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samedi 26 mai 2018

Sandwich à l'oeuf (Corée)


Si vous voulez devenir la reine ou le roi de la saison des pique-nique qui vient de commencer, dégainez cette arme fatale : Le Korean egg toast. Pour faire simple, un sandwich à l’omelette grandement amélioré, complet (œufs, légumes, fromage, jambon…), qui tient au corps et qui a fait l’unanimité absolue chez tous les testeurs.
En Corée, c’est depuis une vingtaine d’années un petit déjeuner à emporter qui se vend dans des stands de rue, rien de vous empêche de faire de même, de le mettre dans votre gamelle pour déjeuner sur le pouce, ou de l’instaurer en dîner du dimanche soir. Et découpé en petit carrés en apéro/tapas, ça ne doit pas être mal non plus...


dimanche 28 janvier 2018

Lo Mein aux légumes (Chine)

Voici un plat de nouilles de blé (ou de millet, dans sa version primitive sous l’ère Han) très classique de la cuisine chinoise, plutôt rapide à faire, dont la saveur réside dans sa sauce épaisse et onctueuse, mélange d’une dizaine d’ingrédients typiques. Bien sûr ce plat incorpore souvent de la viande ou des crevettes mais j’ai ici opté pour une version 100% légumes. Lo mein vient du cantonais et signifie « nouilles sautées », les nouilles cuites étant en effet mélangées dans le wok avec tous les ingrédients et surtout la sauce qui les enrobe…
Bien évidemment vous pouvez agrémenter ce plat avec du porc, du bœuf, du poulet ou de la dinde (des restes à recycler par exemple), et tout légume de saison (des poivrons et des haricots plats en été, des champignons à l’automne…)


dimanche 2 avril 2017

Chou chinois sauté

Après tous ces féculents qui se succèdent sur le chariot de dim sum de cette série spéciale, j’ai pensé qu’il fallait ajouter quelques légumes. Traditionnellement on y retrouverait probablement plutôt du bok choi ou des brocolis chinois sautés mais comme il m’est impossible d’en trouver à moins de 100 Km, j’ai opté pour la facilité et la simplicité avec du chou chinois, avec une recette inspirée de The woks of life



dimanche 5 mars 2017

Tteok sautés aux légumes et au bœuf ( Corée)

Je voulais faire goûter à Plectrude les tteok, ces bâtonnets de farine de riz coréens, mais la recette moderne des tteokbokki largement assaisonnés de gochujang (pâte de piment) était beaucoup trop relevée pour qu’elle puisse en avaler une bouchée.
Je me suis donc inspirée d’une photo trouvée sur l’Instagram de mon ajumma préférée, Maangchi, qui avait fait sauter ses tteok avec des légumes et du bœuf mariné. Pas un gramme de piment, ce qui rend la recette appréciable par tout le monde, tout en étant très savoureuse et parfumée.
Cette recette se rapproche de la façon originelle de cuisiner les tteok à la court royale à l’époque de la dynastie Joseon (1392-1910) et ce jusqu’au XVIIIe siècle (gungjung-tteok-bokki),  dans une sauce brune à base de soja.



vendredi 29 juillet 2016

Dak Galbi (Corée)

On repart faire un petit tour en Corée (c’est un peu la thématique du moment J) avec un grand classique (enfin pas séculaire non plus, puisque créé dans les années 60) de la ville de Chuncheon : Le Dak Galbi. C’est un plat de poulet mariné dans une sauce à base de piment (évidemment !), sauté avec du chou, de la patate douce, des oignons et des gâteaux de riz.

Plat abordable et très copieux, dans les restaurants, il est cuit directement dans un plat en fonte sur la table des convives qui piochent dedans au fur et à mesure de la cuisson. Donc très convivial. (Ne manquez pas la petite vidéo en fin d’article)

Quand il ne reste qu’environ une portion au fond du plat avec un peu de sauce, on y verse une portion de kimchi (chou fermenté épicé) et du riz blanc dans le plat, parfois même … du fromage (moi je n'en ai pas mis) et on mélange le tout.

