutez le gingembre et prolongez la cuisson 2min.
  • Ajoutez les gombos taillés en rondelles et laissez cuire à feu doux jusqu’à ce qu’ils soient tendres.
  • Ajoutez les crevettes et les noix de cajou mixées et cuire 5 min.
  • Recouvrez d’eau juste à hauteur et laissez mijoter à petit feu. Le caruru est prêt quand les graines des gombos deviennent  rosées.

Joyeux appétit !

Acarajé (Brésil)


J’ai voulu faire ma maligne en testant et postant deux recettes brésiliennes d’affilée.
Mal m’en a pris.
J’ai été alléchée par cette gastronomie , qui m’était jusqu’alors inconnue en lisant Jorge Amado dont l’œuvre regorge de références culinaires, en particulier de la région de Salvador de Bahia. C’est dans la leçon de cuisine de Dona Flor que j’ai découvert le délicieux vatapá que je vous ai récemment présenté, et en faisant des recherches que j’ai appris qu’il était fréquemment servi dans cette région comme garniture de l’acarajé, ce beignet frit de pâte de haricots servi dans les rues de Bahia, et qui est aussi populaire au Nigeria et au Ghana (sous le nom d’akara) d’où les esclaves l’ont rapporté.

De la street food … mon péché mignon ! Me voilà donc partie pour cette aventure.



La recette n’a rien d’extraordinaire et est la même partout où que vous cherchiez. Pour cause : 2 ingrédients !!  
  • Des black eyed peas, qui ne sont pas uniquement des chanteurs de hip-hop mais avant tout des haricots blancs avec un œil noir, appelés cornilles sous nos latitudes. Sauf que sous nos latitudes, bon courage pour en trouver, puisqu’il pousse essentiellement en Amérique centrale, du sud et en Afrique.  Sans épicerie exotique à proximité, j’ai donc opté pour du haricot lingot classique.
  • Des oignons.

Pour rater une recette à deux ingrédients il doit falloir se lever de bonne heure me direz-vous ? Vous ne croyez pas si bien dire. 2 ingrédients, et 48 heures de boulot. Ce n’est pas une recette qu’on improvise. L’acarajé ça se mérite, ça se pense, ça se planifie.


vendredi 5 avril 2013

Vatapa Baiano (Brésil)


« Qu’on me laisse en paix avec mon deuil et ma solitude. Ne me parlez plus de ces choses, respectez mon veuvage. Revenons au fourneau : un plat soigné et recherché est le vatapá de poisson, le plus remarquable de toute la cuisine de Bahia. Ne me dites pas que je suis jeune, car je suis veuve et morte pour toutes ces choses. Un vatapá pour dix personnes et qu’il en reste, comme il se doit.
Préparez deux baudroies bien fraiches. Prenez du sel, de la coriandre, de l’ail et de l’oignon, quelques tomates et un jus de citron.
Quatre cuillers à soupe de la meilleure huile d’olive portugaise ou espagnole ; j’ai entendu  dire que la grecque est encore meilleure, je ne sais.
Si je trouve un fiancé, que faire ? Quelqu’un qui s’emparerait de mon désir mort, enseveli avec le défunt ? Que savez-vous, petites, de l’intimité des veuves ? Désir de veuve n’est que désir de débauche et de péché, une veuve sérieuse ne pense pas à ces choses et n’en parle pas. Laissez-moi en paix dans mon brasier.
Faites revenir le poisson dans tous ces condiments et faite le cuire dans un  petit peu d’eau, un petit peu seulement, presque rien. Puis il suffit de passer la sauce et la mettre à part, et continuons.
Si ma couche est un triste lit pour dormir, rien que pour dormir, sans autre raison d’être, qu’importe ? Tout au monde a ses compensations. Rien de mieux que de vivre tranquille, sans cauchemar, sans désir, sans se consumer avec le ventre en feu. Il ne peut y avoir de vie meilleure que celle de veuve sérieuse et avisée, une vie paisible, libérée de l’ambition du désir. Pourtant, si ma couche n’était pas un lit pour dormir, mais un désert à traverser, un sable échauffant de désir et sans issue ? Que savez-vous de la vie secrète des veuves, de leur couche solitaire ? Vous êtes venues ici pour apprendre à cuisiner et non pour savoir le prix du renoncement, le prix à payer en angoisse et solitude pour être une veuve honnête et circonspecte. Continuons la leçon.
Prenez une râpe et deux noix de coco bien choisies – et râpez. Râpez avec énergie, allons râpez : on dit que l’exercice évite les mauvaises pensées (…)
(…)Si le vatapá parfumé de gingembre, de poivre, de cacahuètes, n’est pas encore assez fort pour donner de la chaleur aux convives, faut-il ajouter d’autres condiments ? Est-ce vraiment nécessaire ? Jamais je n’ai eu besoin de gingembre ni de cacahuètes ; c’étaient la main, la langue, la parole, la lèvre, son profil, sa drôlerie, c’était lui qui me découvrait du drap de lit et de la pudeur pour la folle astronomie de son baiser, pour m’allumer en étoiles dans son miel nocturne.
(…) Je suis une veuve, il ne sied même pas à mon état de parler de ces choses. Veuve penchée sur le fourneau pour cuisiner le vatapá, pesant le gingembre, l’arachide, la poivre malaguette, et rien de plus.
                                                                                                         
