mercredi 24 mai 2017

Apfelstrudel : Strudel aux pommes (Autriche)

Et voici le dernier dessert du mois (de l’année ?), issu d’un pays de longue tradition pâtissière et chocolatière : L’Autriche.

Une des plus anciennes manuscrite recettes retrouvées de l’apfelstrudel, ou strudel aux pommes, datant de 1696 est conservée à la bibliothèque de la ville de Vienne. Elle a ensuite développé sa popularité sous l’empire austro-hongrois des Habsbourg avant de devenir un des plats nationaux autrichiens.

Avec une garniture de pommes, raisins, sucre, cannelle et chapelure, l’essentielle difficulté de l’apfelstrudel traditionnel réside dans la confection de ce feuilletage fin comme du papier à cigarette et dont la technique n’est pas sans rappeler celui de ma bonne vieille tourtière landaise. Evidemment je n’ai ni les compétences, ni le temps, ni la patience d’entamer cette épopée, j’ai donc choisi la solution de facilité en utilisant des feuilles de filo toutes prêtes, et j’ai rajouté un peu de croquant avec des noisettes.



vendredi 19 mai 2017

Pampoen Koekies : Pancakes à la citrouille (Afrique du Sud)

C’est la fiesta ce mois-ci, il va y avoir deux recettes de desserts d’affilée ! Wouch, après je suis tranquille jusqu’en 2018… Vous vous rappelez ce délicieux velouté aux lentilles corail et à la courge butternut ? Et bien après avoir utilisé la moitié de ma courge pour la soupe j’ai cherché une recette un peu plus originale qu’un gratin ou une purée pour utiliser la 2e moitié et suis tombée sur  ces pancakes à la citrouille sud-africains : Les Pampoen Koekies (se prononce « pampoun coukiz »). Théoriquement plus légers que des pancakes classiques, ce n’est pas pour ça qu’on les dévore (parce qu’ils sont quand même cuits dans de la matière grasse, hein) mais parce qu’ils sont beaux, incroyablement fondants et terriblement addictifs.

(Cette recette est la version « pancakes », il existe aussi une autre forme de pampoen koekies , plus ronds et plongés dans un bain de friture façon beignets).

vendredi 12 mai 2017

Oyakodon : Riz au poulet et aux oeufs (Japon)

Voici un bol qui sauve la mise pour les repas du soir avec un frigo vide et peu d’inspiration. Succès assuré auprès des enfants, l’oyakodon est un donburi (bol à base de riz recouvert de viande, poisson et/ou légumes) dont les principaux ingrédients sont le poulet et l’œuf. Il tient justement son nom de la filiation l’un et l’autre, oyako signifiant « parent et enfant », et est né à Tokyo à la fin du XIXe siècle dans un restaurant qui le sert toujours : Tamahide 

A condition d’avoir un peu de dashi et de mirin dans ses placards, c’est un dîner rapidement préparé et vite dévoré.

Cet article n’est PAS sponsorisé. Les liens vers les sites marchands contenus dans la recette sont uniquement fournis à titre indicatifs pour vous aider dans l’identification et l’approvisionnement des ingrédients. Je n’ai aucun partenariat avec les sites  en question.


dimanche 7 mai 2017

Choripán (Argentine)


On pourrait presque appeler ça le hot-dog argentin.

Le roi du choripan c’est bien évidemment le chorizo. Pas celui que vous avez l’habitude de picorer en apéritif avec le saucisson ou le fromage, mais le chorizo frais à griller, qui se cuisine comme une saucisse. D’ailleurs ce sandwich tient son nom de la condensation des deux mots « chorizo » et « pan » (pain).

Le chorizo est une charcuterie espagnole (qui s’est donc exportée en Amérique du Sud) ) fumée ou séchée, à base de viande de porc hachée, d’ail, d’herbes et d’un mélange de poudres de piments divers appelé pimentón qui lui donne à la fois sa couleur rougeâtre et son petit goût piquant.

