Si vous voulez devenir la reine ou le roi de la
saison des pique-nique qui vient de commencer, dégainez cette arme fatale :
Le Korean egg toast. Pour faire simple, un sandwich à l’omelette grandement
amélioré, complet (œufs, légumes, fromage, jambon…), qui tient au corps et qui
a fait l’unanimité absolue chez tous les testeurs.
En Corée, c’est depuis une vingtaine d’années
un petit déjeuner à emporter qui se vend dans des stands de rue, rien de vous
empêche de faire de même, de le mettre dans votre gamelle pour déjeuner sur le
pouce, ou de l’instaurer en dîner du dimanche soir. Et découpé en petit carrés
en apéro/tapas, ça ne doit pas être mal non plus...
Voici un plat de nouilles de blé (ou de millet,
dans sa version primitive sous l’ère Han) très classique de la cuisine chinoise,
plutôt rapide à faire, dont la saveur réside dans sa sauce épaisse et
onctueuse, mélange d’une dizaine d’ingrédients typiques. Bien sûr ce plat
incorpore souvent de la viande ou des crevettes mais j’ai ici opté pour une
version 100% légumes. Lo mein vient
du cantonais et signifie « nouilles sautées », les nouilles cuites étant
en effet mélangées dans le wok avec tous les ingrédients et surtout la sauce
qui les enrobe…
Bien évidemment vous pouvez agrémenter ce plat
avec du porc, du bœuf, du poulet ou de la dinde (des restes à recycler par
exemple), et tout légume de saison (des poivrons et des haricots plats en été,
des champignons à l’automne…)
Après tous ces féculents qui se succèdent sur
le chariot de dim sum de cette série
spéciale, j’ai pensé qu’il fallait ajouter quelques légumes. Traditionnellement
on y retrouverait probablement plutôt du bok
choi ou des brocolis chinois sautésmais
comme il m’est impossible d’en trouver à moins de 100 Km, j’ai opté pour la
facilité et la simplicité avec du chou chinois, avec une recette inspirée de The woks of life
Je voulais faire goûter à Plectrude les tteok,
ces bâtonnets de farine de riz coréens, mais la recette moderne des tteokbokkilargement
assaisonnés de gochujang (pâte de piment) était beaucoup trop relevée pour
qu’elle puisse en avaler une bouchée.
Je me suis donc inspirée d’une photo trouvée
sur l’Instagram de mon ajumma préférée, Maangchi,
qui avait fait sauter ses tteok avec des légumes et du bœuf mariné. Pas un gramme
de piment, ce qui rend la recette appréciable par tout le monde, tout en étant
très savoureuse et parfumée.
Cette recette
se rapproche de la façon originelle de cuisiner les tteok à la court royale à l’époque
de la dynastie Joseon (1392-1910) et ce jusqu’au XVIIIe
siècle (gungjung-tteok-bokki), dans une sauce brune à base de soja.
On repart faire un petit tour en Corée (c’est
un peu la thématique du moment J) avec un grand
classique (enfin pas séculaire non plus, puisque créé dans les années 60) de la
ville de Chuncheon : Le Dak Galbi. C’est un plat de poulet mariné dans une
sauce à base de piment (évidemment !), sauté avec du chou, de la patate
douce, des oignons et des gâteaux de riz.
Plat abordable et très copieux, dans les
restaurants, il est cuit directement dans un plat en fonte sur la table des
convives qui piochent dedans au fur et à mesure de la cuisson. Donc très
convivial. (Ne manquez pas la petite vidéo en fin d’article)
Quand il ne reste qu’environ une portion au
fond du plat avec un peu de sauce, on y verse une portion de kimchi (chou fermenté épicé) et du riz
blanc dans le plat, parfois même … du fromage (moi je n'en ai pas mis) et on mélange le tout. Cliquez sur les articles un peu exotiques dans la recette pour avoir des explications ou des liens d'achat pour les personnes n'ayant pas accès à des épiceries asiatiques. Attention c'est à titre purement indicatif, je n'ai aucune affiliation avec les sites en question, aucun de mes articles n'a jamais été sponsorisé.