Jorge Amado
                                                                                              Dona Flor et ses deux maris - 1966






Le vatapá,en sus d’un délicieux prétexte littéraire à l’un des plus grands auteurs brésiliens, est un plat « originaire » de la région de Bahia au Nordeste du Brésil. « Originaire » avec des guillemets tant cette cuisine aux croisements des cuisines ibériques, indigènes et africaine est métissée et inventive. Le mot vient d’ailleurs de la langue Yoruba (peuple africain ayant payé un lourd tribut à la traite des esclaves) dans laquelle il signifie « pâte épicée de fruits de mer ». Ce plat, quand il est richement agrémenté de poisson ou crevettes se sert seul avec du riz, mais sa version moins garnie, ici présentée, sert aussi à garnir les acarajé, ces beignets frits de pâte de haricots, emblèmes de la cuisine de rue bahianaise. (J’ai passé une journée entière à essayer de faire ces beignets, je dis bien essayer, que je mettrai prochainement en ligne dans la rubrique « massacre en cuisine …)

C’est un ragout de pâtes de crevettes séchées, arachides, noix de cajou, épaissi avec du pain mouillé de lait de coco. Sa belle couleur traditionnelle jaune (que le mien n’a pas !) vient de l’utilisation exclusive… d’huile de palme, qui est naturellement de couleur rouge-orangée. Outre les piètres qualités nutritionnelles de cette huile, riche en acides gras saturés, et sa surconsommation mondiale controversée (facteur de déforestation pour planter des palmiers à huile), même si j’avais eu le culot de vouloir en acheter j’aurais probablement dû faire 100 km. J’ai donc utilisé de l’huile d’olive pour mon vatapá, comme Dona Flor,  et j’ai triché en rajoutant à la sauce un peu de concentré de tomate, histoire de lui donner une couleur un peu ocre.  Malgré tous mes efforts, le résultat bien que moins coloré que celui des rues de Salvador de Bahia, est délicieux (mais pas léger-léger, je vous le concède…)






vendredi 11 janvier 2013

Pad Thaï (Thaïlande)

Je continue à explorer culinairement la Thaïlande à travers de nombreuses recherches sur le web et une bibliothèque … de plus en plus étoffée.
Aujourd’hui voici un symbole de la cuisine de rue Thaïlandaise : Le pad thaï, plat de nouilles de riz sautées, est vendu en « en-cas » et déjeuner ou dîner sur le pouce par des centaines de vendeurs de rue, et qui peut être garni de crevettes, poulet ou uniquement de tofu pour les versions végétariennes.
Le plat est a priori simple même s’il requiert un certain nombre d’ingrédients, mais sa réussite dépend de plusieurs choses :
-       Un wok brûlant
-       Une exécution rapide
-       Une réalisation de petites quantités à la fois (mieux vaut faire portion par portion, que pour 4 ou 6 personnes d’un coup).
-       Une sauce que vous aurez préparée d’avance (une fois le wok lancé, ne songez même pas à commencer à mesurer et doser une cuillère par-ci, deux cuillères par-là).





