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samedi 11 août 2018

Mandu (Corée)


La suite du tour du monde des raviolis, avec les mandu coréens, des raviolis à la viande (mais on peut aussi faire une version au kimchi, le chou coréen fermenté). Ces raviolis auraient été importés en Corée par les mongols, au XIVe siècle sous la dynastie Goryeo. Ce fut l'un des premiers plats ayant permis la réintroduction de la viande dans une Corée qui était à l’époque essentiellement bouddhiste et végétarienne. Une chanson datant de cette époque, appelée « Ssanghwajeom », raconte d'ailleurs comment des Ouïgours ont ouvert une échoppe à raviolis en arrivant en Corée, et eurent un franc succès auprès de la population locale.

Les mandu peuvent être cuits à la vapeur, frits, ou grillés comme je vous les présente ici (poêlés d’abord à l’huile puis la cuisson se termine à couvert en rajoutant un peu d’eau), voire en soupe. Vous pourrez en trouver donc de toutes formes, farces et type de cuisson si vous allez en Corée, d’autant que c’est un plat saisonnier dont la farce peut changer en fonction des ingrédients disponibles.

Ici c’est une version très classique que je vous présente, avec une farce composée d’un mélange de viandes. J’ai également utilisé des feuilles à ravioles toutes prêtes achetées au rayon frais du supermarché asiatique (le plus long de la recette étant bien évidemment la réalisation de ces feuilles à ravioles si vous les faites vous-même).



mardi 22 mai 2018

Chao Shou : Raviolis au porc, sauce pimentée (Chine)



Nous partons en Chine pour la province relevée du Sichuan, où l’on sert dans les gargotes de rue ces délicieux raviolis vapeur farcis à la viande de porc et généreusement arrosés de sauce au piment.
En dialecte du Sichuan chao shou signifie « mains croisées » et se réfère au pliage particulier de cette raviole, dans des carrés de pâtes pliés en triangle et dont les pointes se superposent. Le pliage sera forcément la partie la plus longue de la recette qui, par ailleurs, se réalise assez rapidement en utilisant des feuilles à wonton déjà prêtes (achetée au rayon frais des supermarchés asiatiques).
Le résultat est un plat extrêmement goûteux et relevé, avec ce parfum si particulier du poivre du Sichuan.
Il est toujours difficile d’estimer le nombre de ravioles puisque cela dépend vraiment de comment vous les remplissez mais disons autour de 20-25.



D'autres recettes chinoises = PAR ICI
D'autres recettes de raviolis = PAR LA

vendredi 17 mars 2017

Fun Guo (Chine)

J’ai publié il y a quelques moi la recette de har gau, ces célèbres raviolis cantonais transparents aux crevettes, voici avec le même type de pâte, les fun guo, qui fleurissent tout autant sur les chariots de dim sum, farcis cette fois principalement de porc et de cacahuètes. Ils sont délicieux, et à moins d’avoir des allergiques aux cacahuètes parmi vos invités, ils devraient largement plaire au plus grand nombre.
Ma recette des plus simples. Vous en trouverez des versions plus sophistiquées contenant davantage d’ingrédients comme des radis marinés, des crevettes et des châtaignes d’eau, j'ai opté pour les ingrédients dont je disposais (qui est la version de base, simple et très savoureuse).



dimanche 15 janvier 2017

Maultaschensuppe (Allemagne)

Ce blog n’a pas souvent fait escale en Allemagne, hormis pour un ratage légendaire de pâtisserie, mais j’ai trouvé dans l’un des plats que je préfère au monde - les raviolis - l’occasion de m’y arrêter. Des raviolis vous en trouverez déjà quelques-uns ici: les momos népalais au boeuf, les pierogis polonais à la pomme de terre, les har gau cantonais aux crevettes ou l’ashak afghan à l’agneau. Et ce n’est pas fini, j’ai bien l’intention de poursuivre mes explorations sur le sujet tout autour de la planète

Aujourd’hui c’est en soupe que sont servies ces ravioles farcies d’épinards et d’un mélange de bœuf, veau et porc, originaires de la Souabe, région historique du sud de l’Allemagne.
La petite histoire veut que ces raviolis fussent consommés par des chrétiens carnivores et facétieux, condamnés à l’abstinence carnée les vendredis de carême, qui décrétèrent que si la viande était bien cachée parmi les épinards et entourée de pâte, Dieu ne la verrait pas …

Ils se servent également sautés, mais c’est la version « in der Brühe », donc au bouillon, que je vous présente aujourd’hui.