Lors de mes premiers voyages en Chine j’avais
été surprise de voir la soupe toujours servie en fin de repas dans les
restaurants, pour finir de caler l’appétit et aider à digérer les graisses.
Plus qu’une soupe c’était souvent des bouillons assez clairs, aux asperges,
crabe, aux œufs parfois presque des bouillons seuls.
Je me suis inspirée de ces soupes chinoises
pour faire ce bouillon au poisson (si vous n’êtes pas fan vous pouvez le
remplacer par des crevettes) qui constitue une entrée légère à un repas
asiatique ou en complément d’un bol de riz pour un repas du soir.
Après plusieurs échecs consécutifs (enfin
soyons honnêtes j’ai lâché l’affaire au bout du 2e ) de fabrication
de kimchi, ce magnifique choux
fermenté coréen que je me contente maintenant d’acheter en conserve, je me suis
résolue au fait que la fermentation n’était pas mon truc. Point de recette de
kimchi donc ici, pour cela je vous laisse aller chez Luna,
spécialiste de la fermentation qui vient d’ailleurs de sortir un livre sur le
sujet.
Revenons donc à nos moutons, à défaut de le
fermenter, j’ai décidé de braiser mon chou avec des ingrédients classiques de
la cuisine coréenne : de l’ail et du gochujang
(pâte de piment… fermentée).
Résultat excellent relevé, parfumé, savoureux.
En revanche, prévoyez large, le chou chinois entier une fois braisé va diminuer
au moins de moitié de volume. Excellent en accompagnement de viandes, volailles
ou servi avec du riz parfumé.
Street food coréenne par excellence,
introuvable à 300 Km à la ronde de chez moi, j’ai dû donc me résoudre pour
regarder un K-drama dont chaque épisode inclut une thématique culinaire : Eating Existence (les connaisseuses
comprendront, pour les autres passez directement à la ligne suivante avant que
le rouge du drapeau des matins calmes n’échauffe mes joues cachées sous un
masque TonyMoly), à cuisiner moi-même des Tteokbokki.
C’est simple, vite fait à condition d’avoir les
ingrédients sous la main (heureusement maintenant avec internet on y arrive
facilement), et juste délicieux à condition bien sûr d’aimer… le piment : c’est
vraiment relevé !
Les tteok sont des « gâteaux » de riz,
ou plus exactement des bâtonnets de pâte de farine de riz, ronds, courts et
épais. N’ayant aucune épicerie coréenne à proximité je n’ai pas eu le courage
comme Macaronnette, de les confectionner moi-même et me suis rabattue sur leurs
cousins trouvés dans une épicerie chinoise : maigrelets, un peu carrés sur
les bords, et un peu plus durs, ils étaient moins goûteux que les tteok coréens,
mais ça a quand même fait l’affaire pour assouvir ma fringale !
L’Okonomiyaki est par
définition un plat d’assemblage dont vous ne trouverez évidemment pas deux
versions identiques. Ce plat, dans sa forme actuelle, a été créé dans les
années 30 au Japon, et se résume à une pâte à « crêpe » sur laquelle
on fait un empilage de garnitures et sauces variées. Deux versions principales
se tirent la bourre, la version d’Osaka où les ingrédients sont mélangés à la
pâte, et la version d’Hiroshima (ici présentée) où ils sont empilés en couches
au-dessus de ce fin pancake.
L’Okonomiyaki est un repas économique, fait
d’ingrédients simples et qui contient à lui seul la ration calorique
quotidienne d’un sumo Yokozuna. Après vous en être régalés, vous pourrez donc escalader
le mont Fuji en geta sans ravitaillement supplémentaire, quoique bien grande
est la probabilité que vous vous avachissiez mollement sur le futon le plus
proche.
La recette que je vous présente aujourd’hui, est
inspirée par Francis.
Je ne sais pas pourquoi, je ne vous sens pas
frémissants à l’idée de découvrir qui est ce nouvel éphèbe dans ma vie. OK, OK,
tous les Francis de votre connaissance ont l’âge de la retraite, je crains même
que certaines personnes de mon lectorat, probablement nées après l’effondrement
du bloc soviétique, ne connaissent aucun Francis du tout (premier moment de
solitude).
