Bec
salé par excellence, je zappe souvent les desserts (on le voit bien d’ailleurs
à la proportion de recettes salées sur ce blog), et les pires sont pour moi les
pâtisseries orientales. Ces agglomérats de miel, de sucre, de fruits secs ne me
plaisent pas du tout, et pourtant un ingrédient magique de cette cuisine me
fait inévitablement flancher : la fleur d’oranger. Peut-être un souvenir
d’enfance, où quand j’avais du mal à m’endormir on me donnait un verre
d’eau de fleur d’oranger sucrée - que je donne aussi à Plectrude en ses nuits
d’insomnies – peut-être simplement cette odeur divine dont je brumise mon
oreiller… La fleur d’oranger je l’aime en dessert, en boisson, en eau de
toilette, dans ma baignoire, en parfum d’ambiance, en guimauve, en savon… en
tout.
Alors
ce dessert devait finir à ma table : L’atayif ou ataif ou atayef,
un petit pancake fourré à l’ashta et arrosé d’un sirop parfumé à la
fleur d’oranger. La recette que je vous présente ici est un mix d’un… certain
nombre d’autres. Originellement l’ashta est fait seulement à partir de
lait (cru) porté à ébullition et caillé
avec un peu de jus de citron. Là j’ai choisi une recette plus moderne, rapide, à
base de lait, crème, fécule de maïs et d’un peu de mie de pain. Ensuite l’atayif
(qui peut aussi être fourré de fruits secs concassés), une fois scellé est …
frit. Vous pourrez parfaitement choisir ce mode de cuisson, qui le rendra
croustillant et fera dans doute un contraste sublime avec le fondant de la
crème à l’intérieur, mais j’ai choisi la cuisson au four, la friture
recouverte de sirop de sucre me paraissant un peu indigeste.