Cliquez sur les articles un peu exotiques dans la recette pour avoir des explications ou des liens d'achat pour les personnes n'ayant pas accès à des épiceries asiatiques. Attention c'est à titre purement indicatif, je n'ai aucune affiliation avec les sites en question, aucun de mes articles n'a jamais été sponsorisé. 



dimanche 3 juillet 2016

Bouillon clair aux légumes et au poisson (Cuisine asiatique)

Lors de mes premiers voyages en Chine j’avais été surprise de voir la soupe toujours servie en fin de repas dans les restaurants, pour finir de caler l’appétit et aider à digérer les graisses. Plus qu’une soupe c’était souvent des bouillons assez clairs, aux asperges, crabe, aux œufs parfois presque des bouillons seuls.
Je me suis inspirée de ces soupes chinoises pour faire ce bouillon au poisson (si vous n’êtes pas fan vous pouvez le remplacer par des crevettes) qui constitue une entrée légère à un repas asiatique ou en complément d’un bol de riz pour un repas du soir.



mardi 14 juin 2016

Chou braisé à la Coréenne

Après plusieurs échecs consécutifs (enfin soyons honnêtes j’ai lâché l’affaire au bout du 2e ) de fabrication de kimchi, ce magnifique choux fermenté coréen que je me contente maintenant d’acheter en conserve, je me suis résolue au fait que la fermentation n’était pas mon truc. Point de recette de kimchi donc ici, pour cela je vous laisse aller chez Luna, spécialiste de la fermentation qui vient d’ailleurs de sortir un livre sur le sujet.

Revenons donc à nos moutons, à défaut de le fermenter, j’ai décidé de braiser mon chou avec des ingrédients classiques de la cuisine coréenne : de l’ail et du gochujang (pâte de piment… fermentée).

Résultat excellent relevé, parfumé, savoureux. En revanche, prévoyez large, le chou chinois entier une fois braisé va diminuer au moins de moitié de volume. Excellent en accompagnement de viandes, volailles ou servi avec du riz parfumé.


mardi 5 avril 2016

Tteokbokki ( Corée)

Street food coréenne par excellence, introuvable à 300 Km à la ronde de chez moi, j’ai dû donc me résoudre pour regarder un K-drama dont chaque épisode inclut une thématique culinaire : Eating Existence (les connaisseuses comprendront, pour les autres passez directement à la ligne suivante avant que le rouge du drapeau des matins calmes n’échauffe mes joues cachées sous un masque TonyMoly), à cuisiner moi-même des Tteokbokki.

C’est simple, vite fait à condition d’avoir les ingrédients sous la main (heureusement maintenant avec internet on y arrive facilement), et juste délicieux à condition bien sûr d’aimer… le piment : c’est vraiment relevé !

Les tteok sont des « gâteaux » de riz, ou plus exactement des bâtonnets de pâte de farine de riz, ronds, courts et épais. N’ayant aucune épicerie coréenne à proximité je n’ai pas eu le courage comme Macaronnette, de les confectionner moi-même et me suis rabattue sur leurs cousins trouvés dans une épicerie chinoise : maigrelets, un peu carrés sur les bords, et un peu plus durs, ils étaient moins goûteux que les tteok coréens, mais ça a quand même fait l’affaire pour assouvir ma fringale !


samedi 14 novembre 2015

Hiroshima Okonomiyaki (Japon)

L’Okonomiyaki  est par définition un plat d’assemblage dont vous ne trouverez évidemment pas deux versions identiques. Ce plat, dans sa forme actuelle, a été créé dans les années 30 au Japon, et se résume à une pâte à « crêpe » sur laquelle on fait un empilage de garnitures et sauces variées. Deux versions principales se tirent la bourre, la version d’Osaka où les ingrédients sont mélangés à la pâte, et la version d’Hiroshima (ici présentée) où ils sont empilés en couches au-dessus de ce fin pancake.




L’Okonomiyaki est un repas économique, fait d’ingrédients simples et qui contient à lui seul la ration calorique quotidienne d’un sumo Yokozuna. Après vous en être régalés, vous pourrez donc escalader le mont Fuji en geta sans ravitaillement supplémentaire, quoique bien grande est la probabilité que vous vous avachissiez mollement sur le futon le plus proche.




La recette que je vous présente aujourd’hui, est inspirée par Francis. 

