dimanche 17 janvier 2016

Ashak (Afghanistan)

Quand j’ai goûté la première bouchée de ce plat, j’ai eu cette sensation de totale harmonie. Et c’est pourtant un plat en 3 « temps » : des ravioles aux poireaux, un ragoût à la viande et aux pois chiches, et une sauce au yaourt et à la menthe, mais ces 3 éléments se combinent à la perfection pour un résultat très savoureux.

Je ne suis pas une grande créatrice culinaire, je ne sais pas marier les épinards avec les framboises, ni faire des émulsions aux grains de poivre de Tasmanie. Je suis incapable de dresser une assiette qui ressemble à un tableau. Ni même à une esquisse. Personne chez moi n’a jamais eu l’impression de bouffer un Kandinsky. Si d’aventure, un soir de binge drinking,  je passais le concours de sélection à Masterchef,  Fredéric Anton taclerait ma cuisine de « ménagère ». Je viens de la campagne, certes je n’en ai pas gardé grand-chose mais j’aime les plats généreux et l’harmonie en bouche.

La pire critique culinaire dans ma bouche ? « C’est intéressant ». Pour moi ça veut dire improbable, assez dissonant, un peu décousu, bref ça le fait pas vraiment, mais il y a l’air d’avoir tellement de mois de réflexion et d’heures de travail derrière qu’il faut au moins reconnaître l’effort.  D’ailleurs, dans ces émissions télévisuelles on les voit les chefs, peiner à se renouveler pour les commentaires, « c’est intéressant », « c’est osé », « y’a du travail », « belle cuisson », « c’est équilibré », « y’a de la recherche », … et puis de temps en temps un ange passe, et après avoir récuré l'assiette sans mot dire, ils lèvent un regard ébahi vers la caméra en bafouillant un « C’est très bon !! ».

Et bien ce plat afghan, prisé dans la région de Kaboul, je l’ai trouvé très, très bon…

PS :La farce des raviolis en Afghanistan se fait entièrement avec de la ciboule locale (gandana), maintenant vu la difficulté à en trouver sous ma latitude, le poireau fait très bien l’affaire….)



dimanche 6 décembre 2015

Haricots Verts Sautés à l'Ail et à la Sauce d'Huitre

Une idée pour charger des haricots-beurre ou des haricots-vinaigrette : les assaisonner à la sauce chinoise, avec de l’ail et cette extraordinaire sauce d’huitre qui sublime les légumes. C’est prêt en un rien de temps et très savoureux !




samedi 14 novembre 2015

Hiroshima Okonomiyaki (Japon)

L’Okonomiyaki  est par définition un plat d’assemblage dont vous ne trouverez évidemment pas deux versions identiques. Ce plat, dans sa forme actuelle, a été créé dans les années 30 au Japon, et se résume à une pâte à « crêpe » sur laquelle on fait un empilage de garnitures et sauces variées. Deux versions principales se tirent la bourre, la version d’Osaka où les ingrédients sont mélangés à la pâte, et la version d’Hiroshima (ici présentée) où ils sont empilés en couches au-dessus de ce fin pancake.




L’Okonomiyaki est un repas économique, fait d’ingrédients simples et qui contient à lui seul la ration calorique quotidienne d’un sumo Yokozuna. Après vous en être régalés, vous pourrez donc escalader le mont Fuji en geta sans ravitaillement supplémentaire, quoique bien grande est la probabilité que vous vous avachissiez mollement sur le futon le plus proche.




La recette que je vous présente aujourd’hui, est inspirée par Francis. 

Je ne sais pas pourquoi, je ne vous sens pas frémissants à l’idée de découvrir qui est ce nouvel éphèbe dans ma vie. OK, OK, tous les Francis de votre connaissance ont l’âge de la retraite, je crains même que certaines personnes de mon lectorat, probablement nées après l’effondrement du bloc soviétique, ne connaissent aucun Francis du tout (premier moment de solitude).
J’avoue. Mon Francis a les cheveux gris. Très gris. Mais quels cheveux ! Alors là je défie toutes les beautistas qui me suivent (deuxième moment de solitude) de trouver sur le marché un seul après-shampoing gainant-densifiant- ultra volumateur dont l’efficacité puisse rivaliser avec la spectaculaire tignasse soyeuse de mon Francis.
Et là je sens bien que vous êtes toutes en train de me visualiser aux fourneaux avec un chanteur à cuissardes dont la queue de cheval trempe dans le faitout !

Rappelez-donc fissa votre imagination galopante, je vous présente Francis.


Francis est le seul caniche digne d’intérêt que je connaisse (j’en ai eu 2 dans une vie antérieure, je sais de quoi je parle), puisque Francis, avec une patience d’ange, un délicieux accent et son insolente indéfrisable vous explique des tonnes de recettes japonaises sur Youtube. Voici le lien de sa chaîne, si vous êtes à peine un chouia anglophone vous devriez y découvrir des trésors. Je vous conseille d’ailleurs de visualiser la vidéo de l’Okonomiyaki pour bien saisir le système de l’empilage (ne vous inquiétez nullement, la première fois ça va de toute façon fatalement lamentablement s’effondrer !).
Pour la sauce Okonomi, vous en trouverez toute prête en bouteille dans les épiceries japonaises, mais je vous indique bien sûr une recette pour la faire vous-même (qui habite à côté d’une épicerie japonaise, hein ?)


vendredi 9 octobre 2015

Aubergines Miel-Soja

Depuis que j’ai découvert les aubergines je ne les quitte plus. Pour changer un peu des recettes à l’italienne, voici une version asiatique de la chose avec ces aubergines au miel et au soja relevées de piment rouge.




samedi 3 octobre 2015

Petits Pot de Crème Express à la Vanille

Une petite recette de crèmes desserts sans cuisson au four, ultra-rapide et qui plaira aux petits et aux grands dont j’ai trouvé l’inspiration sur le célébrissime blog d’Edda. Elles de demandent que des produits de qualité : Du bon lait entier, un peu de crème et des gousses de vanille bien charnues.

