Avec l’automne, sa fraîcheur et ses journées
courtes, arrive l’envie de plats roboratifs, de sauces et de réconfort. En plat
du weekend et pour changer un peu du Bourguignon, de la délicieuse carbonade
flamande, du bœuf à la Guiness ,
voici une version de ragoût de bœuf bien moins connue sous nos latitudes :
Le bœuf cantonais. Cuisiné avec du radis chinois dans une sauce douce très parfumée
très caractéristique de la Chine du sud (à base de sauce Chu Hou au soja
fermenté), il se sert avec du riz ou des nouilles chinoises, et apportera une
touche inédite à votre daube du weekend !
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dimanche 11 novembre 2018
samedi 11 août 2018
Mandu (Corée)
La suite du tour du monde des raviolis, avec les
mandu coréens, des raviolis à la
viande (mais on peut aussi faire une version au kimchi, le chou coréen fermenté). Ces raviolis auraient été
importés en Corée par les mongols, au XIVe siècle sous la dynastie Goryeo. Ce
fut l'un des premiers plats ayant permis la réintroduction de la viande dans une
Corée qui était à l’époque essentiellement bouddhiste et végétarienne. Une chanson datant
de cette époque, appelée « Ssanghwajeom », raconte d'ailleurs comment des Ouïgours
ont ouvert une échoppe à raviolis en arrivant en Corée, et eurent un franc succès
auprès de la population locale.
Les mandu
peuvent être cuits à la vapeur, frits, ou grillés comme je vous les présente ici
(poêlés d’abord à l’huile puis la cuisson se termine à couvert en rajoutant un
peu d’eau), voire en soupe. Vous pourrez en trouver donc de toutes formes,
farces et type de cuisson si vous allez en Corée, d’autant que c’est un plat
saisonnier dont la farce peut changer en fonction des ingrédients disponibles.
Ici c’est une version très classique que je
vous présente, avec une farce composée d’un mélange de viandes. J’ai également
utilisé des feuilles à ravioles toutes prêtes achetées au rayon frais du
supermarché asiatique (le plus long de la recette étant bien évidemment la
réalisation de ces feuilles à ravioles si vous les faites vous-même).
mercredi 21 février 2018
Boeuf Guinness (Irlande)
Voici une version au bœuf du « Irish Stew »
(qui est traditionnellement cuisiné à base de mouton ou d’agneau), un ragout
riche et goûteux aux carottes, pommes de terre et bière (sout). Très longuement
mijotée dans la plus célèbre des bières irlandaises, la très brune Guinness, la
viande sera fondante et très parfumée.
dimanche 5 mars 2017
Tteok sautés aux légumes et au bœuf ( Corée)
Je voulais faire goûter à Plectrude les tteok,
ces bâtonnets de farine de riz coréens, mais la recette moderne des tteokbokki largement
assaisonnés de gochujang (pâte de piment) était beaucoup trop relevée pour
qu’elle puisse en avaler une bouchée.
Je me suis donc inspirée d’une photo trouvée
sur l’Instagram de mon ajumma préférée, Maangchi,
qui avait fait sauter ses tteok avec des légumes et du bœuf mariné. Pas un gramme
de piment, ce qui rend la recette appréciable par tout le monde, tout en étant
très savoureuse et parfumée.
Cette recette
se rapproche de la façon originelle de cuisiner les tteok à la court royale à l’époque
de la dynastie Joseon (1392-1910) et ce jusqu’au XVIIIe
siècle (gungjung-tteok-bokki), dans une sauce brune à base de soja.
dimanche 15 janvier 2017
Maultaschensuppe (Allemagne)
Ce blog n’a pas souvent fait escale en Allemagne,
hormis pour un ratage légendaire de pâtisserie, mais j’ai trouvé dans l’un des
plats que je préfère au monde - les raviolis - l’occasion de m’y arrêter. Des
raviolis vous en trouverez déjà quelques-uns ici: les momos népalais au boeuf,
les pierogis polonais à la pomme de terre, les har gau cantonais aux crevettes
ou l’ashak afghan à l’agneau. Et ce n’est pas fini, j’ai bien l’intention de
poursuivre mes explorations sur le sujet tout autour de la planète
Aujourd’hui c’est en soupe que sont servies ces
ravioles farcies d’épinards et d’un mélange de bœuf, veau et porc, originaires
de la Souabe, région historique du sud de l’Allemagne.
