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samedi 11 août 2018

Mandu (Corée)


La suite du tour du monde des raviolis, avec les mandu coréens, des raviolis à la viande (mais on peut aussi faire une version au kimchi, le chou coréen fermenté). Ces raviolis auraient été importés en Corée par les mongols, au XIVe siècle sous la dynastie Goryeo. Ce fut l'un des premiers plats ayant permis la réintroduction de la viande dans une Corée qui était à l’époque essentiellement bouddhiste et végétarienne. Une chanson datant de cette époque, appelée « Ssanghwajeom », raconte d'ailleurs comment des Ouïgours ont ouvert une échoppe à raviolis en arrivant en Corée, et eurent un franc succès auprès de la population locale.

Les mandu peuvent être cuits à la vapeur, frits, ou grillés comme je vous les présente ici (poêlés d’abord à l’huile puis la cuisson se termine à couvert en rajoutant un peu d’eau), voire en soupe. Vous pourrez en trouver donc de toutes formes, farces et type de cuisson si vous allez en Corée, d’autant que c’est un plat saisonnier dont la farce peut changer en fonction des ingrédients disponibles.

Ici c’est une version très classique que je vous présente, avec une farce composée d’un mélange de viandes. J’ai également utilisé des feuilles à ravioles toutes prêtes achetées au rayon frais du supermarché asiatique (le plus long de la recette étant bien évidemment la réalisation de ces feuilles à ravioles si vous les faites vous-même).



samedi 26 mai 2018

Sandwich à l'oeuf (Corée)


Si vous voulez devenir la reine ou le roi de la saison des pique-nique qui vient de commencer, dégainez cette arme fatale : Le Korean egg toast. Pour faire simple, un sandwich à l’omelette grandement amélioré, complet (œufs, légumes, fromage, jambon…), qui tient au corps et qui a fait l’unanimité absolue chez tous les testeurs.
En Corée, c’est depuis une vingtaine d’années un petit déjeuner à emporter qui se vend dans des stands de rue, rien de vous empêche de faire de même, de le mettre dans votre gamelle pour déjeuner sur le pouce, ou de l’instaurer en dîner du dimanche soir. Et découpé en petit carrés en apéro/tapas, ça ne doit pas être mal non plus...


dimanche 11 juin 2017

Gaji-namul : Aubergines à la Coréenne

La saison des aubergines arrive, yeah ! Outre nos classiques recettes de riste ou de ratatouille, les pays asiatiques regorgent de préparations délicieuses pour les accommoder. J’avais posté l’an dernier une recette au miel et soja, voici maintenant une version coréenne bien relevée, délicieuse et tout à fait diététique sans cuisson à l’huile de ce légume-éponge (ici, on cuit les aubergines à la vapeur). Inspirée une fois de plus par l’excellente Maangchi.

D'autres recettes d'aubergine de chez nous ou d'ailleurs ? C'est PAR ICI.
D'autres recette coréennes ? C'est PAR LA.

dimanche 5 mars 2017

Tteok sautés aux légumes et au bœuf ( Corée)

Je voulais faire goûter à Plectrude les tteok, ces bâtonnets de farine de riz coréens, mais la recette moderne des tteokbokki largement assaisonnés de gochujang (pâte de piment) était beaucoup trop relevée pour qu’elle puisse en avaler une bouchée.
Je me suis donc inspirée d’une photo trouvée sur l’Instagram de mon ajumma préférée, Maangchi, qui avait fait sauter ses tteok avec des légumes et du bœuf mariné. Pas un gramme de piment, ce qui rend la recette appréciable par tout le monde, tout en étant très savoureuse et parfumée.
Cette recette se rapproche de la façon originelle de cuisiner les tteok à la court royale à l’époque de la dynastie Joseon (1392-1910) et ce jusqu’au XVIIIe siècle (gungjung-tteok-bokki),  dans une sauce brune à base de soja.



lundi 15 août 2016

Japchae (Corée)

Alerte, alerte, ce plat est un vrai régal. Je ne sais si parce qu’il est objectivement, totalement indéniablement délicieux, ou parce que j’ai mis un temps fou à le faire et qu’il le valait bien. Le secret de la réussite du Japchae, c’est de cuire séparément tous les ingrédients (même les blancs et les jaunes des œufs). c’est très long, mais ces légumes croquants, ces vermicelles imbibés de sauce et cette viande de bœuf marinée, tendre et saignante... que dire ?
J’ai balayé un certain nombres de recettes avant de trouver celle qui m’a le plus convaincue (et la plus longue à faire, bien sûr) sur le très beau site de My Korean Kitchen, que j’ai faite avec quelques adaptations. 

