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lundi 10 juin 2013

Le Biscuit des Carmélites Déchaussées de Séville (Espagne)

C’est vraiment un gâteau de bonnes sœurs. Symbole de la solidarité, de l’attention, de la patience et… du temps à tuer. Il part avant tout d’un bon sentiment, puisque pour que vous le réalisiez, on vous aura normalement offert son « levain » (la masa madre), que vous ré-offrirez à d’autres pour qu’ils le fassent à leur tour. Et il vous faudra 10 jours pour voir enfin le bout de votre chef d’œuvre. Les carmélites sont un ordre… contemplatif.

Voici donc le début d’une grande chaine culinaire, distribuez votre levain qui servira à faire d’autres gâteaux qui se répandront à leur tour. Il a l’avantage de demander peu d’attention même s’il s’étire en longueur, d’être adaptable avec différents fruits secs ou parfums que vous aurez sous la main, et d’être extrêmement moelleux et tout à fait délicieux !

Bon si vous n’avez pas de tante carmélite et que personne ne vous offre de masa madre, je ne vous laisse pas mariner dans votre purgatoire et vous explique comment la faire. Sauf que la grâce de Dieu ne vous sera pas offerte avec .




mardi 12 mars 2013

Muffins raisins-oranges confites


C’est l’histoire d’un acte manqué. 

J’étais partie pour faire des muffins banane- chocolat, pour utiliser des bananes trop mûres à l’agonie dans mon panier à légumes. Une fois la moitié de la préparation prête et au moment de rajouter les bananes écrasées…. Je n’ai pu que constater leur décès prématuré. Il a donc fallu que j’improvise avec des restes du placard : un demi paquet de raisins moelleux qui restaient d’une recette sucrée-salée de souris d’agneau, et des oranges confites dont j’ai toujours une boite de secours dans le placard.

Le résultat ?? Sans doute dix fois meilleur que si les bananes avaient survécu !





dimanche 7 octobre 2012

Banana Bread (USA)


Le  banana bread est un grand classique américain dont la popularité remonterait aux  années 30, à l’époque de la vulgarisation de la levure chimique. A mi-chemin entre un « pain » (si tant est qu’on puisse appeler pain quelque chose qui ne contient pas de levure de boulanger) et un gâteau (mais plutôt léger en sucre et beurre), il qui permet d’utiliser les bananes décrépites, vous savez, les imprésentables, les trop mûres à la peau marron et dont l’intérieur vire en compote, mais qui sont extrêmement parfumées et sucrées et donc idéales pour cette douceur. Croyez-moi, vous ne regarderez plus vos vieilles bananes du même œil.

Ce pain est également déclinable à l’infini, vous pouvez rajouter des raisins frais (c’est la saison) ou secs, des fruits secs (noisettes, noix de pécan..), des graines (moi j’ai choisi ce que j’avais dans le placard… du sésame), voire des pépites de chocolat.

Je n’en suis pas arrivée au fanatisme des australiens qui ont décrété le 23 Février « Journée nationale du banana bread », mais c’est une recette qui gagne à être connue.
(En cherchant bien pour m’assurer de la véracité de mes allégations, j’ai constaté qu’ils avaient aussi décrété ce même jour « Journée nationale du biscuit pour chien ». Et aujourd’hui 7 Octobre, c’est la « Journée nationale du café frappé ».  A ce demander s’il n’y a vraiment que le café qui est frappé …)




samedi 15 septembre 2012

Muffins aux mûres


J’adore les mûres. Enfin, je crois. Mais il m’a fallu des années pour accepter l’évidence, s’il est délicieux en confiture, le fruit cru en tant que tel, n’a que peu d'intérêt gustatif contrairement à sa copine framboise. Je crois que ce que j’aime des mûres,  c’est le souvenir de leur cueillette, lors de mes balades à vélo d’enfant avec tante Adèle, ou de promenades à travers champs. Juste le fait de les trouver là sur sa route sans les chercher, comme un cadeau d’étape qui laisse la langue toute bleue.