Je ne sais pas pourquoi, je ne vous sens pas frémissants à l’idée de découvrir qui est ce nouvel éphèbe dans ma vie. OK, OK, tous les Francis de votre connaissance ont l’âge de la retraite, je crains même que certaines personnes de mon lectorat, probablement nées après l’effondrement du bloc soviétique, ne connaissent aucun Francis du tout (premier moment de solitude).
J’avoue. Mon Francis a les cheveux gris. Très gris. Mais quels cheveux ! Alors là je défie toutes les beautistas qui me suivent (deuxième moment de solitude) de trouver sur le marché un seul après-shampoing gainant-densifiant- ultra volumateur dont l’efficacité puisse rivaliser avec la spectaculaire tignasse soyeuse de mon Francis.
Et là je sens bien que vous êtes toutes en train de me visualiser aux fourneaux avec un chanteur à cuissardes dont la queue de cheval trempe dans le faitout !

Rappelez-donc fissa votre imagination galopante, je vous présente Francis.


Francis est le seul caniche digne d’intérêt que je connaisse (j’en ai eu 2 dans une vie antérieure, je sais de quoi je parle), puisque Francis, avec une patience d’ange, un délicieux accent et son insolente indéfrisable vous explique des tonnes de recettes japonaises sur Youtube. Voici le lien de sa chaîne, si vous êtes à peine un chouia anglophone vous devriez y découvrir des trésors. Je vous conseille d’ailleurs de visualiser la vidéo de l’Okonomiyaki pour bien saisir le système de l’empilage (ne vous inquiétez nullement, la première fois ça va de toute façon fatalement lamentablement s’effondrer !).
Pour la sauce Okonomi, vous en trouverez toute prête en bouteille dans les épiceries japonaises, mais je vous indique bien sûr une recette pour la faire vous-même (qui habite à côté d’une épicerie japonaise, hein ?)


samedi 23 novembre 2013

Rouleaux d'hiver


Après ma version des rouleaux de printemps vietnamiens, voici un clin d’œil à la recette avec ces rouleaux d’hiver, cuits au four, qui combinent du poulet, des légumes sautés et du fromage bleu. Un mélange étonnant et délicieux. Régal assuré et succès auprès des enfants.



lundi 4 novembre 2013

Croque Altkirch


Quand Pétronille est rentrée d’Alsace en me parlant d’une excellente choucroute achetée sur le marché, j’ai réalisé que je ne savais pas ce qu’étais une excellente choucroute. Mes expériences en la matière se limitent à la cantine (donc probablement issue d’une boite de conserve de 15 Kg), ou à un souvenir d’enfance traumatisant dans une taverne bavaroise sous barnum de foire-expo, à écouter yodler des messieurs en culotte de velours et chapeau à plumes, assise devant un plat de saucisses rouges plus grosses que moi et de chou auquel je n’ai jamais touché. 
L’Alsace c’est à peu près aussi exotique pour moi que la Thaïlande, alors à défaut de savoir préparer une vraie bonne choucroute, j’ai allongé ma liste de sandwiches inédits avec un croque au raifort, choucroute (achetée toute faite), saucisse de Strasbourg et munster. Délicieux…




vendredi 6 septembre 2013

Kuah Lodeh (Malaisie)

Ça faisait un bail qu’on était pas partis en voyage, alors prenez votre sac à dos, je vous emmène en Malaisie. La cuisine malaisienne est un mélange d’influences :  indonésienne, indienne, thaï et chinoise. Donc une variété de saveurs et de parfums qui me font craquer, comme toutes les cuisines d’Asie du Sud Est, et un point commun : le piment .


Je vous présente aujourd’hui un plat populaire en Malaisie et Indonésie (Java) : le Kuah Lodeh, ragoût de légumes au lait de coco que vous pourrez manger avec du riz ou plus typiquement comme là-bas du gâteau de riz. Vous aurez besoin d’un certain nombre d’ingrédients exotiques pour faire ce plat alors si vous n’êtes pas habitués aux rayons de votre supermarché asiatique voici un petit guide pratique. L’avantage de la plupart de ces ingrédients est qu’ils se congèlent (le premier marchand asiatique est à 100 bornes de chez moi, alors quasiment tout ce que j’utilise est en conserve ou au congélateur) .



mardi 25 juin 2013

Colcannon (Irlande)

Voici une recette traditionnelle irlandaise à base de pommes de terre, chou, oignon nouveau ou ciboule, traditionnellement associée à Halloween,  parfaite donc en ce mois de Novembre ininterrompu depuis 45 semaines. Pour ceux qui liront le blog après l’Armageddon, il pleut de façon ininterrompue depuis 5 mois, en cette région frontalière avec l’Espagne, les températures maximales ont atteint 21°C pendant 48 heures, il y a 3 semaines et depuis flirtent avec les 13°-15°, et tous les cours d’eau sont sortis de leurs lits.