La petite histoire veut que ces raviolis
fussent consommés par des chrétiens carnivores et facétieux, condamnés à l’abstinence
carnée les vendredis de carême, qui décrétèrent que si la viande était bien
cachée parmi les épinards et entourée de pâte, Dieu ne la verrait pas …
Ils se servent également sautés, mais c’est la
version « in der Brühe », donc au bouillon, que je vous présente aujourd’hui.
PS :
S’il vous reste de la farce, utilisez-la pour farcir des cannelloni par
exemple, un peu de sauce tomate et hop à gratiner !
dimanche 30 octobre 2016
Courge Spaghetti au Ragù
La courge spaghetti est un de mes grands coups
de cœurs de l’automne : Facile à préparer, très versatile et assez neutre
en goût elle d’adapte à toute sortes de sauces et gratins. Après l’avoir
cuisinée avec des épinards, des légumes d’été ou des champignons, voici une
version à la bolonaise, gratinée au ragù, plat complet équilibré qui ravira
toute la famille.
L’idéal est de préparer cette recette la veille
(cuisson de la courge et de la sauce) et la gratiner juste au moment du repas.
La courge aura ainsi eu le temps de refroidir, et le ragù est évidemment
toujours meilleur le lendemain de sa préparation.
vendredi 7 octobre 2016
Soupe Taïwanaise aux Nouilles et au Boeuf
Le Niu Rou Mian, un des plats nationaux
taiwanais, est une soupe roborative est souvent servie dans des fast-food en Chine,
Taiwan ou Hong-Kong, et a même droit à son festival annuel à Taipei. (Le festival existe toujours mais le site web est resté figé en 2005 !)
Il en existe principalement 2 types avec leurs
variantes infinies, l’un avec un bouillon clair, et l’autre plus traditionnel avec un bouillon sombre et corsé agrémenté de plusieurs épices, voire même de
produits mystérieux de la pharmacopée chinoise dont chaque cuisinier garde
jalousement le secret. C’est cette deuxième version que je vous présente ici,
sans ingrédient secret, mais vous pourrez toujours faire croire à vos invités
qu’il y a de la corne de rhinocéros.
Le résultat est une soupe-repas (un grand bol
vous cale largement) très, très riche et goûteuse, avec un bouillon épais
parfumé à l’anis qui n’est pas sans rappeler de loin le phô vietnamien.
C’est évidemment un peu longuet à préparer
(mais quand on a fait un Bun Bo Huê plus rien ne nous fait peur) mais le
résultat en vaut la chandelle.
Cliquez sur les articles un peu exotiques dans
la recette pour avoir des explications ou des liens d'achat si vous n’avez pas
facilement accès à des épiceries asiatiques. Attention c'est à titre purement
indicatif, je n'ai aucune affiliation avec les sites en question, ne les ai pas
forcément testés et aucun de mes articles n’est sponsorisé.
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lundi 15 août 2016
Japchae (Corée)
Alerte, alerte, ce plat est un vrai régal. Je
ne sais si parce qu’il est objectivement, totalement indéniablement délicieux,
ou parce que j’ai mis un temps fou à le faire et qu’il le valait bien. Le
secret de la réussite du Japchae, c’est de cuire séparément
tous les ingrédients (même les blancs et les jaunes des œufs). c’est très long,
mais ces légumes croquants, ces vermicelles imbibés de sauce et cette viande de bœuf marinée,
tendre et saignante... que dire ?
J’ai balayé un certain nombres de recettes
avant de trouver celle qui m’a le plus convaincue (et la plus longue à faire,
bien sûr) sur le très beau site de My Korean Kitchen, que j’ai faite avec
quelques adaptations.
