Si vous voulez devenir la reine ou le roi de la
saison des pique-nique qui vient de commencer, dégainez cette arme fatale :
Le Korean egg toast. Pour faire simple, un sandwich à l’omelette grandement
amélioré, complet (œufs, légumes, fromage, jambon…), qui tient au corps et qui
a fait l’unanimité absolue chez tous les testeurs.
En Corée, c’est depuis une vingtaine d’années
un petit déjeuner à emporter qui se vend dans des stands de rue, rien de vous
empêche de faire de même, de le mettre dans votre gamelle pour déjeuner sur le
pouce, ou de l’instaurer en dîner du dimanche soir. Et découpé en petit carrés
en apéro/tapas, ça ne doit pas être mal non plus...
Après toutes ces recettes de base vous vous doutiez bien que la pièce de résistance allait enfin arriver : Le bol de nouilles ! La cuisine japonaise regorge de nouilles de toutes sortes, les plus connues hors du Japon étant sans doute
les ramen, ces longues et fines
nouilles de blé importées de Chine, popularisées dans les manga et souvent servies dans un bouillon avec viande ou crustacés
et garniture aromatique.
RAMEN
Les udon sont,
elles, des nouilles de blé plus traditionnelle, blanches, épaisses, à la texture
assez molle et élastique et au goût neutre qui se servent en bouillon, sautées,
voire froides.
UDON
Les somen
sont des nouilles de blé d’une extrême finesse (moins de 1,3 mm) préparées
avec de l’huile végétale et séchées à l’air libre avant d’être découpées et
préparées pour la vente en petits fardeaux. Elles sont très souvent servies
froides en plat estival.
SOMEN
Et enfin les soba sont des nouilles aussi très fines faites àbase de farine de sarrasin exclusivement, donc
sans gluten, (attention de bien lire les emballages toutefois, l quasi-totalité
vendues dans les épiceries asiatiques en France sont faites d’un mélange
blé/sarrasin, vous trouverez plus aisément des 100% sarrasin dans les magasins
bio comme ICI ou LA). Elles ont un goût très prononcé par rapport aux trois précédentes.
C’est une recette inspirée de Sonoko Sakai que je
vous propose aujourd’hui, avec ces nouilles de caractère dans un bouillon
parfumé et du poulet, pour un repas complet et nourrissant.
Un petit déjeuner du côté de Singapour ou de la
Malaisie, ça vous dit ? Il suffira de tartiner votre pain griller de cette
confiture d’œufs et de coco, appelée kaya.
Sa texture très crémeuse et onctueuse, sa couleur caramélisée et son parfum
de coco et de feuilles de pandanus vous
dépayseront sans vraiment vous dépayser, c’est doux et sucré et cela s’incorporera
mieux à votre petit déjeuner habituel que la bouillie de riz au poisson séché
par exemple.
La recette est simple, mais le plus dur sera
sans doute de trouver de la feuille de pandanus (pandan ou baiteul) qu’il vous faudra aller chercher dans une
épicerie asiatique (ou lien dans la recette). Il se trouve aussi en pâte ou en poudre. C’est cette
feuille assez étroite et allongée dans laquelle on enveloppe par exemple les
bouchées de poulet que vous pouvez trouver dans les restaurants thaïs, avant de
les faire frire. A défaut vous pouvez même l’omettre, il manquera ce petit
parfum tout à fait typique mais le résultat sera néanmoins délicieux.
Attention : Cette recette requiert de la
patience et un bon bouquin (à moins que vous sachiez jouer à Candy Crush d’une
seule main) car vous aller devoir vous asseoir devant la casserole et touiller
jusqu’à ce que la consistance parfaite soit obtenue. Sinon je vous ai mis une
petite tricherie en cours de route qui vous permettra d’éviter la tendinite. Courage,
c’est bon !
Une salade est toujours bienvenue quand les
chaleurs arrivent, mais qui dit salade ne dit pas forcément insipide tristesse végétale.