J’avoue. Mon Francis a les cheveux gris. Très
gris. Mais quels cheveux ! Alors là je défie toutes les beautistas qui me
suivent (deuxième moment de solitude) de trouver sur le marché un seul
après-shampoing gainant-densifiant- ultra volumateur dont l’efficacité puisse
rivaliser avec la spectaculaire tignasse soyeuse de mon Francis.
Et là je sens bien que vous êtes toutes en
train de me visualiser aux fourneaux avec un chanteur à cuissardes dont la
queue de cheval trempe dans le faitout !
Rappelez-donc fissa votre imagination
galopante, je vous présente Francis.
Francis est le seul caniche digne d’intérêt que
je connaisse (j’en ai eu 2 dans une vie antérieure, je sais de quoi je parle),
puisque Francis, avec une patience d’ange, un délicieux accent et son insolente
indéfrisable vous explique des tonnes de recettes japonaises sur Youtube. Voici
le lien de sa chaîne, si vous êtes à peine un chouia anglophone vous devriez y
découvrir des trésors. Je vous conseille d’ailleurs de visualiser la vidéo de
l’Okonomiyaki pour bien saisir le système de l’empilage (ne vous inquiétez
nullement, la première fois ça va de toute façon fatalement lamentablement s’effondrer !).
Pour la sauce Okonomi, vous en trouverez toute
prête en bouteille dans les épiceries japonaises, mais je vous indique bien sûr
une recette pour la faire vous-même (qui habite à côté d’une épicerie japonaise,
hein ?)
Après
ma version des rouleaux de printemps vietnamiens, voici un clin d’œil à la
recette avec ces rouleaux d’hiver, cuits au four, qui combinent du poulet, des
légumes sautés et du fromage bleu. Un mélange étonnant et délicieux. Régal assuré
et succès auprès des enfants.
Quand
Pétronille est rentrée d’Alsace en me parlant d’une excellente choucroute
achetée sur le marché, j’ai réalisé que je ne savais pas ce qu’étais une
excellente choucroute. Mes expériences en la matière se limitent à la cantine (donc
probablement issue d’une boite de conserve de 15 Kg), ou à un souvenir d’enfance
traumatisant dans une taverne bavaroise sous barnum de foire-expo, à écouter
yodler des messieurs en culotte de velours et chapeau à plumes, assise devant
un plat de saucisses rouges plus grosses que moi et de chou auquel je n’ai
jamais touché.
L’Alsace c’est à peu près aussi exotique pour moi que la
Thaïlande, alors à défaut de savoir préparer une vraie bonne choucroute, j’ai
allongé ma liste de sandwiches inédits avec un croque au raifort, choucroute
(achetée toute faite), saucisse de Strasbourg et munster. Délicieux…
Ça
faisait un bail qu’on était pas partis en voyage, alors prenez votre sac à dos,
je vous emmène en Malaisie. La cuisine malaisienne est un mélange d’influences : indonésienne, indienne, thaï et chinoise. Donc une variété de saveurs et
de parfums qui me font craquer, comme toutes les cuisines d’Asie du Sud Est, et
un point commun : le piment .
Je
vous présente aujourd’hui un plat populaire en Malaisie et Indonésie
(Java) : le Kuah Lodeh, ragoût de légumes au lait de coco que vous pourrez
manger avec du riz ou plus typiquement comme là-bas du gâteau de riz. Vous
aurez besoin d’un certain nombre d’ingrédients exotiques pour faire ce plat
alors si vous n’êtes pas habitués aux rayons de votre supermarché asiatique
voici un petit guide pratique. L’avantage de la plupart de ces ingrédients est
qu’ils se congèlent (le premier marchand asiatique est à 100 bornes de chez
moi, alors quasiment tout ce que j’utilise est en conserve ou au congélateur) .
Voici une recette traditionnelle
irlandaise à base de pommes de terre, chou, oignon nouveau ou ciboule, traditionnellement
associée à Halloween, parfaite donc en
ce mois de Novembre ininterrompu depuis 45 semaines. Pour ceux qui liront le
blog après l’Armageddon, il pleut de façon ininterrompue depuis 5 mois, en
cette région frontalière avec l’Espagne, les températures maximales ont atteint
21°C pendant 48 heures, il y a 3 semaines et depuis flirtent avec les 13°-15°,
et tous les cours d’eau sont sortis de leurs lits.