samedi 29 décembre 2012

Les petits pains au fromage de Peeta

On inaugure pour Noël une nouvelle rubrique « Le plat de bibliothèque », qui consistera à essayer de reproduire des plats qui auront fait date (ou pas !) dans l’histoire de la littérature. Et quand je parle littérature, je vise large, de la bible au roman de gare, on a de quoi s’amuser.
On commence donc avec un mets récurrent dans la trilogie Hunger Games (Les jeux de la Faim)  que je viens de terminer (et oui, à mon âge, et oui, j’ai aussi lu tout Harry Potter, et non je n’ai pas honte !) et qui regorge d’idées culinaires en tout genre dans ses descriptions foisonnantes des buffets du Capitole. Je m’en tiendrai aujourd’hui à une des rares gourmandises du District 12: Les petits pains couverts de fromage que Peeta, le boulanger, apporte à Katniss et qui fleurent bon le réconfort dans les contrées de la faim.
En plus de les recouvrir, je les ai aussi fourrés, inspirée de cette recette de Yammie’s Noshery si bien qu’ils suintent littéralement le fromage, un peu comme des naans bien de chez nous, idéals le soir avec une soupe ou en en-cas devant un DVD. Mmmmm que c’est bon… !
« Des gens meurent de faim dans tout le district, mais, pour notre part, nous avons encore largement ce qu’il nous faut. Alors, je me suis mise à donner de la nourriture autour de moi. J’ai mes priorités : la famille de Gale, Sae Boui-Boui, d’autres connaissances de la Plaque qui ont dû fermer boutique. Ma mère a les siennes, des patients pour la plupart qu’elle tient à aider (…) Je sors de la besace deux petits pains ronds recouverts de fromage fondu. Nous en avons toujours à la maison depuis que Peeta a découvert que je les aimais. »
                                                                     Hunger Games, vol 2 : L'embrasement.
                                                                                                                          S.Collins

dimanche 18 novembre 2012

Food factor épisode 4 : Les œufs de cent ans.





J’ai mangé … un certain nombre de choses avec des succès divers, en Chine, mais n’ai jamais réussi à passer le cap des œufs de cent ans ( 皮蛋 - Pidan). 

Caca d’oie n’est pas, pour mes yeux d’occidentale, une couleur de nourriture, et ammoniaque sulfuré n’en est pas un parfum. En plus chaque fois qu’ils ont croisés ma route c’était sur des buffets de petits déjeuner, rendant le cap encore plus difficile…

Ils n’ont pas cent ans, même si l’image est poétique, tout au plus une centaine de jours. C’est le temps qu’il faut à ces œufs (en général de cane) pour devenir de faux centenaires, une fois enveloppés dans une gangue de chaux, boue, riz non décortiqué, feuilles de thé et sel. Et contrairement à des légendes urbaines, ils n’ont jamais été macéré en aucune façon dans de l'urine de cheval, même si l'odeur qu'ils dégagent n'est pas très engageante.

Au final, le blanc d’œuf ressemble à une gélatine brune, et le jaune, resté extrêmement onctueux, prend une surprenante couleur vert-de-gris foncé.


Historiquement l’œuf centenaire daterait de la dynastie Ming (il y a 600 ans), après qu’un paysan a découvert et mangé un œuf qu’une cane avait pondu par erreur plusieurs mois auparavant, dans le bac de chaux qui servait à construire les murs de sa maison.

Il paraîtrait que c’est délicieux. D’aucuns y trouvent même des saveurs similaires au … foie de volaille ! Ils se mangent seuls, en snack avec du gingembre, dans des porridges de riz (congee), ou avec du tofu.

Maintenant, évidemment, avec du recul et plus de voyage en Chine en perspective pour les 100 ans à venir ...  je regrette de ne pas avoir goûté…

lundi 12 novembre 2012

Le Croque-Boudiou


Après le Croque-Signore, version italianisante du croque-monsieur, voici un sandwich directement inspiré de ma région d’adoption (si tant est que l’une ait  vraiment jamais adopté l’autre…)
J’ai longtemps tergiversé sur le nom que j’allais lui donner, quand, en me dirigeant de façon distraite vers la photocopieuse, j’ai entendu une collègue prononcer son exclamation préférée dans le couloir. 
Là, j’ai su. Le Croque-Boudiou était né !
A base de saucisse de Toulouse et de fromage des Pyrénées… Boudiou que c’est bon ...!