Plat datant de la dynastie Joseon (XVIIe
siècle) où il était uniquement composé de légumes, la recette a évolué jusqu’à
celle que l’on connait depuis le début du XXe siècle : Comportant de la
viande de bœuf et surtout à base de dangmyeon,
des vermicelles transparents de fécule de patate douce. Evidemment assez
difficiles à trouver (même dans l’épicerie chinoise du quartier) car ils sont
vraiment typique de la Corée, je vous ai mis dans la recette un lien pour en
acheter en ligne .A défaut bien évidemment vous pouvez les remplacer par des
classiques vermicelles de riz que vous trouvez au rayon exotique de n’importe
quel supermarché, ou bien, pourquoi pas, en version « minceur » par
des shirataki de konjac, cette plante
japonaise miraculeuse dont on fait des nouilles à quasiment zéro calories avec
les tubercules.(Le konjac n’a strictement aucun goût et prendra donc tout celui
de la sauce).
Dernier point important, ce plat ne comporte
absolument pas de piment (ce que change des dernières recettes coréennes que j’ai
mises en ligne) et plaira à tout le monde, enfants compris.
Lancez-vous donc, ça prend un peu de temps (et
de vaisselle J) mais il le vaut bien !
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jeudi 11 août 2016
Picadillo a la Habanera (Cuba)
Cette recette est un paradoxe. Composé d’ingrédients
du placard chez nous, le picadillo de
viande de bœuf est issu d’un pays dans lequel tuer une vache, est un
crime passible de 10 ans de taule. Un cas probablement unique dans la jurisprudence
intergalactique.
Titre V - Chapitre XVI du code pénal cubain - Sacrifice de gros bétail et vente de viande -
Article 240.1 : Le sacrifice de gros bétail sans autorisation préalable
des autorités étatiques pertinentes est passible de 4 à 10 ans d’emprisonnement.
Le transport et l’achat de viande de bœuf
illégalement tué sont, à l’identique, passibles de sanctions pénales. Et même une
amende pour celui qui achève une vache à l’agonie victime d’un accident quelconque.
Sachez donc, si un jour vous vous réincarnez en bovidé, qu’il y aura pour vous
deux paradis sur terre : l’Inde et Cuba.
Alors évidemment, même si tuer un bœuf est
interdit dans l’île depuis 1962, date à laquelle Fidel a décrété que la vache
cubaine n’était plus un aliment mais un outil de production, aucun cubain
lambda n’a plus vraiment cuisiné de picadillo a la habanera depuis 1990 et les années terribles de casi-famine du periodo especial (la chute du mur et donc la fin des subventions de l’URSS
vers son satellite tropical).
Pour pouvoir manger du bœuf de nos jours, il
faut être touriste séjournant dans un hôtel, parvenu pouvant se permettre le luxe de
manger dans un paladar, proche du
pouvoir, ou privilégié vivant des remesas
(virements mensuels) des 3 millions de cubains expatriés de façon plus ou moins
légale à l’étranger (source de revenus globale de 3 milliards de dollars par
an). Evidemment on trouve un peu de bœuf importé dans les supermarchés en CUC (la
monnaie des touristes) de Miramar, à un prix équivalent à un mois de salaire
moyen cubain au kilo. Au marché noir aussi, sorti directement des hôtels par la
porte de derrière comme au moins 25% de leurs approvisionnements (la plus
grosse démarque inconnue au monde) pour des montants un peu moindres, mais
toujours inabordables pour un ouvrier cubain payé 20 dollars par mois et dont
le panier alimentaire provient en grande partie de la libreta (livret de rationnement) totalement exempt de viande de bœuf.
Alors voici donc une des recettes cubaines les
plus connues, à base de bœuf, l’or rouge dont les cubains n’ont plus vu la
couleur depuis 25 ans.
vendredi 8 juillet 2016
Boeuf mariné au vinaigre balsamique
Tellement simple que ce n’est presque pas une
recette, mais cette marinade est magique et transforme un simple morceau de
bœuf (de choix, hein !) en un plat extatique. Ce vinaigre doux et sucré se marie
parfaitement avec la viande qu’il relève et sublime, un repas du dimanche qui
fait un tabac à tous les coups et prêt en 5 minutes (à condition de l’avoir mis
à mariner la veille).