Plat datant de la dynastie Joseon (XVIIe siècle) où il était uniquement composé de légumes, la recette a évolué jusqu’à celle que l’on connait depuis le début du XXe siècle : Comportant de la viande de bœuf et surtout à base de dangmyeon, des vermicelles transparents de fécule de patate douce. Evidemment assez difficiles à trouver (même dans l’épicerie chinoise du quartier) car ils sont vraiment typique de la Corée, je vous ai mis dans la recette un lien pour en acheter en ligne .A défaut bien évidemment vous pouvez les remplacer par des classiques vermicelles de riz que vous trouvez au rayon exotique de n’importe quel supermarché, ou bien, pourquoi pas, en version « minceur » par des shirataki de konjac, cette plante japonaise miraculeuse dont on fait des nouilles à quasiment zéro calories avec les tubercules.(Le konjac n’a strictement aucun goût et prendra donc tout celui de la sauce).
Dernier point important, ce plat ne comporte absolument pas de piment (ce que change des dernières recettes coréennes que j’ai mises en ligne) et plaira à tout le monde, enfants compris.

Lancez-vous donc, ça prend un peu de temps (et de vaisselle  J) mais il le vaut bien !

Cliquez sur les articles un peu exotiques dans la recette pour avoir des explications ou des liens d'achat pour les personnes n'ayant pas accès à des épiceries asiatiques. Ces liens sont à titre purement indicatif, je n'ai aucune affiliation avec les sites en question et aucun de mes articles n'est sponsorisé.




dimanche 7 août 2016

Oi-Muchim : Salade de concombre au piment (Corée)

Je crois qu’on a fait un peu le tour du monde de la façon d’accommoder des concombres (en tout cas, le tour de l’Asie). 
Après des makis de concombre façon Japon , le classique raïta indien, l’acar darat malaisien , l’ajat thaïlandais , le concombre à l’aigre-doux chinois , et une version bien européenne menthe-ricotta, voici bien évidemment maintenant la version coréenne du genre, pleine de piment, bien sûr : Le Oi muchim. 
Très facile à faire, ce plat trèèèèèès relevé ne se sert jamais seul mais en accompagnement, à picorer en petite quantité autour d’un plat principal et de riz blanc. Vous pourrez donc le servir avec les quelques plat coréens dont vous trouverez ici les recettes : Le Dak Galbi  ou le Bulgogi, et l’accompagner d’autres side dishes comme le chou braisé , du classique kimchi (chou fermenté), ou cette salade de pousses de soja . Et à vous servirez ainsi un typique repas coréen, la table remplie de petits plats (allez, courage ! J)

Les liens dans la recette sont à titre purement indicatif pour vous aider dans l'identification et l'approvisionnement des ingrédients. Je n'ai aucune affiliation avec les sites en question, j'achète les ingrédients que j'utilise et, à ce jour, mes articles ne sont pas sponsorisés.



vendredi 29 juillet 2016

Dak Galbi (Corée)

On repart faire un petit tour en Corée (c’est un peu la thématique du moment J) avec un grand classique (enfin pas séculaire non plus, puisque créé dans les années 60) de la ville de Chuncheon : Le Dak Galbi. C’est un plat de poulet mariné dans une sauce à base de piment (évidemment !), sauté avec du chou, de la patate douce, des oignons et des gâteaux de riz.