On est ici sur la version américaine de la salade: de la verdure certes, mais
aussi plein d’autres couleurs et du bacooooooon pour un résultat qui tient au
corps et plaira même à ceux qui disent encore que la salade n’est pas un repas. Elle
tiendrait son nom de Robert Cobb, propriétaire dans les années 30 du restaurant
Brown Derby à Hollywood , qui l’aurait inventée
en rassemblant tous les restes de son frigo pour assouvir une fringale nocturne, enfin, lui ou bien son chef de cuisine qui l’aurait créée en son honneur. Bref comme
toutes les légendes, plusieurs versions coexistent, mais peu importe tant que
le résultat perdure…
Cette salade dans sa version traditionnelle
comporte des éléments incontournables servis juxtaposés dans un grand plat : De
la ou des salades (romaine, laitue, cresson), de l’avocat, du fromage bleu, des
tomates, de la ciboule/ciboulette, du poulet rôti, du l’œuf et du bacon bien
grillé. Le tout servi avec une classique vinaigrette à la française au vinaigre
de vin rouge. Yeah ! C’est beau, c'est à la portée de tous, c'est une explosion de couleurs et c’est bon.
D’autres recettes de SALADES du monde entier: C’est par ici !
D’autres recettes des US : C’est par là !(Surtout ne passez pas à côté du Beurre Frit, on ne s'en lasse pas !).
Une recette toute simple à faire avec des produits
du placard, économique et très savoureuse avec cet ingrédient magique et
versatile qu’est la lentille corail et qui s’accommode de mille façon, en
ragoût, en potages en beignets… Vous en voulez davantage ? Voici quelques
idées de Quoi faire avec des lentilles corail.
Voici un bol qui sauve la mise pour les repas
du soir avec un frigo vide et peu d’inspiration. Succès assuré auprès des
enfants, l’oyakodon est un donburi (bol à base de riz recouvert de
viande, poisson et/ou légumes) dont les principaux ingrédients sont le poulet
et l’œuf. Il tient justement son nom de la filiation l’un et l’autre, oyako signifiant « parent et enfant »,
et est né à Tokyo à la fin du XIXe siècle dans un restaurant qui le sert
toujours : Tamahide
A condition d’avoir un peu de dashi et de mirin dans ses placards, c’est un dîner rapidement préparé et vite
dévoré.
Cet article n’est PAS
sponsorisé. Les liens vers les sites marchands contenus dans la recette sont
uniquement fournis à titre indicatifs pour vous aider dans l’identification et
l’approvisionnement des ingrédients. Je n’ai aucun partenariat avec les
sites en question.
Pendant toute mon enfance j’ai appelé ça « la
soupe à l’œuf ». C’était le nom qu’on lui donnait à la maison et j’ai
découvert très tardivement que le nom réel de ce potage, très commun dans les
campagnes landaises ou girondines, était le tourin à l’ail. Je n’avais d’ailleurs pas imaginé
à l’époque qu’il y avait de l’ail dedans, sinon je n’en aurais probablement
jamais mangé. Or j’adorais ça. C’était souvent la soupe du dimanche soir que
Tata Maïté maîtrisait à la perfection, servie avec des tranches ou des croûtons
de pain. Je n’ai pas retrouvé sa recette (en avait-elle au moins une ?)
dans ses carnets de cuisine, alors j’ai fait un mix de recettes glanées çà et
là.
Le résultat fut presque celui de mes souvenirs.
Presque….
A la maison quand j’étais enfant, on avait l’habitude
de faire des omelettes avec à peu près n’importe quoi. D’abord des produits du
jardin ou de la forêt, la très classique pommes de terre-oignons, girolles,
cèpes, mais aussi asperges vertes ou piments doux des Landes (la préférée de la
famille), la plus inédite omelette aux graisserons de canard (si, si, pas léger-léger
hein ?) et le must pour moi, celle que Tata Maité avait baptisée « l’omelette
aux nouilles » faite avec à peu près n’importe quel reste de pâtes cuites
de la veille.