Bref, prenez un très bon morceau de bœuf (Ici
du faux-filet bien tendre) et régalez-vous !
jeudi 9 juin 2016
Sauce Bolognaise (ragù) version traditionnelle et allégée (Italie)
Je vous ai présenté il y a quelque temps sur le
blog la recette authentique des pâtes à la carbonara, voici aujourd’hui l’autre
sauce italienne mondialement célèbre : La sauce bolognaise ou ragù alla bolognese, spécialité de la ville de Bologne, riche et longuement mijotée, où se mélangent le bœuf et le porc.
Un ragoût absolument délicieux, savoureux, réconfortant, à des lieues de certaines horreurs que l'on trouve toutes prêtes en bocaux, sans parler des sauces que j'ai pu voir en restauration collective, probablement livrées par seaux de 25 litres, qui m'avaient fait rebaptiser à une autre époque le vendredi à la cantine "la journée des pâtes à la sciure".
Je vous présente donc la version traditionnelle,
mais également une version « light » à base uniquement de bœuf, qui permettra à celles qui veulent
un plat moins lourd et par exemple sans féculents, de la servir avec, des légumes coupés en spaghetti (comme sur la photo), pour un plat équilibré et très léger.
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samedi 28 mai 2016
Carbonada Criolla (Argentine)
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En voilà une carbonade peu commune.
Comme moi, vous devez rendre les armes devant
une bonne carbonade flamande -je m’aperçois d’ailleurs, honte à moi, que je
n’ai pas encore posté ma recette- au pain d’épices et à la bière trappiste
pourtant réalisée et dégustée moultes fois.
Et bien aujourd’hui nous partons sous d’autres
latitudes puisque c’est une carbonade créole que je vous emmène goûter,
spécialité du nord-est de l’Argentine, du Chili et de la Bolivie. Son nom
viendrait du fait que ce plat, traditionnellement cuit dans un plat en terre sur
un feu de bois, devait mijoter jusqu’à carbonisation complète des bûches.
Maintenant, hormis l’emploi de viande de bœuf et cette cuisson lente et longue,
il n’a pas grand-chose d’autre en commun avec son homonyme belge.
Tout d’abord pas d’alcool dans cette
carbonade-là (oui, je sais, quel dommage hein ?), pas de pain d’épices non
plus évidemment, mais de la patate douce, bien sûr du maïs, nous sommes en
Amérique du Sud, des oreillons de pêches pour le goût sucré, et de la courge
dans la carapace de laquelle elle est généralement servie. (Je me suis épargné
cela, je n’ai ni tronçonneuse, ni biceps pour m’attaquer à l’ouverture et
l’évidage d’un potiron-ou marron-de 10Kg.)
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samedi 20 février 2016
Nouilles et Boeuf sautés au Piment
Ce plat est à déconseiller à toutes les
personnes qui n’aiment pas la nourriture épicée. On est vraiment sur un plat
qui réchauffe les esprits et qui mélange du piment coréen avec … du piment
mexicain. Le genre de plat qui réconforte, la vraie « comfort food »
pour moi (beaucoup plus que des plats en sauce ou des fritures).
La recette est simple et très vite réalisée, ll
suffit d’avoir des piments dans son placard. J’ai utilisé ici des jalapeños en
bocal. Où ai-je trouvé des jalapeños en bocal me demanderez-vous ? Ben chez
Noz, tombée dessus par hasard ! Depuis le temps que j’en rêvais. Le jalapeño c’est
pour moi le piment parfait à « croquer », et à utiliser entier ou en
rondelles dans des plats, avec un goût « vert » très agréable. Il a
la force qu’il faut, juste moyenne, suffisamment pour qu’on le sente bien nous
réchauffer mais pas au point de faire le tour de la pièce en hurlant ni de vous
anesthésier complètement les lèvres à la 2e bouchée (entre 2500 et
10000 sur l’échelle de Scoville). Du coup j’ai acheté toute l’étagère.
