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lundi 7 août 2017

Liangpi : Nouilles froides au piment (Chine)

On part en voyage (pour la journée, le temps qu’il vous faudra au minimum pour réaliser cette recette) dans la province chinoise du Shaanxi (dont la ville la plus connue est Xian et son armée de terre) pour préparer et déguster ces nouilles froides à la sauce pimentée que vous réaliserez à la main de A à Z à partir d’un paquet de farine de blé.

C’est un plat végétarien, qui nécessite donc de longues heures de préparation puisque pour réaliser les nouilles à base d'amidon vous allez devoir séparer manuellement ce dernier du gluten contenu dans la farine. Une fois n’est pas coutume, j’ai donc photographié les différentes étapes pour vous donner une idée de la progression de ce marathon culinaire. N’hésitez pas à faire participer les enfants si vous en avez, ils vont adorer le lavage de la pâte et avec un peu de chance déguster le plat final (même si j’avoue que pour ce coup d’essai mes nouilles étaient un peu trop épaisses et n’avaient pas la texture parfaite que j’aurais souhaitée, Plectrude les a décrétées « les nouilles du siècle », comme quoi rien de tel que d’y passer 6 heures…)

La recette n’est pas réellement compliquée en soi mais nécessite de la patience et de trouver le récipient idéal pour la cuisson des "galettes" à la vapeur, que vous découperez ensuite en lanières pour en faire des nouilles plates. Après plusieurs essais plus ou moins heureux, le meilleur résultat a été obtenu avec une assiette/plat en inox préalablement huilé. 

Alors que l'amidon nous sert à faire des nouilles translucides, le gluten est soit écarté complètement, soit cuit à la vapeur et rajouté en morceaux dans le plat (dans la vraie recette originale telle que je l’ai indiquée, puisqu’on utilise évidemment tous les ingrédients sans gaspillage. Maintenant, ce gluten bouilli n’a pas vraiment d’intérêt gustatif et vous pouvez parfaitement l’omettre).

J’ai fait pas mal de recherches pour trouver la recette parfaite et je me suis finalement calquée sur celle de l’excellent blog China Sichuan Food, avec de la farine de blé (la recette peut aussi se faire avec de la farine de riz).

D’autres recettes de CHINE: C’est par ici !
D’autres recettes de NOUILLES : C’est par là !

mardi 11 juillet 2017

Kaya : Confiture de Coco (Singapour, Malaisie)

Un petit déjeuner du côté de Singapour ou de la Malaisie, ça vous dit ? Il suffira de tartiner votre pain griller de cette confiture d’œufs et de coco, appelée kaya. Sa texture très crémeuse et onctueuse, sa couleur caramélisée et son parfum de coco et de feuilles de pandanus vous dépayseront sans vraiment vous dépayser, c’est doux et sucré et cela s’incorporera mieux à votre petit déjeuner habituel que la bouillie de riz au poisson séché par exemple.

La recette est simple, mais le plus dur sera sans doute de trouver de la feuille de pandanus (pandan ou baiteul) qu’il vous faudra aller chercher dans une épicerie asiatique (ou lien dans la recette). Il se trouve aussi en pâte ou en poudre. C’est cette feuille assez étroite et allongée dans laquelle on enveloppe par exemple les bouchées de poulet que vous pouvez trouver dans les restaurants thaïs, avant de les faire frire. A défaut vous pouvez même l’omettre, il manquera ce petit parfum tout à fait typique mais le résultat sera néanmoins délicieux.

Attention : Cette recette requiert de la patience et un bon bouquin (à moins que vous sachiez jouer à Candy Crush d’une seule main) car vous aller devoir vous asseoir devant la casserole et touiller jusqu’à ce que la consistance parfaite soit obtenue. Sinon je vous ai mis une petite tricherie en cours de route qui vous permettra d’éviter la tendinite. Courage, c’est bon !