J’ai gardé cette habitude de casser des œufs dans
à peu près n’importe quoi quand je manque d’énergie, d’envie et d’inspiration
culinaire après 10 heures de boulot et 1 d’aide patiente et attentive aux
devoirs et au développement personnel de ma progéniture (putain de bordel de
merde sors du dessous de cette table basse où tu te planques depuis 20 minutes, par
pitié il est 19h45, tu vas finir par la faire ta lecture à la con ??).
Aujourd’hui c’était une omelette végétarienne
mais néanmoins savoureuse : Épinards et Feta.
L’Okonomiyaki est par
définition un plat d’assemblage dont vous ne trouverez évidemment pas deux
versions identiques. Ce plat, dans sa forme actuelle, a été créé dans les
années 30 au Japon, et se résume à une pâte à « crêpe » sur laquelle
on fait un empilage de garnitures et sauces variées. Deux versions principales
se tirent la bourre, la version d’Osaka où les ingrédients sont mélangés à la
pâte, et la version d’Hiroshima (ici présentée) où ils sont empilés en couches
au-dessus de ce fin pancake.
L’Okonomiyaki est un repas économique, fait
d’ingrédients simples et qui contient à lui seul la ration calorique
quotidienne d’un sumo Yokozuna. Après vous en être régalés, vous pourrez donc escalader
le mont Fuji en geta sans ravitaillement supplémentaire, quoique bien grande
est la probabilité que vous vous avachissiez mollement sur le futon le plus
proche.
La recette que je vous présente aujourd’hui, est
inspirée par Francis.
Je ne sais pas pourquoi, je ne vous sens pas
frémissants à l’idée de découvrir qui est ce nouvel éphèbe dans ma vie. OK, OK,
tous les Francis de votre connaissance ont l’âge de la retraite, je crains même
que certaines personnes de mon lectorat, probablement nées après l’effondrement
du bloc soviétique, ne connaissent aucun Francis du tout (premier moment de
solitude).
J’avoue. Mon Francis a les cheveux gris. Très
gris. Mais quels cheveux ! Alors là je défie toutes les beautistas qui me
suivent (deuxième moment de solitude) de trouver sur le marché un seul
après-shampoing gainant-densifiant- ultra volumateur dont l’efficacité puisse
rivaliser avec la spectaculaire tignasse soyeuse de mon Francis.
Et là je sens bien que vous êtes toutes en
train de me visualiser aux fourneaux avec un chanteur à cuissardes dont la
queue de cheval trempe dans le faitout !
Rappelez-donc fissa votre imagination
galopante, je vous présente Francis.
Francis est le seul caniche digne d’intérêt que
je connaisse (j’en ai eu 2 dans une vie antérieure, je sais de quoi je parle),
puisque Francis, avec une patience d’ange, un délicieux accent et son insolente
indéfrisable vous explique des tonnes de recettes japonaises sur Youtube. Voici
le lien de sa chaîne, si vous êtes à peine un chouia anglophone vous devriez y
découvrir des trésors. Je vous conseille d’ailleurs de visualiser la vidéo de
l’Okonomiyaki pour bien saisir le système de l’empilage (ne vous inquiétez
nullement, la première fois ça va de toute façon fatalement lamentablement s’effondrer !).
Pour la sauce Okonomi, vous en trouverez toute
prête en bouteille dans les épiceries japonaises, mais je vous indique bien sûr
une recette pour la faire vous-même (qui habite à côté d’une épicerie japonaise,
hein ?)
Drôle de nom pour de la
nourriture … C’est pourtant un des sandwiches préférés des américains,
popularisé dans les années 50 : Bacon-Lettuce-Tomato (en bon langage du Sud
Ouest : Ventrèche-Sucrine-Cœur de Bœuf). Avec du pain de mie toasté coupé
en triangle bien sûr. Simple, rapide, pourtant goûteux et sans doute plus prout-prout
qu’il n’y parait puisque, coincée pendant 4h30 heures à Orly cette semaine, j’ai
dégusté son cousin dans un fauteuil crapaud en velours, chez Ladurée.