Le chorizo criollo que l’on trouve en Argentine utilisé dans cette recette est du chorizo frais à cuire (à la plancha ou au grill). Grillé puis servi entre deux tranches de pain sur un lit de sauce chimichurri, et recouvert de salsa criolla, ce sandwich à la forte personnalité va sérieusement vous réveiller les papilles.


vendredi 5 mai 2017

Chimichurri (Argentine)

Cette sauce au nom aussi délicieux que le goût est une spécialité argentine (mais on la retrouve aussi au Paraguay, en Uruguay ou au Chili) à base de persil, piment et condiments divers  qui sert d’assaisonnement voire de marinade pour les viandes, volailles ou poissons grillés.

D’abord préparée à base de saumure jusqu’au XIXe siècle, celle-ci est maintenant remplacée par du vinaigre, agrémenté principalement de persil, ail, sel et piment. D’autres condiments ou herbes peuvent également être rajoutés selon les recettes (origan, thym, laurier, poivre…) et seront toujours pilonnés au mortier, puis laissés en marinade plusieurs jours dans la vinaigrette.

Pour les mesures vous prendrez un verre (du genre verre à moutarde, environ 200 ml de contenance) qui vous servira de mesure pour tous les ingrédients.

lundi 1 mai 2017

Velouté de Courge Butternut et Lentilles Corail


Ce n’est plus trop la saison me direz-vous, eh oui mais rien ne se perd, j’ai retrouvé égarée dans le cellier une courge butternut probablement cueillie en Novembre et parfaitement intacte. Magnifique trouvaille !

J’ai puisé l’inspiration de ce velouté sur saveur, il combine parfaitement la courge avec les lentilles corail, un de mes grains favoris (voyez donc cette soupe aux lentilles corail et aux épinards), et est à la fois doux et parfumé avec sa pointe de piment.


dimanche 16 avril 2017

Mango Pudding (Chine)

On termine (pour l’instant) cette série dim sum avec … le dessert. Après le Coconut Pudding que j’avais publié l’an dernier, voici l’autre douceur vendue dans d’innombrables gargottes de rues de Hong-Kong, souvent à côté de délicieux jus de mangue fraîche : Le Mango Pudding. C’est doux, léger, fruité, un peu comme une pannacotta, et très facile à faire. Servez-le avec des tranches ou des cubes de mangue bien mûre et régalez-vous !



jeudi 6 avril 2017

Poisson à la cantonaise (Chine)

Il y a fort peu de poisson sur ce blog. D’abord parce que je ne vis pas dans un endroit où l’on en vend, que je le préfère cru que cuit, en carpaccio, tartare ou sashimis, et que pour cela il faut de l’ultra frais que j’achète uniquement sur les quais du port quand je « retourne au pays ». Toutefois, exception à cette règle si je dois manger du poisson cuit, ceci est LA recette qui remporte tous mes suffrages : ultra simple, saine et surtout débordante de saveur, on la retrouve sur toutes les tables de la région de Canton et Hong Kong : Poisson cuit vapeur, et arrosé d’huile bouillante, soja, ciboule (ou oignon frais) et gingembre. Magique !

La recette se fait traditionnellement avec un poisson entier que l’on découpe sur la table (ou plutôt que l’on picore directement avec les baguettes). Ici, j’ai choisi des filets plus pratiques à la dégustation surtout quand on a des enfants à table.


dimanche 2 avril 2017

Chou chinois sauté

Après tous ces féculents qui se succèdent sur le chariot de dim sum de cette série spéciale, j’ai pensé qu’il fallait ajouter quelques légumes. Traditionnellement on y retrouverait probablement plutôt du bok choi ou des brocolis chinois sautés mais comme il m’est impossible d’en trouver à moins de 100 Km, j’ai opté pour la facilité et la simplicité avec du chou chinois, avec une recette inspirée de The woks of life



dimanche 26 mars 2017

Nuo Mi Fan : Riz gluant à la saucisse Lap Cheong (Chine)

Voici une recette de riz gluant très parfumé que l’on déguste au nouvel an chinois et que l’on retrouve aussi sur les chariots de dim sum. La star de ce riz, c’est la saucisse cantonaise Lap Cheong (ou Laap Cheung) qui lui donne ce goût si particulier. C’est une saucisse sèche de porc, assez grasse, un peu sucrée et parfumée au vin de riz et à la sauce soja. Si jamais la saucisse chinoise ne plait pas à votre palais, vous pourrez toujours la remplacer par du porc char siu (recette ICI) pour garder des saveurs typiques de la région cantonaise.