samedi 8 septembre 2012

Food Factor Episode 1 : Deep Fried Butter


Il serait dommage de garder jalousement pour moi toutes les choses… étranges que j’ai pu découvrir au hasard de mes pérégrinations culinaires. Me considérant pourtant curieuse et assez peu impressionnable en la matière, cette nouvelle rubrique vous fera découvrir, de temps en temps, ce qui a pourtant réussi à me laisser coite, la mâchoire pendante, la larme à l’œil, le cœur battant ou l’estomac au bord des lèvres…

 On commence par quelque chose qui pourrait paraître soft. Aucun animal étrange ou ingéré vivant, pas d’abats douteux, de préparation défiant les lois de l’hygiène, d’odeurs pestilentielles, non rien qu’un ingrédient très basique de toute cuisine qui se respecte, qu’Abel Gonzales, un américain, a eu l’idée  de convertir en 2009  en une abomination culinaire doublée d’une arme biologique de première catégorie. 

Je vous présente :
LE BEURRE FRIT


jeudi 6 septembre 2012

Le croque-Signore


Le croque-monsieur peut presque aller se rhabiller (surtout celui plein de béchamel qui devrait même avoir honte de sortir), cette version italianisante est à tomber. Un plat parfait du dimanche soir, ou du soir en général, rapide à préparer et très savoureux. Bon, d’accord pas light.
Mais on s’en fiche, hein, non ?

vendredi 3 août 2012

Les Momos (Népal)


Depuis que j’ai posé, jusqu’à nouvel ordre mon sac à dos, Pétronille est devenu mon fournisseur officiel d’exotisme, de photos de voyages et surtout de bouquins de cuisine improbables. Pétronille m’a donc rapporté un petit livre de son dernier trek au Népal.

Magnifique idée, car honnêtement même en l’absence de tout empêchement vital, je ne serais JAMAIS allée le chercher moi-même. Un pays où les déplacements ne se font que verticalement, avec de rares passages à l’horizontale limités à des ponts suspendus branlants au-dessus de 300m de vide, encombrés de troupeaux de buffles, comment dire …

Le Momo, sorte de raviolo originaire du Tibet, est souvent végétarien. Moi, non.

Et quand le « momo » est farci à la viande, c’est essentiellement du buffle, parfois du poulet. Or la viande disponible sous nos latitudes, la moins éloignée du buffle : c’est le bœuf. Alors oui, paradoxe sans doute, d’avoir fait des « momos » au bœuf alors qu’ils viennent précisément d’un pays ou la vache est sacrée, mais mon propos est ici uniquement gastronomique et non religieux. Si en plus du goût vous voulez garder strictement l’esprit Népalais de la chose, remplacez le bœuf par du poulet, ou par des carottes pour une version végétarienne.






























lundi 2 juillet 2012

Le Hamburger Mexicain, façon "Cemita de Milanesa"

La cemita c’est un petit pain mexicain originaire de la région de Puebla, large arrondi, croustillant et saupoudré de graines de sésame dont l’origine remonte à la colonisation espagnole. Les « cemitas de milanesa » qui se vendent à tout coins de rue et en particulier au marché, sont ces mêmes petits pains garnis invariablement d’avocat, d’oignon, de chipotle (variété de piment jalapeño), de « milanesa » (escalope de veau, bœuf, porc ou poulet extra fine panée), de pápalo (herbe aromatique qui se cultive dans le Sud du Mexique et en Amérique du sud, même dans le nord du Mexique elle est difficile à trouver, alors ici…) de fromage Oaxaca (fromage de vache mexicain à pâte filée) et d’huile d’olive.
Bon alors pour les courageux, ceux qui habitent dans une ville de plus de 100 000 habitants avec une épicerie Mexicaine bien achalandée,  ou qui reviennent de vacances au Mexique la valise pleine, vous trouverez tout en bas la recette originale intégrale de la Cemita de Milanesa… (Quoi que je me demande si le plus dur à trouver en France de tout cet assortiment exotique, au fond, ce n’est pas un bon avocat !!) .
Mais commençons de suite par mon interprétation francisée et roborative, faite avec des ingrédients que vous pourrez trouver partout. 



dimanche 10 juin 2012

Le riz cantonais meilleur ... qu'au restaurant ! (Chine)