Pour 22€.
A ce prix-là j’y ai vraiment
mis tout mon cœur et 4 heures d’occupation ininterrompue de leurs banquettes en
velours …
Sauf à être, comme moi, recluse
pour raisons strictement professionnelles dans un aéroport, et fortuitement ( J ) tombée sur un salon de thé
de luxe, économisez donc 20,5 € et faites votre BLT chez vous.
J’ai même poussé le vice en
rajoutant de l’œuf dur pour le rende encore plus gouteux. Le seul petit
problème ? Le manger sans fourchette et sans rien faire tomber. Personnellement
j’essaye encore…
La morue, pour moi, c’est la
brandade : plat aussi épouvantable que l’aligot parce qu’on peut engloutir
en quelques minutes une quantité astronomique de nourriture sans avoir besoin
de mâcher, ou les accras, mémorables, achetés dans un camion au bord d’une
route et dégustés sur une plage de Martinique. Bref, la morue j’en ai mangé pas
mal, mais je n’en avais jamais cuisiné.
Jusqu’au jour où je suis
tombée dans une KitchenTrotter box sur cette recette portugaise qui m’a autant
intriguée celle de l’omelette aux chips :
Le Bacalhau a Braz (du nom du Tavernier qui l’aurait inventé à Lisbonne), morue
cuisinée avec des pommes paille et beaucoup d’œufs. Goûteux, onctueux, parfumé et
super vite fait (avec des pommes pailles en sachet, bien sûr, et sans compter
le dessalage de la morue) : Un vrai régal !
Dans mes années étudiantes, au
siècle dernier, j’étais championne toutes catégories des tagliatelle carbonara : C’était moi qui mettait le plus de
crème de toute la promo !
Les tagliatelle carbonara c’était LE PLAT étudiant par excellence, dont
la « maîtrise » (avec tous les guillemets qui s’imposent) commençait
dès les soirées de bizutage où ces gros cons de 2e année venaient s’inviter
à dîner chez nous. Gros lardons premiers prix, gros pot de crème fraîche et ersatz
de parmesan en abondance. C’était gras, lourd avec l’avantage de bien absorber
l’alcool qui suivait. Parfois même il précédait, alors là les tagliatelle étaient trop cuites, les
lardons remplacés par du jambon et le parmesan par de l’emmental. Ou vice
versa.
Après cette entrée en matière
fort peu glorieuse (que ceux qui n’ont pas fait d’études dans les années
90/2000 à l’époque où cuisiner ne passait pas à la télé me jettent la première
pierre), j’ai découvert bien plus tard, avec stupéfaction, que la vraie
carbonara ne contenait pas plus de crème que l’aïoli ne contient d’œuf. Ouch….
La vraie carbonara c’est du guanciale (joue de porc) ou de la pancetta (poitrine) que vous trouverez plus facilement, du pecorino et… du jaune d’œuf.
Point. Le résultat ? Très délicat, léger, parfumé et infiniment moins
lourd que la version étudiante de mes souvenirs (et oui, parce que depuis la
fin de mes études, je n’avais plus tenté de bétonner de la carbonara). Et puis
quel plat rapide et facile à préparer !
Ce sandwich estival très
frais et végétal est inspiré du Powerhouse
californien, un sandwich végétarien à base de pain de mie complet, de légumes
et surtout de graines germées. J’ai omis les germes car c’est un peu difficile
à trouver ici sauf en Biocoop et le rapport prix/goût n’est pas franchement exaltant.
Je les ai donc remplacé par des pousses d’épinards frais.. La version 2 étages
c’était pour la photo. C’est très beau mais je vous la déconseille vivement si
vous voulez maintenir un tant soit peu d’élégance à table, contentez-vous d’un
sandwich normal entre deux morceaux de pain quitte à en manger deux.