Des champignons shiitake et des crevettes séchées viennent compléter la garniture, c’est donc un riz fort en goût et haut en couleurs que je vous propose ici, assez loin des riz « cantonais » consensuels que l’on trouve dans le plupart des restaurants asiatiques.




mardi 21 mars 2017

Lo Bak Go (Chine)

Ce dim sum est une terrine de radis chinois râpé et de farine de riz. Servi ou simplement cuit à la vapeur (version fondante) ou coupé en tranche et poêlé après la cuisson (version fondante/gluante à l’intérieur et un peu croustillante à l’extérieur) telle que présentée ici. La pâte peut être cuite nature, ou plus souvent assaisonnée de divers ingrédients : crevettes séchées, ciboule, champignons ou saucisse chinoise, qui lui donnent ces parfums très particuliers propres à la cuisine cantonaise.

vendredi 17 mars 2017

Fun Guo (Chine)

J’ai publié il y a quelques moi la recette de har gau, ces célèbres raviolis cantonais transparents aux crevettes, voici avec le même type de pâte, les fun guo, qui fleurissent tout autant sur les chariots de dim sum, farcis cette fois principalement de porc et de cacahuètes. Ils sont délicieux, et à moins d’avoir des allergiques aux cacahuètes parmi vos invités, ils devraient largement plaire au plus grand nombre.
Ma recette des plus simples. Vous en trouverez des versions plus sophistiquées contenant davantage d’ingrédients comme des radis marinés, des crevettes et des châtaignes d’eau, j'ai opté pour les ingrédients dont je disposais (qui est la version de base, simple et très savoureuse).



dimanche 12 mars 2017

Porc Char Siu (Chine)

Nous entamons ici une série thématique qui me tenait à cœur : La cuisine du delta de la rivière des perles, à savoir de la région de Canton et de Hong Kong. J’y ai souvent voyagé, professionnellement, dans une vie antérieure, et j’en garde des souvenirs impérissables de tous types : Un choc culturel, beaucoup de fous rires, de grands moments de solitude, des découvertes inouïes, des parties de dés dans des bars à karaoké, des soirées beaucoup trop arrosées de « Great Wall », des négociations surréalistes les lendemains matins, un typhon, une hépatite A carabinée, une intoxication alimentaire, des usines d’un autre siècle et des dortoirs surpeuplés jouxtant des gratte-ciel, des milliers de pantalons bleu marine et de chemises blanches, les nuits obscures du continent vs les lumières jamais éteintes de Hong Kong, des voyages en pousse-pousse - en taxi sans plancher - en Lincoln - en star ferry - en aéroglisseur - en train - en jonque - en mobylette - ou en 777 business les rares fois où l'on était surclassés ...
Bref, c’était il y a 20 ans et j’en avais à peine autant. Je n’avais quasiment jamais quitté la France, et ces expéditions étaient magiques.
Je suis retournée en Chine depuis, et j’ai eu l’impression de débarquer dans un pays que je ne reconnaissais pas. Ce qui n’avait en revanche absolument pas changé c’est cette gastronomie incroyable qui nous a fait faire des voyages culinaires, improbables, surprenants, déroutants, mais souvent délicieux et à laquelle je voulais modestement rendre hommage avec ces quelques recettes.
La cuisine cantonaise est pleine de saveurs, dont certaines auxquelles les palais occidentaux ne sont pas habitués. On dit là-bas que tout ce qui vole et n’est pas un avion, qui a quatre pattes et n’est pas une table ou flotte et n’est pas un bateau, ça se mange. Certes, il y a des incontournables qui semblent universels tels les raviolis, qui parsèment nombreux les chariots de dim sum, mais d’autres parfums, ingrédients ou plats, nécessiteront sans doute un peu plus de temps pour être apprivoisés.