Nous sommes fin Juin 2013, 6 mois après une fin du monde Maya qu’on a d’abord crue ratée, mais qui semble s’annoncer longue et douloureuse…

Colcannon vient du gaélique cal ceannann (chou à tête blanche) et la recette remonte probablement au 17e siècle après l’introduction de la pomme de terre en Europe. C’est un plat réconfortant, très économique, qui fera aimer le chou à vos gamins et que l’on peut servir avec des saucisses (ici servi avec de la saucisse de Morteau) ou du lard. Allez, courrez allumer la cheminée ou brûlera votre feu de la St Jean et chantez avec moi :

Did you ever eat Colcannon, made from lovely pickled cream?
With the greens and scallions mingled like a picture in a dream.
Did you ever make a hole on top to hold the melting flake
Of the creamy, flavoured butter that your mother used to make?"
"Yes you did, so you did, so did he and so did I.
And the more I think about it sure the nearer I'm to cry.
Oh, wasn't it the happy days when troubles we had not,
And our mothers made Colcannon in the little skillet pot."





samedi 15 juin 2013

Raviolis asiatiques sautés au porc

Une recette de raviolis à tomber par terre et … relativement rapide. Je dis relativement en cela que j’ai utilisé des carrés de pâte à wonton toute faite (vous pouvez les surgeler quand vous les achetez, j’en ai toujours un ou deux paquets au congélateur) et me suis donc épargné la confection et le découpage de la pâte. Il vous restera quand même à façonner et cuire les raviolis mais honnêtement comparé à l’épopée des Momos népalais, c’est une douce plaisanterie.

Une chose est sûre, ils sont meilleurs que n’importe quel truc surgelé que vous pourrez acheter dans le commerce, alors n’hésitez pas à vous faire plaisir en épatant les copains. Enjoy !!




mardi 16 avril 2013

"Lasagnes" de chou


Je vous l’accord le mot « lasagnes » est un peu usurpé. Quoi qu’étymologiquement rien ne m’empêche de l’utiliser, puisqu’il viendrait du grec « lasanon », qui désignait un pot de chambre, avant d’être adopté par les italiens comme nom du récipient de cuisson des vraies lasagnes, composées de couches successives de pâtes et de ragu’ (sauce à la viande). Ici une sauce à la viande hachée, tomate et riz alterne avec des couches de feuilles de chou et de fromage (mais pas de béchamel), pour un plat équilibré, très goûteux et parfumé adapté de Kaly’n kitchen. Si vous préférez un goût de chou moins présent, plus digeste et fondant, blanchissez-le quelques minutes dans l’eau bouillante avant de le couper et de le faire revenir. J’ai réalisé la recette sans le blanchir, ce qui donne un plat plus parfumé, et un chou plus croquant.






vendredi 3 août 2012

Les Momos (Népal)


Depuis que j’ai posé, jusqu’à nouvel ordre mon sac à dos, Pétronille est devenu mon fournisseur officiel d’exotisme, de photos de voyages et surtout de bouquins de cuisine improbables. Pétronille m’a donc rapporté un petit livre de son dernier trek au Népal.

Magnifique idée, car honnêtement même en l’absence de tout empêchement vital, je ne serais JAMAIS allée le chercher moi-même. Un pays où les déplacements ne se font que verticalement, avec de rares passages à l’horizontale limités à des ponts suspendus branlants au-dessus de 300m de vide, encombrés de troupeaux de buffles, comment dire …

Le Momo, sorte de raviolo originaire du Tibet, est souvent végétarien. Moi, non.

Et quand le « momo » est farci à la viande, c’est essentiellement du buffle, parfois du poulet. Or la viande disponible sous nos latitudes, la moins éloignée du buffle : c’est le bœuf. Alors oui, paradoxe sans doute, d’avoir fait des « momos » au bœuf alors qu’ils viennent précisément d’un pays ou la vache est sacrée, mais mon propos est ici uniquement gastronomique et non religieux. Si en plus du goût vous voulez garder strictement l’esprit Népalais de la chose, remplacez le bœuf par du poulet, ou par des carottes pour une version végétarienne.