Simples, rapides, savoureuses, what else ?


mercredi 30 septembre 2015

Salmorejo (Espagne)

Une soupe froide pour profiter des derniers beaux jours et des dernières tomates : celle-ci nous vient d’Andalousie, comme son célèbre cousin le gazpacho.

De préparation très simple, cette soupe épaisse et onctueuse originaire de Cordoue, mélange simplement vieux pain, tomates, ail, huile et vinaigre et se sert accompagnée de jamon ibérico grillé, et de miettes d’œufs durs.

Evidemment sa réussite réside dans la qualité des ingrédients employés (huile et tomates)


vendredi 25 septembre 2015

B.L.T

Drôle de nom pour de la nourriture … C’est pourtant un des sandwiches préférés des américains, popularisé dans les années 50 : Bacon-Lettuce-Tomato (en bon langage du Sud Ouest : Ventrèche-Sucrine-Cœur de Bœuf). Avec du pain de mie toasté coupé en triangle bien sûr. Simple, rapide, pourtant goûteux et sans doute plus prout-prout qu’il n’y parait puisque, coincée pendant 4h30 heures à Orly cette semaine, j’ai dégusté son cousin dans un fauteuil crapaud en velours, chez Ladurée.  

Pour 22€.

A ce prix-là j’y ai vraiment mis tout mon cœur et 4 heures d’occupation ininterrompue de leurs banquettes en velours …
Sauf à être, comme moi, recluse pour raisons strictement professionnelles dans un aéroport, et fortuitement ( J ) tombée sur un salon de thé de luxe, économisez donc 20,5 € et faites votre BLT chez vous.
J’ai même poussé le vice en rajoutant de l’œuf dur pour le rende encore plus gouteux. Le seul petit problème ? Le manger sans fourchette et sans rien faire tomber. Personnellement j’essaye encore…

Et en bonus, ce sandwich quasi légendaire a même fait l’objet d’une gigantesqueœuvre d’art dans les années 60, aujourd’hui exposée au Whitney Museum of American Art (CLIC), je vous laisse apprécier. Ou pas…



dimanche 20 septembre 2015

Galettes Pékinoises aux Courgettes (Chine)

J’avais repéré il y a plus d’un an cette recette de galettes traditionnelles pékinoises sur l’excellent blog de Margot.  Comme la liste des recettes à faire s’allonge plus vite que je n’ai de temps pour la vider, j’ai mis tout ce temps pour la réaliser. C’est bien dommage tellement nous nous sommes régalées. La galette de courgette est bonne (mais soyons honnête c’est de la courgette, donc un peu fade), mais ce qui fait tout l’intérêt du plat c’est bien évidemment la sauce qui relève le tout de façon magistrale. Elle contient un peu d’ail cru. Pour les réfractaires à l’ail, j’ai trouvé un substitut excellent : Les gousses d’ail marinées, très douces, qui possèdent le parfum de l’ail sans en avoir la force, et parfument délicatement vos plat. (Sans vous arracher la gueule pour le restant de l’après-midi, voilà, c’est dit).
J’ai utilisé ces gousses-là pour la sauce et Plectrude (5 ans et demi) qui trempait les morceaux de galette dedans avec ses petites baguettes d’initiation, a déclaré qu’elle ne voulait plus manger que ça jusqu’à la fin de ses jours.


jeudi 17 septembre 2015

Nouilles de courgettes et Poulet Teriyaki

En tant qu’amateur de cuisine qui se respecte vous n’avez pas pu passer à côté du spiralizer, (ou trancheuse à spirale) cet appareil qui existe en version plus ou moins sophistiquée et qui transforme à peu près tout en … spaghetti. Hors de question qu’un gadget supplémentaire vienne encombrer mes placards trop petits, mais j’en aurais bien emprunté un pour réaliser cette recette. A défaut de nouilles, j’ai fait des « tagliatelle » de courgettes à l’économe. Si vous avez un appareil à spirales c’est le moment de vous en servir pour ce plat très léger et savoureux d’inspiration asiatique, accompagné d’une délicieuse sauce un peu sucrée.


Sauce Teriyaki (Japon)

Le Teriyaki est une cuisson japonaise où les viandes poissons ou fruits de mer sont laqués avant et pendant la cuisson avec une sauce magique sucrée-salée, à base de soja, saké, mirin et sucre. Je l’avais déjà utilisée avec ce bol de saumon japonisant, mais j’ai décidé d’en faire un post à part pour ne pas la répéter indéfiniment, puisque d’autres recettes utilisant cette sauce vont probablement suivre.…