Pour changer un peu de
l’Asie (qui garde quand même ma préférence…), voici un classique de la cuisine
familiale péruvienne : El arroz tapado (Le « riz caché » ou le
« riz recouvert »). Un plat qui sans doute servait à l'origine à recycler les
restes de viande (… il suffit ensuite de l’adapter en fonction de ce que vous
avez dans les placards ou le frigo), à la présentation rigolote et déclinable à
l’infini au gré de votre imagination. Voici donc une petite introduction très
rapide et facile à réaliser à la cuisine du Pérou, fort méconnue en Europe, qui
est pourtant d’une extrême richesse, d’une grande variété et réputée comme la
meilleure du continent. Le cabinet New Yorkais Baum&Whiteman , spécialisé
en consulting culinaire, le confirme : le Pérou c’est une des grandes
tendances culinaires à partir de 2012 . Alors sur Humour, Gloire et … Beauté, à
l’avant-garde de la branchitude, on va vous permettre d’épater les copains.
Pensez-y quand dans 5 ans, l’un d’entre eux vous dira la phrase que personne
n’a encore jamais entendue en basse province : « On dîne où ce
soir ? On se fait un péruvien ? »
mardi 25 septembre 2012
lundi 24 septembre 2012
Salsa criolla (Argentine)
Il semble qu’il existe
autant de « salsas criollas » que de pays des Caraïbes et d’Amérique
du Sud, avec ou sans huile, avec ou sans ail, avec ou sans tomates, avec des
oignons coupés en dés ou des oignons émincés … Ici je vous présente une version
plutôt argentine de la chose, avec un peu de tout cela, une sauce fraiche et
parfumée, sans être relevée. Elle accompagne à merveille les viandes ou les
poissons grillés à l’instar de la sauce chien antillaise, mais pourquoi ne pas
également l’utiliser sur des crudités un peu fadasses (oui le concombre c’est à
toi que je parle), pour assaisonner un avocat, ou avec un Arroz tapado ?
vendredi 21 septembre 2012
Crème de chou-fleur rôti au masala
L’automne arrive, les
températures rafraichissent surtout le soir et le matin, et rien de tel pour se
réchauffer au dîner qu’une bonne soupe. J’en mangerais sur la tête d’un
pouilleux, Plectude les dévore, donc vous n’avez pas fini d’en voir par ici…
(Ah, et tant que j’y suis, une petite précision : chez moi soupe ne veut
pas nécessairement dire « light ».
Un potage à 1000 calories la cuillère, ça existe, alors vous êtes
prévenus…)
On commence par une crème de
chou-fleur rôti au masala, parfumée et onctueuse.
mardi 18 septembre 2012
Food factor épisode 2 : Le goût de la Coriandre
Avant qu’elle ne devienne
mon aromate préféré avec la feuille de kaffir, j’ai haï la coriandre. Enfant ou ado, lors de mes rares
sorties de l’époque au restaurant vietnamien, cette herbe très aromatique que
je ressentais comme une violente agression sensorielle et dont je ne
connaissais même pas le nom, me gâchait systématiquement ma soupe. Je m’appliquais à
en extraire toutes les feuilles une à une, mais il restait invariablement dans le
fond du bol quelques miettes passées au travers de mon inspection qui me
pourrissaient la dernière gorgée, et me laissaient dans la bouche un
épouvantable arrière-goût qui durait jusqu’à la fin des nems.
Je n’ai aucun souvenir de la
période ni des raisons pour lesquelles mes goûts ont changés. Aujourd’hui, alors
que j’apprécie très modérément son cousin persil, je pourrais en revanche manger de la
coriandre en taboulé, ou en « persillade » sur à peu près
tout et n’importe quoi.
C’est pourquoi 2 études
scientifiques de première importance (juste après « Pourquoi le rideau de douche se colle toujours à toi quand t’es mouillé ? » Ou « pourquoi l’autre file a toujours l’air d’avancer plus vite ?")
ont attisé ma curiosité : A ma grande perplexité, la
haine de la coriandre serait en partie génétique.
Les membres du site web I HATE CILANTRO (si, si ) qui proclament “En fait nous sommes les personnes les plus
rationnelles au monde. Aucun être humain en état de fonctionnement normal ne
peut considérer, à aucun moment de sa vie, la coriandre comme comestible »,
ont enfin un argument de poids pour justifier de leur « normalité ».
23&Me une société de biotechnologie californienne donc l’activité principale est l’analyse
ADN des particuliers, a comparé les données génétiques de 25000 individus pour
constater qu’un nombre significatif de ceux qui trouvent que la coriandre pue
le savon ou la punaise écrasée (sic), posséderait un gène codant des récepteurs
olfactifs, en particulier un, l’OR6A2, détecteur des aldéhydes (qui sont
des composants clés du parfum de la coriandre, ainsi que du savon .... ainsi que des punaises).