Le premier incontournable pour moi c’est le porc char siu. Si je ne devais garder en mémoire que de deux sensations, ce serait la moiteur qui vous tombe dessus à la sortie de l’avion au mois d’Août, et l’odeur prégnante du char siu émanant des rôtisseries de Hong Kong où les morceaux de viande et les volailles rouges sont suspendus en vitrine.

Le char siu c’est la marinade cantonaise du porc par excellence, composée de miel, maltose, de pâte de haricots rouge fermentés, de sauce soja, hoisin et de vin de riz qui lui donne une belle couleur rougeâtre et une saveur très particulière. Le porc char siu se mange avec du riz, des soupes de nouilles ou dans des petits pains (qui était la recette complète que je voulais vous présenter mais, fidèle à ma légende, j’ai raté la pâte à pain, donc exit les bao zi)

Vous pouvez cuisiner ainsi la poitrine de porc (très consommée là-bas mais c’est quand même un gras), ou d’autres morceaux plus maigres, j’ai choisi un intermédiaire : de l’échine, grasse juste ce qu’il faut et surtout très tendre.

Je vous propose 2 recettes pour la marinade, l’une complète et donc plus complexe en terme d’ingrédients (il vous faudra trouver du maltose et des cubes de soja fermentés que vous aurez peut-être du mal à ré-utiliser par la suite) une autre en utilisant partiellement de la sauce char siu toute prête, les autres ingrédients étant plus communs.



dimanche 5 mars 2017

Tteok sautés aux légumes et au bœuf ( Corée)

Je voulais faire goûter à Plectrude les tteok, ces bâtonnets de farine de riz coréens, mais la recette moderne des tteokbokki largement assaisonnés de gochujang (pâte de piment) était beaucoup trop relevée pour qu’elle puisse en avaler une bouchée.
Je me suis donc inspirée d’une photo trouvée sur l’Instagram de mon ajumma préférée, Maangchi, qui avait fait sauter ses tteok avec des légumes et du bœuf mariné. Pas un gramme de piment, ce qui rend la recette appréciable par tout le monde, tout en étant très savoureuse et parfumée.
Cette recette se rapproche de la façon originelle de cuisiner les tteok à la court royale à l’époque de la dynastie Joseon (1392-1910) et ce jusqu’au XVIIIe siècle (gungjung-tteok-bokki),  dans une sauce brune à base de soja.



vendredi 10 février 2017

Sauté vert de poulet au curry


Voici un petit sauté de poulet aux légumes et au curry, très simple et rapide à faire et très savoureux qui fera mouche à tous les coups sur votre table. Avec des ingrédients du frigo, voire du congélateur, il vous permettra de servir en un tour de main un plat délicieux, doux et parfumé, qui épatera vos invités.



dimanche 22 janvier 2017

Tarte poireaux, oignons, bacon et gorgonzola

Et hop une tarte vite pliée, issue tout droit… d’un vide-frigo. Entièrement improvisée c’est un assemblage anti-gaspi bienheureux avant un départ en weekend. Et ma foi, un régal. Donc vous pouvez vous en inspirer pour faire toutes les variations que vous voudrez avec ce que vous avez de disponible : Des poireaux, des oignons, des endives (c’est de saison), du bacon mais aussi du jambon cru ou cuit, de la poitrine de porc, quelques lardons qui traînent. Je vous recommande quand même vivement de garder le gorgonzola qui donne son caractère à cette tarte, aussi bonne tiède que froide.



dimanche 15 janvier 2017

Maultaschensuppe (Allemagne)

Ce blog n’a pas souvent fait escale en Allemagne, hormis pour un ratage légendaire de pâtisserie, mais j’ai trouvé dans l’un des plats que je préfère au monde - les raviolis - l’occasion de m’y arrêter. Des raviolis vous en trouverez déjà quelques-uns ici: les momos népalais au boeuf, les pierogis polonais à la pomme de terre, les har gau cantonais aux crevettes ou l’ashak afghan à l’agneau. Et ce n’est pas fini, j’ai bien l’intention de poursuivre mes explorations sur le sujet tout autour de la planète

Aujourd’hui c’est en soupe que sont servies ces ravioles farcies d’épinards et d’un mélange de bœuf, veau et porc, originaires de la Souabe, région historique du sud de l’Allemagne.
La petite histoire veut que ces raviolis fussent consommés par des chrétiens carnivores et facétieux, condamnés à l’abstinence carnée les vendredis de carême, qui décrétèrent que si la viande était bien cachée parmi les épinards et entourée de pâte, Dieu ne la verrait pas …

Ils se servent également sautés, mais c’est la version « in der Brühe », donc au bouillon, que je vous présente aujourd’hui.