Plat abordable et très copieux, dans les restaurants, il est cuit directement dans un plat en fonte sur la table des convives qui piochent dedans au fur et à mesure de la cuisson. Donc très convivial. (Ne manquez pas la petite vidéo en fin d’article)

Quand il ne reste qu’environ une portion au fond du plat avec un peu de sauce, on y verse une portion de kimchi (chou fermenté épicé) et du riz blanc dans le plat, parfois même … du fromage (moi je n'en ai pas mis) et on mélange le tout.

Cliquez sur les articles un peu exotiques dans la recette pour avoir des explications ou des liens d'achat pour les personnes n'ayant pas accès à des épiceries asiatiques. Attention c'est à titre purement indicatif, je n'ai aucune affiliation avec les sites en question, aucun de mes articles n'a jamais été sponsorisé. 



dimanche 17 juillet 2016

Bulgogi de "sot-l'y-laisse" (Corée)

J’ai mis des lustres à comprendre le jeu de mots ! Quand j’étais petite ce truc qu’on se disputait tous à table sur le poulet du dimanche midi (et en général, c’était Tata Maïté la plus rapide), je croyais que c’était vraiment le nom scientifique d’une partie du cul du volatile, et j’ai cru pendant des années que ça s’écrivait « solilèce ». Mouahaha….Mouais.

Bref, c’est donc à un âge ridicule que j’ai enfin compris que le nom de « sot-l’y-laisse » était donné à ces deux petits morceaux bien tendres, situés sur le dos au-dessus du croupion, parce qu’il faut être idiot pour les laisser. Depuis, la table du dimanche s’étant considérablement réduite, je me dispute régulièrement le sot-l’y-laisse à moi-même, avec un taux écrasant de succès.

Quelle ne fut donc pas ma surprise de trouver il y a peu au supermarché, des barquettes remplies de cette merveille. Je me suis précipitée dessus. Et bien voyez-vous, c’est moins bon quand c’est pléthorique. C’est plus drôle et savoureux quand il n’y en a que deux pour lesquels il faut se battre. Même contre sa main gauche. Certes c’était quand même très bon (et surtout beaucoup plus tendre que des blancs de poulet), mais pas aussi bon que celui qu'on détache soi-même du croupion.

J’ai décidé de les cuisiner en bulgogi. Le bulgogi (« viande au feu ») c’est le barbecue coréen, plus fréquemment fait avec du bœuf mariné puis grillé (mais il existe aussi des variantes au porc dwaeji bulgogi , ou au poulet dak bulgogi.

Si vous avez une plancha ou une pierrade c’est l’idéal afin que chacun cuise sa viande directement sur a table, mais vous pouvez bien évidemment la servir déjà cuite. Pour la manger à la coréenne, préparez quelques belles feuilles de salade qui vous serviront à envelopper la viande et la manger en bouchées.



mardi 14 juin 2016

Chou braisé à la Coréenne

Après plusieurs échecs consécutifs (enfin soyons honnêtes j’ai lâché l’affaire au bout du 2e ) de fabrication de kimchi, ce magnifique choux fermenté coréen que je me contente maintenant d’acheter en conserve, je me suis résolue au fait que la fermentation n’était pas mon truc. Point de recette de kimchi donc ici, pour cela je vous laisse aller chez Luna, spécialiste de la fermentation qui vient d’ailleurs de sortir un livre sur le sujet.

Revenons donc à nos moutons, à défaut de le fermenter, j’ai décidé de braiser mon chou avec des ingrédients classiques de la cuisine coréenne : de l’ail et du gochujang (pâte de piment… fermentée).

Résultat excellent relevé, parfumé, savoureux. En revanche, prévoyez large, le chou chinois entier une fois braisé va diminuer au moins de moitié de volume. Excellent en accompagnement de viandes, volailles ou servi avec du riz parfumé.


mardi 5 avril 2016

Tteokbokki ( Corée)

Street food coréenne par excellence, introuvable à 300 Km à la ronde de chez moi, j’ai dû donc me résoudre pour regarder un K-drama dont chaque épisode inclut une thématique culinaire : Eating Existence (les connaisseuses comprendront, pour les autres passez directement à la ligne suivante avant que le rouge du drapeau des matins calmes n’échauffe mes joues cachées sous un masque TonyMoly), à cuisiner moi-même des Tteokbokki.