D’autres recettes de MALAISIE: C’est par ici !



dimanche 13 novembre 2016

Har Gau : Raviolis vapeur aux crevettes (Chine)

Voici après les momos népalais une autre recette qui se mérite, et qui est bien plus amusante préparée à plusieurs.
Les Haa Gaau, Har Gau, ou Har Gow pour la version anglicisée, ou Ha Cao comme on les trouve souvent appelés en France sont la quintessence du Dim Sum cantonais, ces bouchées habituellement servies avec du thé au petit déjeuner ou déjeuner. On dit même que c’est à sa maîtrise du Har Gau, tant de la texture de la pâte que du pliage, qu’on reconnait l’excellence d’un cuisinier. La farce, elle, est d’une simplicité désarmante et sa réussite réside dans la fraîcheur de produits et l’exactitude de la cuisson. L’essence de la farce, c’est la chair de crevette à laquelle on rajoute souvent des pousses de bambou et un peu de graisse de porc.
Le Har Gau, inventé dans une maison de thé de la région de Canton au début du XIX, est parfait quand il a une pâte fine et transparente, qu'il est bien dodu et replet mais peut être avalé en une seule bouchée, et possède un minimum de 7 plis (mais plus il y en a, mieux c’est). La pâte de ces ravioles au gout très délicat, est faite à base de fécule de blé (et non de farine) et de tapioca. Très blanche lors de son pétrissage, elle devient translucide à la cuisson vapeur, laissant voir par transparence le rose de la farce.  
Inutile de vous dire que pour ce premier essai, je serais loin d’avoir eu mon CAP Dim Sum quant au nombre et à l‘esthétique des plis, mais en tout cas, gustativement, on a battu à plate couture les clones congelés qu’on nous sert, hélas, dans un certain nombre de restaurants et buffets asiatiques.

Quelques heures de boulot en famille, et un résultat qui en valait vraiment la peine.

Cliquez sur les articles un peu exotiques dans la recette pour avoir des explications ou des liens d'achat si vous n’avez pas facilement accès à des épiceries asiatiques. Je précise que c'est à titre purement indicatif, je n'ai aucune affiliation avec les sites en question qui ne m'ont jamais offert aucun produit, ne les ai pas forcément testés, et cet article n’est pas sponsorisé.







vendredi 7 octobre 2016

Soupe Taïwanaise aux Nouilles et au Boeuf

Le Niu Rou Mian, un des plats nationaux taiwanais, est une soupe roborative est souvent servie dans des fast-food en Chine, Taiwan ou Hong-Kong, et a même droit à son festival annuel à Taipei. (Le festival existe toujours mais le site web est resté figé en 2005 !)

Il en existe principalement 2 types avec leurs variantes infinies, l’un avec un bouillon clair, et l’autre plus traditionnel avec un bouillon sombre et corsé agrémenté de plusieurs épices, voire même de produits mystérieux de la pharmacopée chinoise dont chaque cuisinier garde jalousement le secret. C’est cette deuxième version que je vous présente ici, sans ingrédient secret, mais vous pourrez toujours faire croire à vos invités qu’il y a de la corne de rhinocéros.

Le résultat est une soupe-repas (un grand bol vous cale largement) très, très riche et goûteuse, avec un bouillon épais parfumé à l’anis qui n’est pas sans rappeler de loin le phô vietnamien.

C’est évidemment un peu longuet à préparer (mais quand on a fait un Bun Bo Huê plus rien ne nous fait peur) mais le résultat en vaut la chandelle.

Cliquez sur les articles un peu exotiques dans la recette pour avoir des explications ou des liens d'achat si vous n’avez pas facilement accès à des épiceries asiatiques. Attention c'est à titre purement indicatif, je n'ai aucune affiliation avec les sites en question, ne les ai pas forcément testés et aucun de mes articles n’est sponsorisé.




mardi 21 juillet 2015

Pierogi (Pologne)

Fanatiques des régimes hyper protéinés, partisans des IG Bas, supporters des low carbs ou adeptes des régimes préhistoriques en tous genres, nous vous recommandons de quitter immédiatement cette page ! La recette traditionnelle qui va suivre a l’audace de combiner …. des pâtes avec des patates !

Je vous emmène en Pologne déguster des pierogi.




Si vous avez la phobie des glucides ou vous préférez alimenter comme il y a 40000 ans, cliquez vite sur le bouton ci-dessous


Si vous êtes toujours là, c’est que vous poursuivez votre visite du monde des calories en toute connaissance de cause, et l’auteure du blog décline toute responsabilité des conséquences cardio-vasculaires liées à la poursuite de votre lecture.

Les pierogi (qui possèdent des variantes très similaires dans d’autres pays de l’Est et des Balkans) sont de délicieuses ravioles farcies de fromage et pommes de terre (la version présentée ici), ou bien de viande hachée, de champignons et de chou, et parsemés d’oignons frits. Il existe également des versions sucrées qui se servent en dessert, fourrées de fruits (j’en ai même vu qui ont osé la pâte à tartiner !!!)