PS : S’il vous reste de la farce, utilisez-la pour farcir des cannelloni par exemple, un peu de sauce tomate et hop à gratiner !


mercredi 4 janvier 2017

Tourin à l'Ail

Pendant toute mon enfance j’ai appelé ça « la soupe à l’œuf ». C’était le nom qu’on lui donnait à la maison et j’ai découvert très tardivement que le nom réel de ce potage, très commun dans les campagnes landaises ou girondines, était le tourin à l’ail. Je n’avais d’ailleurs pas imaginé à l’époque qu’il y avait de l’ail dedans, sinon je n’en aurais probablement jamais mangé. Or j’adorais ça. C’était souvent la soupe du dimanche soir que Tata Maïté maîtrisait à la perfection, servie avec des tranches ou des croûtons de pain. Je n’ai pas retrouvé sa recette (en avait-elle au moins une ?) dans ses carnets de cuisine, alors j’ai fait un mix de recettes glanées çà et là.
Le résultat fut presque celui de mes souvenirs. Presque….



vendredi 30 décembre 2016

Risotto aux poireaux et aux Champignons

Voici une petite recette de risotto aux légumes pour redescendre en douceur sur la planète rééquilibrage après toutes ces boustifailles délirantes de « faim » d’année. Facile à faire et avec des ingrédients simples et économiques, elle demande, comme tous les risotti, juste un peu d’attention et de constance devant la casserole.

dimanche 13 novembre 2016

Har Gau : Raviolis vapeur aux crevettes (Chine)

Voici après les momos népalais une autre recette qui se mérite, et qui est bien plus amusante préparée à plusieurs.
Les Haa Gaau, Har Gau, ou Har Gow pour la version anglicisée, ou Ha Cao comme on les trouve souvent appelés en France sont la quintessence du Dim Sum cantonais, ces bouchées habituellement servies avec du thé au petit déjeuner ou déjeuner. On dit même que c’est à sa maîtrise du Har Gau, tant de la texture de la pâte que du pliage, qu’on reconnait l’excellence d’un cuisinier. La farce, elle, est d’une simplicité désarmante et sa réussite réside dans la fraîcheur de produits et l’exactitude de la cuisson. L’essence de la farce, c’est la chair de crevette à laquelle on rajoute souvent des pousses de bambou et un peu de graisse de porc.
Le Har Gau, inventé dans une maison de thé de la région de Canton au début du XIX, est parfait quand il a une pâte fine et transparente, qu'il est bien dodu et replet mais peut être avalé en une seule bouchée, et possède un minimum de 7 plis (mais plus il y en a, mieux c’est). La pâte de ces ravioles au gout très délicat, est faite à base de fécule de blé (et non de farine) et de tapioca. Très blanche lors de son pétrissage, elle devient translucide à la cuisson vapeur, laissant voir par transparence le rose de la farce.  
Inutile de vous dire que pour ce premier essai, je serais loin d’avoir eu mon CAP Dim Sum quant au nombre et à l‘esthétique des plis, mais en tout cas, gustativement, on a battu à plate couture les clones congelés qu’on nous sert, hélas, dans un certain nombre de restaurants et buffets asiatiques.

Quelques heures de boulot en famille, et un résultat qui en valait vraiment la peine.

Cliquez sur les articles un peu exotiques dans la recette pour avoir des explications ou des liens d'achat si vous n’avez pas facilement accès à des épiceries asiatiques. Je précise que c'est à titre purement indicatif, je n'ai aucune affiliation avec les sites en question qui ne m'ont jamais offert aucun produit, ne les ai pas forcément testés, et cet article n’est pas sponsorisé.