A la maison quand j’étais enfant, on avait l’habitude
de faire des omelettes avec à peu près n’importe quoi. D’abord des produits du
jardin ou de la forêt, la très classique pommes de terre-oignons, girolles,
cèpes, mais aussi asperges vertes ou piments doux des Landes (la préférée de la
famille), la plus inédite omelette aux graisserons de canard (si, si, pas léger-léger
hein ?) et le must pour moi, celle que Tata Maité avait baptisée « l’omelette
aux nouilles » faite avec à peu près n’importe quel reste de pâtes cuites
de la veille.
J’ai gardé cette habitude de casser des œufs dans
à peu près n’importe quoi quand je manque d’énergie, d’envie et d’inspiration
culinaire après 10 heures de boulot et 1 d’aide patiente et attentive aux
devoirs et au développement personnel de ma progéniture (putain de bordel de
merde sors du dessous de cette table basse où tu te planques depuis 20 minutes, par
pitié il est 19h45, tu vas finir par la faire ta lecture à la con ??).