Je vous donne la recette de la pâte à ravioles, qui va d’entrée vous tripler la durée de réalisation de la recette.  Si vous êtes moins puriste, ou plus pressé, vous pourrez parfaitement utiliser (ce que j’ai fait JE L’AVOUE, après ma « momo’s epic adventure ») des feuilles toutes prêtes de pâte à wonton que vous trouverez au rayon frais des épiceries asiatiques, et qu’il vous suffira de redécouper en forme ronde avec un cercle à pâtisserie, un petit bol ou un grand verre, la plupart étant carrées.

Œuf ou pas œuf dans la pâte ? Les deux écoles défendent âprement leur bifteck, avec l’œuf la pâte se tient un peu mieux et les pierogi sont donc plus faciles à mon sens à poêler après les avoir bouillis (ah oui vous n’imaginiez tout de même pas qu’on allait juste les cuire à l’eau !). Je vous donne donc la version œuf, et si vous n’en voulez pas…il suffit de l’enlever !

dimanche 23 février 2014

Dulce de Leche (Argentine)


Le dulce de leche est une confiture de lait originaire du continent américain. On le retrouve dans plusieurs pays sous des appellations différentes (Cajeta au Mexique où elle est préparée avec du lait de chèvre, arequipe en Colombie et au Venezuela, manjar en Equateur au Chili et au Pérou, et doce de leite au Brésil). On retrouve des traces écrites de son existence sur des registres d’importation argentins de 1620 !

Il se prépare traditionnellement à base de lait frais et peut servir à plein de choses (outre le dévorer à la cuillère pour les becs à sucre) : Garnir des crêpes, des glaces, des empanadas, des alfajores, et pourquoi pas des macarons ?

En tout honnêteté, on trouve maintenant des pots de confiture de lait tout à fait délicieuse dans le commerce. Faire le sien relève un peu du HMM (Home-made- masochism) parce que c’est long et contraignant. Ça met des plombes à cuire et il faut touiller sans relâche. Si vous n’avez ni temps, ni patience, je vous mets aussi la recette galvaudée du dulce de leche au lait concentré qui à l’avantage de cuire tout seul. Soyons clair, on est loin de la recette originale parce que ça a quand même bien plus goût de lait concentré que d’autre chose, c’est très (trop) sucré mais, c’est bon quand même et ça dépanne !




samedi 20 avril 2013

Bún Bò Huê (Vietnam)




Invariablement quand je vais au restaurant vietnamien je commande un  Bún bò Huế.
Invariablement je me dis qu’il faut absolument que cela cesse et que je goûte enfin autre chose.
Invariablement je recommence, prend ce bol de soupe et une fois arrivée au bout de ce récipient petit modèle qui a la taille d’un saladier (je m’interroge sur le diamètre de leur « grand bol »), je n’ai plus faim, et baigne béatement dans la réconfortante chaleur des épices.

Invariablement je ne goûte donc jamais rien d’autre.






Le Bún bò Huế est une soupe relevée à base un bouillon de porc, bœuf et citronnelle, originaire de la ville impériale de Huế aussi réputée pour son architecture (Patrimoine Mondial Unesco 1993) que pour sa gastronomie.

En ce merveilleux weekend calme de printemps : 3°C, neige puis grêle, j’où j’hésitais entre une tartiflette et un aligot, je me suis finalement lancé à faire ma version de cette délicieuse soupe à partir d’au moins 6 recettes différentes glanées çà et là. Le point commun de toutes ces recettes est qu’elles commencent par une cuisson des viandes à l’eau bouillante pendant 10 minutes, puis un rinçage de celles-ci (et des récipients) pour nettoyer toutes les impuretés.  Bon, si je me rappelle bien ce que me disait tata Maïté : « Si tu veux un bon bouillon, démarre ta cuisson à l’eau froide », or moi je veux un bon bouillon bien savoureux et corsé. J’ai donc fait tout à l’envers : Soigneusement nettoyé et brossé la viande à l’eau avant de commencer, démarré la cuisson du porc et des os à l’eau froide continué sans interruption à petit bouillon. Heureusement, mon bouillon est resté très clair et  j’ai eu peu à écumer…




mardi 9 avril 2013

Acarajé (Brésil)