PS : S’il vous reste de la farce, utilisez-la pour farcir des cannelloni par exemple, un peu de sauce tomate et hop à gratiner !


dimanche 13 novembre 2016

Har Gau : Raviolis vapeur aux crevettes (Chine)

Voici après les momos népalais une autre recette qui se mérite, et qui est bien plus amusante préparée à plusieurs.
Les Haa Gaau, Har Gau, ou Har Gow pour la version anglicisée, ou Ha Cao comme on les trouve souvent appelés en France sont la quintessence du Dim Sum cantonais, ces bouchées habituellement servies avec du thé au petit déjeuner ou déjeuner. On dit même que c’est à sa maîtrise du Har Gau, tant de la texture de la pâte que du pliage, qu’on reconnait l’excellence d’un cuisinier. La farce, elle, est d’une simplicité désarmante et sa réussite réside dans la fraîcheur de produits et l’exactitude de la cuisson. L’essence de la farce, c’est la chair de crevette à laquelle on rajoute souvent des pousses de bambou et un peu de graisse de porc.
Le Har Gau, inventé dans une maison de thé de la région de Canton au début du XIX, est parfait quand il a une pâte fine et transparente, qu'il est bien dodu et replet mais peut être avalé en une seule bouchée, et possède un minimum de 7 plis (mais plus il y en a, mieux c’est). La pâte de ces ravioles au gout très délicat, est faite à base de fécule de blé (et non de farine) et de tapioca. Très blanche lors de son pétrissage, elle devient translucide à la cuisson vapeur, laissant voir par transparence le rose de la farce.  
Inutile de vous dire que pour ce premier essai, je serais loin d’avoir eu mon CAP Dim Sum quant au nombre et à l‘esthétique des plis, mais en tout cas, gustativement, on a battu à plate couture les clones congelés qu’on nous sert, hélas, dans un certain nombre de restaurants et buffets asiatiques.

Quelques heures de boulot en famille, et un résultat qui en valait vraiment la peine.

Cliquez sur les articles un peu exotiques dans la recette pour avoir des explications ou des liens d'achat si vous n’avez pas facilement accès à des épiceries asiatiques. Je précise que c'est à titre purement indicatif, je n'ai aucune affiliation avec les sites en question qui ne m'ont jamais offert aucun produit, ne les ai pas forcément testés, et cet article n’est pas sponsorisé.







dimanche 17 janvier 2016

Ashak (Afghanistan)

Quand j’ai goûté la première bouchée de ce plat, j’ai eu cette sensation de totale harmonie. Et c’est pourtant un plat en 3 « temps » : des ravioles aux poireaux, un ragoût à la viande et aux pois chiches, et une sauce au yaourt et à la menthe, mais ces 3 éléments se combinent à la perfection pour un résultat très savoureux.

Je ne suis pas une grande créatrice culinaire, je ne sais pas marier les épinards avec les framboises, ni faire des émulsions aux grains de poivre de Tasmanie. Je suis incapable de dresser une assiette qui ressemble à un tableau. Ni même à une esquisse. Personne chez moi n’a jamais eu l’impression de bouffer un Kandinsky. Si d’aventure, un soir de binge drinking,  je passais le concours de sélection à Masterchef,  Fredéric Anton taclerait ma cuisine de « ménagère ». Je viens de la campagne, certes je n’en ai pas gardé grand-chose mais j’aime les plats généreux et l’harmonie en bouche.

La pire critique culinaire dans ma bouche ? « C’est intéressant ». Pour moi ça veut dire improbable, assez dissonant, un peu décousu, bref ça le fait pas vraiment, mais il y a l’air d’avoir tellement de mois de réflexion et d’heures de travail derrière qu’il faut au moins reconnaître l’effort.  D’ailleurs, dans ces émissions télévisuelles on les voit les chefs, peiner à se renouveler pour les commentaires, « c’est intéressant », « c’est osé », « y’a du travail », « belle cuisson », « c’est équilibré », « y’a de la recherche », … et puis de temps en temps un ange passe, et après avoir récuré l'assiette sans mot dire, ils lèvent un regard ébahi vers la caméra en bafouillant un « C’est très bon !! ».