Nous sommes fin Juin 2013, 6
mois après une fin du monde Maya qu’on a d’abord crue ratée, mais qui semble
s’annoncer longue et douloureuse…
Colcannon
vient du gaélique cal ceannann (chou
à tête blanche) et la recette remonte probablement au 17e siècle
après l’introduction de la pomme de terre en Europe. C’est un plat
réconfortant, très économique, qui fera aimer le chou à vos gamins et que l’on
peut servir avec des saucisses (ici servi avec de la saucisse de Morteau) ou du
lard. Allez, courrez allumer la cheminée ou brûlera votre feu de la St Jean et chantez
avec moi :
Did
you ever eat Colcannon, made from lovely pickled cream? With
the greens and scallions mingled like a picture in a dream. Did
you ever make a hole on top to hold the melting flake Of the
creamy, flavoured butter that your mother used to make?"
"Yes
you did, so you did, so did he and so did I. And
the more I think about it sure the nearer I'm to cry. Oh,
wasn't it the happy days when troubles we had not, And
our mothers made Colcannon in the little skillet pot."
Une recette de raviolis à
tomber par terre et … relativement rapide. Je dis relativement en cela que j’ai
utilisé des carrés de pâte à wonton
toute faite (vous pouvez les surgeler quand vous les achetez, j’en ai toujours
un ou deux paquets au congélateur) et me suis donc épargné la confection et le
découpage de la pâte. Il vous restera quand même à façonner et cuire les
raviolis mais honnêtement comparé à l’épopée des Momos népalais, c’est une douce plaisanterie.
Une chose est sûre, ils sont
meilleurs que n’importe quel truc surgelé que vous pourrez acheter dans le
commerce, alors n’hésitez pas à vous faire plaisir en épatant les copains.
Enjoy !!
Je vous l’accord le mot
« lasagnes » est un peu usurpé. Quoi qu’étymologiquement rien ne
m’empêche de l’utiliser, puisqu’il viendrait du grec « lasanon », qui
désignait un pot de chambre, avant d’être adopté par les italiens comme nom du
récipient de cuisson des vraies lasagnes, composées de couches successives de
pâtes et de ragu’ (sauce à la
viande). Ici une sauce à la viande hachée, tomate et riz alterne avec des
couches de feuilles de chou et de fromage (mais pas de béchamel), pour un plat
équilibré, très goûteux et parfumé adapté de Kaly’n kitchen.
Si vous préférez un goût de chou moins présent, plus digeste et fondant,
blanchissez-le quelques minutes dans l’eau bouillante avant de le couper et de
le faire revenir. J’ai réalisé la recette sans le blanchir, ce qui donne un
plat plus parfumé, et un chou plus croquant.
Depuis que j’ai posé, jusqu’à
nouvel ordre mon sac à dos, Pétronille est devenu mon fournisseur officiel
d’exotisme, de photos de voyages et surtout de bouquins de cuisine
improbables. Pétronille m’a donc rapporté un petit livre de son
dernier trek au Népal.
Magnifique idée, car
honnêtement même en l’absence de tout empêchement vital, je ne serais JAMAIS
allée le chercher moi-même. Un pays où les déplacements ne se font que
verticalement, avec de rares passages à l’horizontale limités à des ponts suspendus
branlants au-dessus de 300m de vide, encombrés de troupeaux de buffles, comment
dire …
Le Momo, sorte de raviolo
originaire du Tibet, est souvent végétarien. Moi, non.
Et quand le « momo »
est farci à la viande, c’est essentiellement du buffle, parfois du poulet. Or
la viande disponible sous nos latitudes, la moins éloignée du buffle :
c’est le bœuf. Alors oui, paradoxe sans doute, d’avoir fait des « momos »
au bœuf alors qu’ils viennent précisément d’un pays ou la vache est sacrée,
mais mon propos est ici uniquement gastronomique et non religieux. Si en plus
du goût vous voulez garder strictement l’esprit Népalais de la chose, remplacez
le bœuf par du poulet, ou par des carottes pour une version végétarienne.