Le rouge - basque - de la honte envahit mon
visage d’albâtre pour oser vous le présenter en l’état, c’est-à-dire bancal,
inachevé, amputé de son ingrédient essentiel (et mon ingrédient
préféré devant même l’ingrédient principal qui est le merlu) : Les
palourdes !
Seulement voilà, après un
après-midi de ratissage de l’ensemble des supermarchés du TDCDM (où il n’y a aucun artisan poissonnier), je ne suis tombée que sur des moules à la gueule grande
ouverte, des coques bouche-bée et quelques palourdes à l’agonie
qui se refusèrent à fermer leur bec malgré mes coups de doigt sur le croupion.
Bref à moins de vouloir cuisiner des vibrions, j’ai dû renoncer, la mort dans l’âme
au meilleur du plat : La salsa verde
coincée au fond des coquillages…. Et je les ai remplacées par des gambas. J’en
pleure encore…
Le merlu Koskera (prononcez
Kochkéra) ou « Merluza a la Koskera »
tire son nom du quartier de la ville basque - côté espagnol - de Donostia (San Sebastian) où il a été cuisiné pour la première fois : el barrio koskero (correspondant plus ou
moins à l’actuelle Parte Vieja, tout
autour de l’église San Vicente). Au
XVI et XVII siècle ce port de pêche approvisionnait toute l’Europe en morue, congre,
sardines, thon, daurade et surtout merlu. C’est un plat simple, gouteux, très
facile à faire et qui mélange produits de la mer et légumes dans une délicieuse
sauce verte à base de persil.
La recette de fond de
placard par excellence. Ou plutôt de tiroir de congélateur. Je me promets
toujours que je vais faire du FIFO dans mon congélo ( First in/First Out, premier
entré premier sorti). Ça marche 3 jours, jusqu’à ce que le tiroir soit plein.
Et après, une fois par semestre je me vois dans l’obligation de tout vider pour
aller chercher les cadavres coincés sous 4 paquets plus
gros qu’eux. Bref.
Cette semaine j’ai décidé de partir à la chasse au « culs-de-sacs »,
ces fonds de paquets de légumes qui croupissent parce qu’il en reste trop pour
les jeter mais pas assez pour en faire quelque chose. Je ne vous donne pas de
proportions exactes, je n’en n’ai pas la moindre idée, la seule chose que je
sais c’est que le total de tous les légumes confondus faisait environ 850 grammes.
A vous de les répartir selon vos préférences ou vos fonds de tiroirs !
On
termine (pour cette fois) avec les pintxos avec cette mise en bouche aux
œufs de caille. Très facile à réaliser, prévoyez juste de la faire avec un
nombre d’invités limités - contrairement au Pintxo Primavera qui peut se
faire en grosse quantités - à moins que vous ayez une passion compulsive
pour l’écalage des œufs de caille. Dans
le cas contraire, croyez-moi, après le 10e vous m’aurez probablement
traitée de tous les noms d’ovipares.
Même
si la curiosité me pousse souvent à aller chercher des recettes aux antipodes,
je pourrais tout aussi bien vivre le restant de mes jours avec uniquement des œufs
et des patates. Quoi de meilleur qu’un œuf frit avec une tranche de ventrêche
grillée, ou un morceau de jambon de Bayonne passé à la poêle, aller-retour ?
Seulement voilà, c’est pas à la mode, et ça n’est pas non plus vraiment une
recette…J’ai aussi le souvenir des œufs de mon enfance, garnis d’une magnifique mayonnaise maison relevée d’une gousse d’ail et saupoudrés d’un mimosa de jaune
passé à travers un presse-ail. Alors pour combiner l’œuf, un semblant de
recette, et l’exotisme, voici des œufs cactus : une version mexicanisante de
l’œuf mimo, à l’avocat, à la coriandre et au piiiiiment ay ay ay… Et ne vous plaignez pas, je vous ai
épargné les mariachis en fond musical…
J’ai vu pour la première
fois la photo de ce plat sur La Table de Diogène est ronde,
il m’a laissée bouche bée. Quand je vous dis que la beauté se mange ! Il
eut pu contenir n’importe quoi, il était tellement beau qu’il fallait sur le
champ que je le gouttasse.