Le weekend dernier je suis donc allée ramasser des mûres avec Philomène. C’était moins magique que dans mes souvenirs d’enfant : J’ai dû mettre des bottes en caoutchouc, passer sous des clôtures électriques, sauter par-dessus un fossé d’au moins 50 cm (on aura tout vu) et combattre à mains nues une araignée jaune et noire. Une fois l’épreuve surmontée avec le stoïcisme qui me caractérise et après en avoir avalé 5 ou 6, j’ai vraiment renoncé à les manger telles quelles, pour leur donner un peu de peps en faisant … des muffins !

En emberlificotant plusieurs recettes çà et là (surtout là d’ailleurs) et en convertissant les unités de mesure, j’ai par mégarde dû tripler les proportions de … tout… et ai fait avec les quantités indiquées ci-dessous 6 muffins de taille totalement indécente + 8 de taille relativement normale. Autant dire que vous devez pouvoir faire avec ces quantités presque 20 muffins de taille … de muffins.

dimanche 9 septembre 2012

Fondant très fondant au chocolat (mais sans beurre...)


J’aime les défis, les expérimentations culinaires, et m’amuser … Un tour en cuisine http://www.untourencuisine.com/  a donc été une jolie  découverte. A chaque tour chaque bloggeur inscrit se voit attribuer par tirage au sort un autre blog dans lequel aller piocher une recette à réaliser dans un temps imparti (2 ou 4 semaines).

Pour ce tour n° 154 c’est chez Valérie du blog AIMER CUISINER ET MANGER  que je suis allée piocher une recette qui m’a tapé dans l’œil immédiatement : Le fondant au chocolat italien, sans beurre (béni soit-il), et SEV du blog SEV CUISINE QUOI est venue me rendre visite, et qui a choisi de faire mes Beignets de Courgettes. 

Et oui, un fondant déculpabilisant dont le beurre a été remplacé par du mascarpone (bon d’accord on parle d’un fromage triple-crème qui contient 50% de matière grasse, mais on économise quand même 40% de calories par rapport à la même quantité de beurre), très chocolaté (puisque j’ai opté pour du chocolat à 65% de cacao) et incroyablement fondant. Bref un dessert qui rentre définitivement dans la liste de mes classiques et qui a l’avantage d’être très facile à faire et réalisé en un clin d’œil.





dimanche 6 mai 2012

Cake Ananas, rhum, coco.

Dans la famille « Yolanda »  je demande : LE CAKE !!


N’essayez pas de deviner, Yolanda n’est personne. Enfin en tout cas pas pour moi. Elle a bien été quelqu’un, quelque part, à un moment donné, mais elle a surtout été , en ce qui me concerne, une source d’amusement doublée d’un certain nombre d’heures de travail.  Mon collègue et néanmoins ami Huldegrin, homme d’âge de raison ne devant pourtant pas sa notoriété à une inclination particulière pour la mièvrerie romantique, est revenu d’un voyage dans les Caraïbes en n’ayant que ce mot à la bouche. Je calme illico vos esprits luxurieux, Huldegrin a regagné ses pénates avec sa charmante épouse (qui est la seule que je lui connaisse), et ce qui s’avère être, au bout de la 52e écoute, une lancinante complainte ancrée irrémédiablement quelque part dans la partie droite de son cerveau.
Ayant entrepris de lui offrir pour son anniversaire une compilation d’arrangements et voix diverses de ce monument de la chanson d’amour latino composé en moins d’une heure par un Pablo Milanés désespéré et visiblement peu rancunier à l’encontre de sa première épouse, j’ai réussi à amasser avec stupéfaction plus de 40 versions de ladite mélopée, dont une version allemande d’anthologie qui me fait inévitablement envisager une possible reprise de « Prendre un enfant par la main » par Karl Lagerfeld. Afin de vérifier si vous succombez, vous aussi, à l’appel des sirènes, je vous invite à aller voir la version originale : ICI

Par bonheur, Huldegrin avait eu la brillante idée de rapporter également quelques bouteilles de Caney et de Matusalem et, plusieurs Piñas Coladas aidant à mon inspiration, l’évidence culinaire est apparue : Tout ce contiendrait de l’ananas, de la noix de coco et du rhum, rentrerait dans la légende gastronomique sous le nom de Yolanda…