L’institut Monell de recherche
sur l’odeur et le goût (Philadelphie) a
publié la semaine dernière une autre étude portant sur les perceptions
sensorielles de différents goûts d' aliments (dont la coriandre) chez des
jumeaux, montrant également l’existence d’une influence génétique sur celles-ci.
Parmi toutes ces preuves de
"prédestination" qui vont totalement à l’encontre de mon expérience personnelle,
la réponse la plus nuancée vient du Dr Gottfried, neuroscientifique de l’université
de Northwestern, comme moi ex-coriandrophobe converti. Il rappelle que le goût
et l’odeur ont une importance première dans l’instinct de survie et évoquent
des émotions fortes, car ils étaient des sens critiques pour trouver de la
nourriture en évitant les poisons et les prédateurs. Quand nous goûtons à une
saveur nouvelle, le cerveau « scanne » en quelque sorte sa base de
données pour trouver une expérience passée à laquelle elle appartient. Si ce
goût ne rentre pas dans le cadre d’une expérience familière mais rappelle, par
exemple, des produits détergents, le cerveau détecte la discordance et la
menace potentielle, ce qui génère des réactions de rejet.
Heureusement, toute nouvelle
expérience amène le cerveau à mettre à jour sa base de données et à pouvoir
modifier la perception d’un aliment. Ouf.
« Je n’aimais pas la
coriandre, explique-il, mais j’adorais manger et, par force, je la croisais
régulièrement dans mon assiette. Mon cerveau a donc développé d’autres
expériences liées à la coriandre, comme le plaisir d’autres saveurs qui lui étaient
associées, ou les moments partagés en famille ou entre amis. Alors, j’ai
commencé à l’aimer. Je trouve qu’elle sent toujours le savon mais ne la ressens
plus comme une menace, et j’apprécie toutes ses autres qualités. En revanche, si
après la première fois que j'y ai goûté j’avais refusé d’y toucher à nouveau,
je n’aurais jamais eu aucune chance de modifier cette perception ».
C'est donc vrai ? Il suffit d'essayer de goûter 7 fois quelque chose, dans des conditions favorables, avant d'arriver à l'aimer ?
J’attends donc avec impatience
que Jason Statham me fasse bouffer pendant une semaine des salsifis sur une terrasse en bois
couverte de fleurs de frangipaniers et surplombant l'océan.
Je vous tiens au courant …
Je vous tiens au courant …
samedi 15 septembre 2012
Muffins aux mûres
J’adore les mûres. Enfin, je crois. Mais il m’a
fallu des années pour accepter l’évidence, s’il est délicieux en confiture, le
fruit cru en tant que tel, n’a que peu d'intérêt gustatif contrairement à sa copine
framboise. Je crois que ce que j’aime des mûres, c’est le souvenir de leur cueillette, lors de
mes balades à vélo d’enfant avec tante Adèle, ou de promenades à travers
champs. Juste le fait de les trouver là sur sa route sans les chercher, comme
un cadeau d’étape qui laisse la langue toute bleue.
Le weekend dernier je suis
donc allée ramasser des mûres avec Philomène. C’était moins magique que dans
mes souvenirs d’enfant : J’ai dû mettre des bottes en caoutchouc, passer
sous des clôtures électriques, sauter par-dessus un fossé d’au moins 50 cm (on aura tout
vu) et combattre à mains nues une araignée jaune et noire. Une fois l’épreuve surmontée
avec le stoïcisme qui me caractérise et après en avoir avalé 5 ou 6, j’ai
vraiment renoncé à les manger telles quelles,
pour leur donner un peu de peps en faisant … des muffins !
En emberlificotant plusieurs
recettes çà et là (surtout là d’ailleurs)
et en convertissant les unités de mesure, j’ai par mégarde dû tripler les
proportions de … tout… et ai fait avec les quantités indiquées ci-dessous 6
muffins de taille totalement indécente + 8 de taille relativement normale.
Autant dire que vous devez pouvoir faire avec ces quantités presque 20 muffins
de taille … de muffins.
mercredi 12 septembre 2012
Salade de rubans de courgettes aux pignons et au parmesan
Promis, on a bientôt fini
avec les courgettes, mais les beaux jours sont toujours là et il en reste
encore quelques unes, alors cette recette trouvée sur l’excellent blog des
Aventures culinaires de Kiki, la Québécoise, m’a donné envie d’en tester une version crue. Jusqu’alors, les
seules courgettes crues que j’avais mangées, c’était à la cantine, râpées et
servies avec une vinaigrette en sachet, autant dire que je n’en avais gardé
aucun souvenir impérissable. Bien m’en a pris de leur redonner une chance, car cette manière de les préparer est
excellente.
dimanche 9 septembre 2012
Fondant très fondant au chocolat (mais sans beurre...)
J’aime les défis, les
expérimentations culinaires, et m’amuser … Un tour en cuisine http://www.untourencuisine.com/ a donc été une jolie découverte. A chaque tour chaque bloggeur
inscrit se voit attribuer par tirage au sort un autre blog dans lequel aller
piocher une recette à réaliser dans un temps imparti (2 ou 4 semaines).
