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vendredi 19 mai 2017

Pampoen Koekies : Pancakes à la citrouille (Afrique du Sud)

C’est la fiesta ce mois-ci, il va y avoir deux recettes de desserts d’affilée ! Wouch, après je suis tranquille jusqu’en 2018… Vous vous rappelez ce délicieux velouté aux lentilles corail et à la courge butternut ? Et bien après avoir utilisé la moitié de ma courge pour la soupe j’ai cherché une recette un peu plus originale qu’un gratin ou une purée pour utiliser la 2e moitié et suis tombée sur  ces pancakes à la citrouille sud-africains : Les Pampoen Koekies (se prononce « pampoun coukiz »). Théoriquement plus légers que des pancakes classiques, ce n’est pas pour ça qu’on les dévore (parce qu’ils sont quand même cuits dans de la matière grasse, hein) mais parce qu’ils sont beaux, incroyablement fondants et terriblement addictifs.

(Cette recette est la version « pancakes », il existe aussi une autre forme de pampoen koekies , plus ronds et plongés dans un bain de friture façon beignets).

dimanche 5 juin 2016

Pâte sucrée (Recette P.Hermé)

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Basique de la pâtisserie avec la pâte brisée, sablée et feuilletée, c’est la pâte idéale pour tous vos fonds de tartes sucrées (un peu moins friable que la pâte sablée, elle est plus facile à étaler).

La recette ci-dessous est celle de Pierre Hermé, et je vous la présente en deux versions : à la main, et au robot (et devinez laquelle j’ai choisie ?). Vous obtiendrez avec ces proportions 1Kg de pâte que vous pourrez congeler (cela équivaut à 3 fonds de tartes de 26cm ou 5 plus petits de 22-24cm).

Au frais, la pâte se conserve sans problème pendant 48 heures.




samedi 8 novembre 2014

Pastel de tres leches (Mexique)

On part au Mexique pour un gâteau aux 3 laits. El pastel (ou torta ou tarta) de 3 leches, se retrouve en réalité dans de nombreux pays d’Amérique latine, où il aurait été inventé par une marque de lait en boite pour promouvoir ses ventes, au début du XXe siècle, comme quoi le marketing a parfois du bon.

Je l’ai fait par curiosité et sans grande conviction craignant l’overdose lactée (un biscuit, du lait concentré, de la crème…) et à ma grande surprise le résultat est un dessert très léger en bouche qui descend comme un petit Jésus en culotte de velours. La recette traditionnelle ne prévoit rien d’autre que ces 3 « laits » et de la vanille pour imbiber le biscuit, j’y ai rajouté ma touche personnelle qui, croyez-moi, change la face du monde : Une lichette (à la Maité) de rhum, pour en faire un pastel borracho. Et là, votre journée s’illumine…



dimanche 21 septembre 2014

Moelleux Chocolat Courgettes

J’ai dû quelque peu bouleverser l’ordre prévu de publications de mes recettes sous la pression insistante, voire impérieuse d’Epictète, le mari de Pétronille, qui m’a asséné un « Tu ne vas tout de même point la publier en Nivôse quand de courgettes il n’y aura plus ».
Soit.
Voici donc la recette la plus surprenante du mois, un moelleux ultra chocolaté, très peu sucré, dont la texture très onctueuse et légère à la fois tient à … la courgette. Indétectable dans le résultat final, je vous le garantis, vous pourrez même faire des paris avec vos potes les plus sûrs d'eux et gagner votre poids en caviar.
Bref ce moelleux est une tuerie pour les amateurs de cacao (ceux qui aiment vraiment le sucre pourront en rajouter un peu plus que les proportions indiquées) et une aubaine pour les potagers plein de courgettes quand on a écoulé toutes les autres idées .



mercredi 5 mars 2014

Pudding de Pain

La photo est trompeuse, on dirait une crème renversée. Détrompez-vous, sous cet aspect léger et onctueux se cache un moyen de recycler du vieux pain en un dessert goûteux mais… compact (ben oui, c’est un « pudding », pas un flan ou une crème) qui tient au corps.