Et bien ce plat afghan, prisé dans la région de Kaboul, je l’ai trouvé très, très bon…

PS :La farce des raviolis en Afghanistan se fait entièrement avec de la ciboule locale (gandana), maintenant vu la difficulté à en trouver sous ma latitude, le poireau fait très bien l’affaire….)



mardi 21 juillet 2015

Pierogi (Pologne)

Fanatiques des régimes hyper protéinés, partisans des IG Bas, supporters des low carbs ou adeptes des régimes préhistoriques en tous genres, nous vous recommandons de quitter immédiatement cette page ! La recette traditionnelle qui va suivre a l’audace de combiner …. des pâtes avec des patates !

Je vous emmène en Pologne déguster des pierogi.




Si vous avez la phobie des glucides ou vous préférez alimenter comme il y a 40000 ans, cliquez vite sur le bouton ci-dessous


Si vous êtes toujours là, c’est que vous poursuivez votre visite du monde des calories en toute connaissance de cause, et l’auteure du blog décline toute responsabilité des conséquences cardio-vasculaires liées à la poursuite de votre lecture.

Les pierogi (qui possèdent des variantes très similaires dans d’autres pays de l’Est et des Balkans) sont de délicieuses ravioles farcies de fromage et pommes de terre (la version présentée ici), ou bien de viande hachée, de champignons et de chou, et parsemés d’oignons frits. Il existe également des versions sucrées qui se servent en dessert, fourrées de fruits (j’en ai même vu qui ont osé la pâte à tartiner !!!)

Je vous donne la recette de la pâte à ravioles, qui va d’entrée vous tripler la durée de réalisation de la recette.  Si vous êtes moins puriste, ou plus pressé, vous pourrez parfaitement utiliser (ce que j’ai fait JE L’AVOUE, après ma « momo’s epic adventure ») des feuilles toutes prêtes de pâte à wonton que vous trouverez au rayon frais des épiceries asiatiques, et qu’il vous suffira de redécouper en forme ronde avec un cercle à pâtisserie, un petit bol ou un grand verre, la plupart étant carrées.

Œuf ou pas œuf dans la pâte ? Les deux écoles défendent âprement leur bifteck, avec l’œuf la pâte se tient un peu mieux et les pierogi sont donc plus faciles à mon sens à poêler après les avoir bouillis (ah oui vous n’imaginiez tout de même pas qu’on allait juste les cuire à l’eau !). Je vous donne donc la version œuf, et si vous n’en voulez pas…il suffit de l’enlever !

samedi 15 juin 2013

Raviolis asiatiques sautés au porc

Une recette de raviolis à tomber par terre et … relativement rapide. Je dis relativement en cela que j’ai utilisé des carrés de pâte à wonton toute faite (vous pouvez les surgeler quand vous les achetez, j’en ai toujours un ou deux paquets au congélateur) et me suis donc épargné la confection et le découpage de la pâte. Il vous restera quand même à façonner et cuire les raviolis mais honnêtement comparé à l’épopée des Momos népalais, c’est une douce plaisanterie.

Une chose est sûre, ils sont meilleurs que n’importe quel truc surgelé que vous pourrez acheter dans le commerce, alors n’hésitez pas à vous faire plaisir en épatant les copains. Enjoy !!




vendredi 3 août 2012

Les Momos (Népal)


Depuis que j’ai posé, jusqu’à nouvel ordre mon sac à dos, Pétronille est devenu mon fournisseur officiel d’exotisme, de photos de voyages et surtout de bouquins de cuisine improbables. Pétronille m’a donc rapporté un petit livre de son dernier trek au Népal.

Magnifique idée, car honnêtement même en l’absence de tout empêchement vital, je ne serais JAMAIS allée le chercher moi-même. Un pays où les déplacements ne se font que verticalement, avec de rares passages à l’horizontale limités à des ponts suspendus branlants au-dessus de 300m de vide, encombrés de troupeaux de buffles, comment dire …

Le Momo, sorte de raviolo originaire du Tibet, est souvent végétarien. Moi, non.

Et quand le « momo » est farci à la viande, c’est essentiellement du buffle, parfois du poulet. Or la viande disponible sous nos latitudes, la moins éloignée du buffle : c’est le bœuf. Alors oui, paradoxe sans doute, d’avoir fait des « momos » au bœuf alors qu’ils viennent précisément d’un pays ou la vache est sacrée, mais mon propos est ici uniquement gastronomique et non religieux. Si en plus du goût vous voulez garder strictement l’esprit Népalais de la chose, remplacez le bœuf par du poulet, ou par des carottes pour une version végétarienne.