Le secret du bibimbap,
outre son nom phonétiquement charmant qui veut dire « riz mélangé »
en coréen, est la présentation presque chorégraphiée d’ingrédients divers (qui
peuvent aller jusqu’à 30 !!) au-dessus d’un bol de riz blanc, à mélanger
au moment de la dégustation : Le goût de l’harmonie.
Il existe plusieurs versions
du plat en Corée, selon sa composition et la sauce d’accompagnement, épicée ou
non. Le plus connu est le Jeonju bibimbap, avec une dizaine d’ingrédients dont
des germes de soja et une sauce très relevée au piment fermenté. Libre à vous donc
de choisir les ingrédients qui composeront votre bibimbap = Germes de haricot
mungo, concombres, courgettes, épinards, radis noir (daikon), champignons
variés, tofu, salade, poisson, poulet, bœuf…
Celui que je vous présente
ici est forcément une version simplifiée (7 ingrédients seulement en plus du
riz) faite avec les réserves du placard, et qui ma foi s’est avérée absolument
délicieuse et a eu grand succès auprès des convives, Plectrude comprise !
Voici de petites bouchées
rapides, enfantines à réparer, saines, avec juste des légumes, des œufs du
fromage et de la chapelure, ces petits « flans » sans lait ni crème
ni aucune matière grasse ajoutées feront un excellent accompagnement d’une
viande grillée ou en version mini, des amuse-bouche légers.
Bon ce n’est pas la
saison des courgettes, je sais, je sais, mais je n’avais pas la patience
d’attendre 6 mois pour tester ces mignardises en bénéficiant du surplus du jardin
bio de Pétronille alors je me suis contentée de la production espagnole vendue
à prix d’or dans les rayons du supermarché. Cette recette a l’avantage d’être
adaptable avec le panier de légumes de saison, alors restez en ligne, la
version « brocolis » sera publiée dans quelques jours.
Le quinoa est, à l’instar de la pomme de terre et du maïs, un aliment précolombien qui n’a pas bénéficié, au contraire des deux autres, du même enthousiasme des conquistadores à le rapporter sur le vieux continent. Sans doute à cause de son enveloppe de saponine, extrêmement amère, mais qui protège tellement la plante des prédateurs qu’elle n’a pas besoin d’être traitée pour être cultivée. Les qualités nutritionnelles de cette pseudo-céréale (eh oui, en réalité il est de la famille des épinards et des blettes !) ont été mises à jour dans les années 70 jusqu’à devenir aujourd’hui un aliment « branché », à haute teneur en protéines (16 à 18%), contenant tous les acides aminés essentiels et sans gluten.
Tellement branché que l’ONU a déclaré 2013 « année mondiale du quinoa ». Et tellement branché que les prix ont triplé, faisant baisser d’un tiers la consommation dans le premier pays exportateur du monde, la Bolivie, où, hélas de nombreux habitants ne peuvent plus s’offrir cette graine qui les a alimentés pendant des millénaires.
Pour tout vous dire je ne suis pas une grande consommatrice de quinoa, ça doit être la 3e fois que j’en cuisine, les deux premières ayant soulevé un enthousiasme très modéré chez moi : le quinoa, si ce n’est pas cuisiné avec des herbes, des épices ou des sauces …je trouve que c’est terriblement fade. Pour finir donc mon paquet, j’ai trouvé cette recette de frittate très alléchante sur un blog américain : SO VERY BLESSED
Résultat : Des mises en bouche, des snacks ou des repas du dimanche soir avec une salade, bref goûteux et parfaits en toutes circonstances (et ils se congèlent parfaitement !).