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samedi 13 février 2016
Salade de semoule... à la Vietnamienne !
Pour changer un peu de l’éternel pseudo-taboulé
des buffets d’été ou de la barquette-repas du midi, voici une version de salade
qui mélange allègrement le moyen et l’extrême orient, à savoir la semoule et
les parfums est-asiatiques de piment, sauce de poisson, menthe et gingembre. Le
résultat est une salade dépaysante, très fraîche et parfumée.
dimanche 17 janvier 2016
Ashak (Afghanistan)
Quand j’ai goûté la première bouchée de ce
plat, j’ai eu cette sensation de totale harmonie. Et c’est pourtant un plat en
3 « temps » : des ravioles aux poireaux, un ragoût à la viande et aux pois chiches, et une sauce au yaourt et à la menthe, mais ces 3 éléments se
combinent à la perfection pour un résultat très savoureux.
Je ne suis pas une grande créatrice culinaire,
je ne sais pas marier les épinards avec les framboises, ni faire des émulsions
aux grains de poivre de Tasmanie. Je suis incapable de dresser une assiette qui
ressemble à un tableau. Ni même à une esquisse. Personne chez moi n’a jamais eu
l’impression de bouffer un Kandinsky. Si d’aventure, un soir de binge drinking, je passais le concours de sélection à
Masterchef, Fredéric Anton taclerait ma cuisine de « ménagère ». Je viens de la campagne, certes je n’en
ai pas gardé grand-chose mais j’aime les plats généreux et l’harmonie en
bouche.
La pire critique culinaire dans ma bouche ? « C’est
intéressant ». Pour moi ça veut dire improbable, assez dissonant, un
peu décousu, bref ça le fait pas vraiment, mais il y a l’air d’avoir tellement
de mois de réflexion et d’heures de travail derrière qu’il faut au moins reconnaître
l’effort. D’ailleurs, dans ces émissions télévisuelles on les voit les chefs, peiner à se renouveler pour les commentaires,
« c’est intéressant », « c’est osé », « y’a du
travail », « belle cuisson », « c’est équilibré », « y’a
de la recherche », … et puis de temps en temps
un ange passe, et après avoir récuré l'assiette sans mot dire, ils lèvent un regard ébahi
vers la caméra en bafouillant un « C’est très bon !! ».
Et bien ce plat afghan, prisé dans la région de
Kaboul, je l’ai trouvé très, très bon…
PS :La farce des raviolis en Afghanistan se fait
entièrement avec de la ciboule locale (gandana), maintenant vu la difficulté à
en trouver sous ma latitude, le poireau fait très bien l’affaire….)
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vendredi 16 mai 2014
Mexican Boulettes sauce Avocat-Coriandre.
L’avantage des boulettes c’est
que vous pouvez les adapter à toutes les sauces en fonction des épices et
condiments que vous utilisez : On connait classiquement les boulettes orientales, Ikea en vend des
suédoises, Picard des thaïlandaises et je vous en fais à la sauce mexicaine, parce que j’avais
des avocats à revendre et maintenant de la coriandre sur le balcon, yep, yep !
samedi 5 avril 2014
Bobotie (Afrique du Sud)
Issu du bobotok indonésien et probablement importé en Afrique du Sud par
les colons de la Compagnie Néerlandaise des Indes orientales, le Bobotie, plat national sud-africain,
apparait pour la première fois dans un livre de cuisine hollandais au XVIIe
siècle avant d’être adopté par les Malais du Cap, descendants des esclaves
indonésiens.
Autrefois préparé avec un
mélange de porc et mouton, de gingembre, marjolaine et zeste de citron, il est
aujourd’hui plutôt composé d’agneau ou de bœuf et essentiellement assaisonné de
poudre de curry, chutney et fruits secs, et recouvert d’un appareil à flan
avant d’être gratiné au four. Ce plat se sert traditionnellement avec du
piment, un chutney de fruits, de la banane et du riz jaune.