Le pudding de pain, se retrouve dans toutes les parties du monde qui… mangent du pain : L’Europe (avec le Bread Pudding anglais et ses raisins, servi avec une sauce au bourbon ou une custard),  ou L’Amérique du Sud où, appelé Budin de Pan, il dégouline de caramel. 

C’est cette version gourmande que j’ai choisi de vous présenter aujourd’hui.



lundi 10 juin 2013

Le Biscuit des Carmélites Déchaussées de Séville (Espagne)

C’est vraiment un gâteau de bonnes sœurs. Symbole de la solidarité, de l’attention, de la patience et… du temps à tuer. Il part avant tout d’un bon sentiment, puisque pour que vous le réalisiez, on vous aura normalement offert son « levain » (la masa madre), que vous ré-offrirez à d’autres pour qu’ils le fassent à leur tour. Et il vous faudra 10 jours pour voir enfin le bout de votre chef d’œuvre. Les carmélites sont un ordre… contemplatif.

Voici donc le début d’une grande chaine culinaire, distribuez votre levain qui servira à faire d’autres gâteaux qui se répandront à leur tour. Il a l’avantage de demander peu d’attention même s’il s’étire en longueur, d’être adaptable avec différents fruits secs ou parfums que vous aurez sous la main, et d’être extrêmement moelleux et tout à fait délicieux !

Bon si vous n’avez pas de tante carmélite et que personne ne vous offre de masa madre, je ne vous laisse pas mariner dans votre purgatoire et vous explique comment la faire. Sauf que la grâce de Dieu ne vous sera pas offerte avec .




mardi 4 septembre 2012

Le massacre du mois : Le (la, les?) Zwetschgenschnecken


La cuisine est une expérimentation permanente qui draine son lot d’échecs. Même ceux qui vous mettent en permanence l’eau à la bouche et qui font des photos de bouffe à remplir des musées se plantent, ratent,  râlent, brûlent, renversent, oublient, et ont tous fait, un jour ou un autre, des plats à la limite du consommable. Partant du principe qu’avec la bonne dose d’autodérision nécessaire, les échecs font généralement bien plus marrer que les réussites, j’ai décidé de ne pas omettre dans ce blog tous mes ratages aux fourneaux, pour que ces longues heures passées dans mes marasmes culinaires ne soient pas perdues pour tout le monde, et servent, à défaut d’autre chose, à vous faire rire.
Je ne suis culinairement curieuse de tout et de partout, et j’ai donc entrepris avec enthousiasme cette recette allemande, même si mes seules expériences gastronomiques en la matière se limitent lors de déplacements professionnels  à un restau japonais, une Salade César et une currywurst à Francfort, ainsi qu'un épouvantable sandwich à la charcuterie indéfinissable et au pain spongieux lors d’un salon professionnel à Cologne, il y a 100 ans. Autant dire que la cuisine allemande, je n'y connais strictement rien. Je suis en revanche déjà tombée en pâmoison devant un Apfelstrudel* acheté quelque part dans le Marais, et dont le souvenir ému m’a fait considérer avec bienveillance la réalisation d’une pâtisserie également issue du Saint Empire Romain Germanique.
Il est à noter toutefois que mon intuition me fait, hélas, bien souvent défaut, et qu’une recette avec un nom de claquement de porte dans la gueule aurait pourtant dû m’alerter…