Quand je dis meilleur qu'au restaurant, je ne m’adresse pas aux parisiens qui ont la chance de pouvoir aller manger des Dim Sum avenue de Choisy mais à la considérable masse de tous les misérables autres, qui vivons dans de petites villes de province et devons trop souvent nous taper sous le nom de « restaurants chinois », des gargotes hybrides sino-vietnamo-cambodgiennes servant en tout et pour tout des nems, des beignets de crevettes parfois achetés surgelés à Paris Store, du poulet au … curry, du porc au caramel et des litchis en boite. Et bien évidemment, L’INCONTOURNABLE fameux riz cantonais souvent constitué de riz blanc saupoudré de petits pois de la taille d’une noisette, de cubes d’épaule de jambon premier prix et de lanières d’omelette blanchâtre et sans goût.
Pendant ce temps, la plupart des cantonais mangent du riz… blanc. Cuit à la vapeur, souvent sans même un gramme de sel, donc d’une parfaite neutralité qui s’accorde à merveille avec les poissons, viandes, plats en sauce et légumes, et leur permet d’exhaler leur saveur. Là-bas, servir à table du riz frit en accompagnement des plats comme on le fait ici, est à peu près aussi incongru que, pour nous, saucer une blanquette de veau avec un pain au raisin, ou tartiner du foie gras sur une fougasse aux lardons. Ses origines fort modestes en font également le grand absent des banquets traditionnels. Je ne l’ai réellement vu que comme plat vendu à emporter dans la rue ou dans des restaurants sur le pouce, pour des déjeuners rapides ou des en-cas à toute heure, voire dans les buffets d’hôtels, en particulier au petit déjeuner (Auquel les autochtones lui préféraient souvent le congee, bouillie de riz accompagnée de viande ou de poisson).
Congee
Comme pour la plupart des plats millénaires (on attribue sa création sous la dynastie Sui, entre 589 et 618 av J.C) , sa provenance est incertaine et disputée, mais serait de la région de Yangzhou, dans le sud, dont la recette basique (morceaux de porc rôti, crevettes, ciboule) reste le standard à partir duquel toutes les variations sont possibles. Il ne vient donc pas des cuisines du restaurant de l’empereur, mais, évidemment, des fourneaux de la modestie paysanne, souvent maîtresse en la matière d’accommoder les frugaux restes et de rendre festif le sempiternel menu quotidien des travailleurs épuisés : riz, légumes et soupçon de viande les jours de fête. Evidemment, comme pour la plupart des plats familiaux et millénaires, vous trouverez toujours quelqu’un pour contester la recette, en parfait puriste d’un truc qu’au fond personne ne connait vraiment : on sait bien par exemple le nombre de querelles familiales que peut causer en Espagne la recette de la tortilla de patata (1).
Le secret d’un riz frit traditionnel résiderait en 3 points :
-       Du riz cuit au moins la veille, voire l’avant-veille.
-       Des ingrédients cuits séparément, pour préserver leur saveur individuelle, et réunis dans le wok juste avant de servir.
-       Pas de sauce. (Ça c’est la recette originale, mais des tas de versions de riz frit utilisant de la sauce soja ou de la sauce d’huitre existent, à vous de voir. J’ai testé les deux, et ma foi, c’est vrai, si les ingrédients sont bons et bien cuits, je préfère sans sauce).
J’ai donc respecté dans ma recette ces 3 points. Ensuite je laisse libre cours à l’improvisation en fonction des ingrédients disponibles dans le frigo à ce moment-là, ce n’est peut-être pas la recette telle qu’on la voit partout mais au moins c’est dans l’esprit du plat d’origine …. Et comme je le sers en plat complet, j'apprécie qu'il soit bien "garni", si vous préférez un plat plus classique où le riz prédomine largement et le reste n'est qu'accessoire, augmentez la quantité de riz (ou réduisez les autres). J’ai utilisé des saucisses Lap Cheong (saucisses chinoises fumées) qui sont bien plus goûteuses et parfumées que … du jambon blanc (qui de plus me semble être un improbable reste dans une cuisine paysanne de la de la dynastie Sui), et ai mis des germes de soja (habituellement je n’en utilise pas mais j’en avais qui traînaient au réfrigérateur et dont je ne savais trop que faire). Vous pouvez également utiliser des carottes et des restes de poulet ou de porc. Le tout est de cuire les ingrédients à feu très vif, les uns après les autres.