J’ai voulu faire ma maligne en testant et postant deux recettes brésiliennes d’affilée.
Mal m’en a pris.
J’ai été alléchée par cette gastronomie , qui m’était jusqu’alors inconnue en lisant Jorge Amado dont l’œuvre regorge de références culinaires, en particulier de la région de Salvador de Bahia. C’est dans la leçon de cuisine de Dona Flor que j’ai découvert le délicieux vatapá que je vous ai récemment présenté, et en faisant des recherches que j’ai appris qu’il était fréquemment servi dans cette région comme garniture de l’acarajé, ce beignet frit de pâte de haricots servi dans les rues de Bahia, et qui est aussi populaire au Nigeria et au Ghana (sous le nom d’akara) d’où les esclaves l’ont rapporté.

De la street food … mon péché mignon ! Me voilà donc partie pour cette aventure.



La recette n’a rien d’extraordinaire et est la même partout où que vous cherchiez. Pour cause : 2 ingrédients !!  
  • Des black eyed peas, qui ne sont pas uniquement des chanteurs de hip-hop mais avant tout des haricots blancs avec un œil noir, appelés cornilles sous nos latitudes. Sauf que sous nos latitudes, bon courage pour en trouver, puisqu’il pousse essentiellement en Amérique centrale, du sud et en Afrique.  Sans épicerie exotique à proximité, j’ai donc opté pour du haricot lingot classique.
  • Des oignons.

Pour rater une recette à deux ingrédients il doit falloir se lever de bonne heure me direz-vous ? Vous ne croyez pas si bien dire. 2 ingrédients, et 48 heures de boulot. Ce n’est pas une recette qu’on improvise. L’acarajé ça se mérite, ça se pense, ça se planifie.


vendredi 3 août 2012

Les Momos (Népal)


Depuis que j’ai posé, jusqu’à nouvel ordre mon sac à dos, Pétronille est devenu mon fournisseur officiel d’exotisme, de photos de voyages et surtout de bouquins de cuisine improbables. Pétronille m’a donc rapporté un petit livre de son dernier trek au Népal.

Magnifique idée, car honnêtement même en l’absence de tout empêchement vital, je ne serais JAMAIS allée le chercher moi-même. Un pays où les déplacements ne se font que verticalement, avec de rares passages à l’horizontale limités à des ponts suspendus branlants au-dessus de 300m de vide, encombrés de troupeaux de buffles, comment dire …

Le Momo, sorte de raviolo originaire du Tibet, est souvent végétarien. Moi, non.

Et quand le « momo » est farci à la viande, c’est essentiellement du buffle, parfois du poulet. Or la viande disponible sous nos latitudes, la moins éloignée du buffle : c’est le bœuf. Alors oui, paradoxe sans doute, d’avoir fait des « momos » au bœuf alors qu’ils viennent précisément d’un pays ou la vache est sacrée, mais mon propos est ici uniquement gastronomique et non religieux. Si en plus du goût vous voulez garder strictement l’esprit Népalais de la chose, remplacez le bœuf par du poulet, ou par des carottes pour une version végétarienne.






























vendredi 13 juillet 2012

La daube de porc aux abricots par Marcus Wareing


C’est du lourd, du très lourd.
Je ne parle pas tant du plat, que du bouquin duquel il est tiré. Bouquin, que dis-je, ma bible culinaire actuelle Comme un chef , qui pèse une tonne (rien d’étonnant quand on a 700 pages) et recense toutes les techniques culinaires de base accompagnées de 500 recettes présentées par des 17 grands chefs du monde entier.  C’est instructif , didactique mais esthétique, traditionnel et exotique à la fois (cuisine chinoise, indienne…) et surtout beaucoup plus classieux à feuilleter qu’un traditionnel manuel de CAP cuisine. Bref pour la ridicule somme de 35€ (RI-DI-CU-LE je pèse mes mots quand on sait que c’est le prix d’une cartouche des Lapins Crétins sur 3DS !! ), vous apprendrez à faire toutes les sauces, jus et appareils de base, à découper une carpe, un poulpe, une oie, à faires des pâtes fraîches ou des croissants, bref c’est pour moi incontournable dans une bibliothèque de cuisinier amateur.
Aujourd’hui (on ne se refait toujours pas) j’ai couru directement à la section « viandes » avec la curiosité de tester une recette de porc sortant de mes habitudes culinaires: Au vin rouge . Une daube présentée par le (très, très charmant) chef Marcus Wareing *

* The Bekerley, London.