Le ( la, les ?) Zwetschgenschnecken

D’abord y’a le jardin de Pétronille qui, depuis quelques jours, est uniformément violet. Jonché de milliers, de millions, que dis-je, de milliards de prunes, dont j’aurais pu faire un usage intelligent et rationnel, comme par exemple … les manger.
Sauf que je suis bloggeuse, moi, Monsieur, et que chez ces gens-là on ne mange pas vulgairement les choses : on les cuisine, Monsieur, on les cuisine.
Envers et contre tout, et surtout le bon sens, en attaquant des recettes improbables à 20h un vendredi soir. Une fois l’option « tarte classique » éliminée, l’option confiture exclue (moi et la confiture c’est comme un casting de vache-qui-rit : Trop cuite, trop liquide, trop acide, trop sucrée, trop dure…), que faire avec mes 2 kilos de prunes ?
Et bien c’est simple Monsieur, une recette improbable, imprononçable, infaisable et enfin immangeable : Un roulé au prunes, recette allemande originale, en VO : Zwetschgenschnecken.
A vos souhaits, Monsieur, à vos souhaits.
D’abord y’a une pâte, au goût d'pâte à pizza, avec de la farine et du Philadelphia, tout juste sucrée, Monsieur, qu’il faut pétrir, qui est tellement molle qu’on peut pas l’étaler, et qui colle à la table, puis qui colle au papier, puis qui colle au rouleau, puis qui colle au couteau, qui en finit pas d’coller.
Et puis il y a l’autre, la crème de prunes sucrée, plus vraiment une compote, pas non plus une confiote, que j’ai mis 2 heures à faire, et que c’était pas mauvais, encore un truc gâché, faut vous dire que chez ces gens-là, on cuisine pas Monsieur, on cuisine pas … on sublime.
Et puis, et puis, il y a les prunes, toutes gorgées de soleil, que j’ai lavées, que j’ai  dénoyautées, que j’ai découpées, même que j’ai les doigts tout rouges, plus de trois jours après.
Même qu’on étale tout ça, sur la pâte toute molle, avec des tas d’amandes qu'on a bien fait griller, et que tout ça ça colle, et que ça ramollit, et que ça dégouline, et qu’il faut le rouler, comme une bûche de Noël, puis tailler des morceaux, mais que c’est trop mou pour ça, ma bûche est un gros tas, avec des trous par-ci, avec des trous par-là.
Alors pour un instant, je la bloque au frigo, espérant qu’elle durcisse avant de la découper, alors pour un instant, pour un instant seulement, je crois que ça va marcher,  parce que chez ces gens-là Monsieur, on ne se résigne pas Monsieur, on se résigne pas, on persiste.
Quand on l'a massacrée et jetée dans un plat, il faut tout mettre au four, doubler le temps indiqué, et même qu’après tout ça, semblant c’est fait exprès, la pâte elle est pas cuite, elle pèse 100 kilos, les prunes elles sont acides et elles ont rendu l’eau…et qu’il est tard Monsieur … moi j’rends mon tablier.
La crème de prune, seule chose à sauver de la recette...


Le pire de tout c'est que ça a presque l'air bon, hein ? Ben non. La pâte a le gout de pizza même pas sucrée, la texture du mortier et la densité du métro de Tokyo aux heures de pointes. Le morceau ci-dessus lancé avec dextérité depuis ma fenêtre du 3e devrait sans doute pouvoir dégommer 2 ou 3 de ces saloperies de pigeons qui polluent le quartier.Hélas, je suis nulle au bowling.
La prochaine fois je fais un clafoutis.
Si malgré tout ce qui précède ou par défi, vous voulez toujours essayer par vous-même, la recette d’origine est ICI en anglais (surtout ne mettez pas la quantité de levure indiquée dans la recette, c’est une erreur manifeste, faites les modifications que vous jugerez pertinentes pour arriver à un résultat mangeable et tenez moi au courant des résultats).

*Apfelstrudel = Gâteau (autrichien) délicieux, lui, composé d’une pâte feuilletée très fine, de pommes, raisins secs, cannelle, orange…
PS: En plus de catapulte à pigeons, ça devrait faire une bonne punition pour les enfants : "Si t'es pas sage, tu m'écriras 100 fois : Je mange du / de la / des Zwetschgenschnecken devant le château de Hohenschwangau". Par SMS. Full text.

samedi 11 août 2012

Gâteau aux pommes caramélisées façon "Tatin"

10 Août 2012- 16h30

Il fait 41°C dehors.

Je me suis alors judicieusement dit « tiens, et si j’allumais le four ? ».
Une fois n’est pas coutume, en plus de m’auto-flageller dans la moiteur, dégoulinante, aux fourneaux sur le coup des 17 heures un jour de RTT,  j’ai fait ce dont je raffole le moins : Un dessert. J’avais 2kg de pommes à écouler, alors nous voilà parties pour un gâteau caramélisé façon tatin. Dans cet océan de misère estivale, il fallait quand même que je me fasse un tant soit peu plaisir avec du caramel.