C’est simple, vite fait à condition d’avoir les ingrédients sous la main (heureusement maintenant avec internet on y arrive facilement), et juste délicieux à condition bien sûr d’aimer… le piment : c’est vraiment relevé !

Les tteok sont des « gâteaux » de riz, ou plus exactement des bâtonnets de pâte de farine de riz, ronds, courts et épais. N’ayant aucune épicerie coréenne à proximité je n’ai pas eu le courage comme Macaronnette, de les confectionner moi-même et me suis rabattue sur leurs cousins trouvés dans une épicerie chinoise : maigrelets, un peu carrés sur les bords, et un peu plus durs, ils étaient moins goûteux que les tteok coréens, mais ça a quand même fait l’affaire pour assouvir ma fringale !


jeudi 17 avril 2014

Kongnamul Muchim : Salade pimentée de pousses de soja (Corée)

Après le sublime Bibimbap qui faisait partie de mes recettes favorites 2013, à nouveau un petit tour en Corée avec ce légume mortellement ennuyeux qu’est le germe de de « haricots mungo », pour être exacte (oui j’ai mis « soja » dans le titre par abus de langage et parce que je n’avais pas la place).
  
Soyons honnête, ces pousses me font systématiquement penser à l’endive de Desproges (sauf que l’endive a plus de goût !).

« La caractéristique de l’endive est sa fadeur : l’endive est fade jusqu’à l’exubérance.
Sa forme, qu’on peut qualifier de n’importe quoi, genre machin, est fade.
Sa couleur, tirant sur rien, avec des reflets indescriptibles à force d’inexistence, est fade.
Son odeur, rappelant à l’amnésique qu’il a tout oublié, est fade.

Son goût, enfin, puisque, dit-on, de nombreux pénitents mystiques préfèrent en manger plutôt que de crapahuter sur les genoux jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle, atteint dans la fadeur gastronomique des sommets que le rock mondial frôle à peine dans la pauvreté créatrice. »

Je l’aime bien pourtant à peine sauté, quand il apporte du croquant à un plat cuisiné au wok, ou cru dans les rouleaux de printemps. Et bien la Corée, qui ne met pas du piment que dans ses films complètement déjantés*, en a fait une salade diablement relevée qui confère tout à coup un certain sex-appeal à la pousse de haricot…




dimanche 30 juin 2013

Bibimbap : Le goût de l'harmonie (Corée)


J’ai vu pour la première fois la photo de ce plat sur La Table de Diogène est ronde, il m’a laissée bouche bée. Quand je vous dis que la beauté se mange ! Il eut pu contenir n’importe quoi, il était tellement beau qu’il fallait sur le champ que je le gouttasse. 






Le secret du bibimbap, outre son nom phonétiquement charmant qui veut dire « riz mélangé » en coréen, est la présentation presque chorégraphiée d’ingrédients divers (qui peuvent aller jusqu’à 30 !!) au-dessus d’un bol de riz blanc, à mélanger au moment de la dégustation : Le goût de l’harmonie.






Il existe plusieurs versions du plat en Corée, selon sa composition et la sauce d’accompagnement, épicée ou non. Le plus connu est le Jeonju bibimbap, avec une dizaine d’ingrédients dont des germes de soja et une sauce très relevée au piment fermenté. Libre à vous donc de choisir les ingrédients qui composeront votre bibimbap = Germes de haricot mungo, concombres, courgettes, épinards, radis noir (daikon), champignons variés, tofu, salade, poisson, poulet, bœuf…

Celui que je vous présente ici est forcément une version simplifiée (7 ingrédients seulement en plus du riz) faite avec les réserves du placard, et qui ma foi s’est avérée absolument délicieuse et a eu grand succès auprès des convives, Plectrude comprise !


Sauce coréenne pimentée


Cette sauce relevée au piment s’accommode parfaitement avec le bibimbap.



  • 3 CS de Gochujang (pâte de piment fermentée) – A défaut sauce Sriracha
  • 3 cc de sucre (ou miel)
  • 4 cc d’huile de sésame


Mélangez simplement les 3 ingrédients.



Joyeux appétit !