Ma recette est un mélange de
plusieurs, glanées çà et là, et j’avoue avoir été assez dubitative au départ
sur le mélange de toutes ces épices et ces ingrédients assez hétéroclites.
Finalement le résultat est agréablement surprenant, très parfumé, relevé juste
ce qu’il faut, et s’accommode bien de son riz sucré-salé et d’une petite sauce
légèrement pimentée (à la tomate par exemple).
jeudi 14 novembre 2013
Curry de boeuf Panang (Thaïlande)
Le
curry Panang est l’un des plus connu du répertoire thaï. A la fois sucré (cacahuètes),
salé et parfumé c’est l’un des rares
curry préparés avec du bœuf. Pour la viande, soit vous utilisez un morceau à
braiser qui supportera la cuisson, comme la joue ou le jarret, et vous partez
sur une cuisson longue (2h), ou vous utilisez un morceau du type « bœuf à griller »
pour une cuisson plus rapide mais qu’il faudra au préalable attendrir sous
peine de le voir devenir semelle au bout de 5 minutes de cuisson. Dans ce cas, une
astuce : Préparez votre viande la veille, en la découpant en lanières, et laissez-là
reposer minimum 2h au réfrigérateur après l’avoir bien enrobée avec les doigts avec
1/2 CC de bicarbonate de soude et 1 CC d’eau. (Vous trouverez le bicarbonate en
pharmacie, voire dans certaines grandes surfaces)
samedi 5 octobre 2013
Salade de boeuf mariné (Thaïlande)
Je
mange rarement de la viande rouge mais quand je m’offre ce plaisir elle vient
de chez mon boucher, et c’est un morceau exceptionnel de tendreté. Pour la
suite de ma « série thaïe » et cette délicieuse salade de bœuf mariné
j’ai acheté, une tranche de rumsteck tendre et fondant. Vous pouvez la préparer avec du bœuf totalement cru, ou
légèrement le poêler avant la découpe, option que j’ai choisie. C’est un plat
goûteux, frais et très parfumé.
mardi 3 septembre 2013
"Lasagnes" de courgettes
Au
départ j’avais l’intention de faire un plat « light ».
Mouaaahahahahahah !
Pourtant
l’idée de base était de remplacer les feuilles de lasagnes par des courgettes (et
hop on réduit le taux de glucide et les calories) et la béchamel par une crème
de ricotta/œuf/parmesan plus légère que le beurre et la farine. Un peu comme
dans mes Presque lasagnes de chou. Seulement voilà… il me restait au
réfrigérateur 2 boules de mozzarella di buffala qui venaient à périmer (et hors
de question que je laisse perdre de la vraie mozzarella, même si j’aurai
préféré la valoriser un peu plus qu’en la mettant dans des
« lasagnes »), que j’ai donc rajoutées à la recette. Et puis j’ai
pris un plat trop petit. Donc par absolue paresse pour ne pas avoir à recouper
et recuire des courgettes, au lieu de faire des couches fines de viande et
sauce, et des couches assez épaisses de courgettes (ce qui aurait donné un plat
ressemblant vraiment à des lasagnes et avec une belle tenue), j’ai fait des couches
fines de courgettes avec celles que j’avais déjà coupées et grillées,
recouvertes d’un indécent amas des 2 sauces superposées et d’une quantité non
moins ostentatoire de fromage.
Donc en guise de plat léger j’ai réussi à pondre
une bombe calorique dont je n’ai même pas osé prendre une photo à l’assiette
tellement tout s’est effondré lors de la coupe. Vous devrez donc vous contenter
de cette photo du plat entier dégoulinant de fromage, jusqu’à ce que je les
refasse correctement et puisse vous poster une photo correcte.
Alors
pas de panique, je vous donne la recette rectifiée selon les normes de la
décence élémentaire, après avoir tiré les conséquences de ma flemmardise
doublée d’immodérée gloutonnerie. En revanche ce que je peux vous garantir,
c’est que mon rata était bon. Moche, ignominieusement excédentaire en fromage,
mais sacrément bon.
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