Pour ce tour n° 154 c’est
chez Valérie du blog AIMER CUISINER ET MANGER que je suis allée piocher une recette qui m’a
tapé dans l’œil immédiatement : Le fondant au chocolat italien, sans
beurre (béni soit-il), et SEV du blog SEV CUISINE QUOI est venue me rendre visite, et qui a choisi de faire mes Beignets de Courgettes.
Et oui, un fondant déculpabilisant
dont le beurre a été remplacé par du mascarpone (bon d’accord on parle d’un
fromage triple-crème qui contient 50% de matière grasse, mais on économise
quand même 40% de calories par rapport à la même quantité de beurre), très chocolaté
(puisque j’ai opté pour du chocolat à 65% de cacao) et incroyablement fondant. Bref
un dessert qui rentre définitivement dans la liste de mes classiques et qui a l’avantage
d’être très facile à faire et réalisé en un clin d’œil.
samedi 8 septembre 2012
Food Factor Episode 1 : Deep Fried Butter
Il serait dommage de garder jalousement
pour moi toutes les choses… étranges que j’ai pu découvrir au hasard de mes
pérégrinations culinaires. Me considérant pourtant curieuse et assez peu impressionnable
en la matière, cette nouvelle rubrique vous fera découvrir, de temps en temps,
ce qui a pourtant réussi à me laisser coite, la mâchoire pendante, la larme à l’œil,
le cœur battant ou l’estomac au bord des lèvres…
On commence par quelque chose qui pourrait
paraître soft. Aucun animal étrange ou ingéré vivant, pas d’abats douteux, de
préparation défiant les lois de l’hygiène, d’odeurs pestilentielles, non rien
qu’un ingrédient très basique de toute cuisine qui se respecte, qu’Abel
Gonzales, un américain, a eu l’idée de
convertir en 2009 en une abomination
culinaire doublée d’une arme biologique de première catégorie.
Je vous présente :
LE BEURRE FRIT
jeudi 6 septembre 2012
Le croque-Signore
Le croque-monsieur peut
presque aller se rhabiller (surtout celui plein de béchamel qui devrait même avoir
honte de sortir), cette version italianisante est à tomber. Un plat parfait du
dimanche soir, ou du soir en général, rapide à préparer et très savoureux. Bon,
d’accord pas light.
Mais on s’en fiche, hein, non ?
mardi 4 septembre 2012
Le massacre du mois : Le (la, les?) Zwetschgenschnecken
La cuisine est une
expérimentation permanente qui draine son lot d’échecs. Même ceux qui vous
mettent en permanence l’eau à la bouche et qui font des photos de bouffe à remplir
des musées se plantent, ratent, râlent, brûlent, renversent, oublient, et ont tous fait, un
jour ou un autre, des plats à la limite du consommable. Partant du principe qu’avec la bonne
dose d’autodérision nécessaire, les échecs font généralement bien plus marrer
que les réussites, j’ai décidé de ne pas omettre dans ce blog tous mes ratages aux
fourneaux, pour que ces longues heures passées dans mes marasmes culinaires ne
soient pas perdues pour tout le monde, et servent, à défaut d’autre chose, à
vous faire rire.
Je ne suis culinairement
curieuse de tout et de partout, et j’ai donc entrepris avec enthousiasme cette
recette allemande, même si mes seules expériences gastronomiques en la matière se
limitent lors de déplacements professionnels à un restau japonais, une Salade César et une
currywurst à Francfort, ainsi qu'un épouvantable sandwich à la charcuterie indéfinissable et au pain spongieux lors d’un salon
professionnel à Cologne, il y a 100 ans. Autant dire que la cuisine allemande, je n'y connais strictement rien. Je suis en revanche déjà tombée en
pâmoison devant un Apfelstrudel* acheté quelque part dans le Marais, et dont le
souvenir ému m’a fait considérer avec bienveillance la réalisation d’une
pâtisserie également issue du Saint Empire Romain Germanique.
Il est à noter toutefois que
mon intuition me fait, hélas, bien souvent défaut, et qu’une recette avec un nom de
claquement de porte dans la gueule aurait pourtant dû m’alerter…
Le
( la, les ?) Zwetschgenschnecken
D’abord y’a le jardin de
Pétronille qui, depuis quelques jours, est uniformément violet. Jonché
de milliers, de millions, que dis-je, de milliards de prunes, dont
j’aurais pu faire un usage intelligent et rationnel, comme par exemple … les
manger.
Sauf que je suis bloggeuse,
moi, Monsieur, et que chez ces gens-là on ne mange pas vulgairement les choses
: on les cuisine, Monsieur, on les cuisine.
Envers et contre tout, et surtout
le bon sens, en attaquant des recettes improbables à 20h un vendredi soir. Une
fois l’option « tarte classique » éliminée, l’option confiture exclue
(moi et la confiture c’est comme un casting de vache-qui-rit : Trop cuite,
trop liquide, trop acide, trop sucrée, trop dure…), que faire avec mes 2 kilos
de prunes ?
Et bien c’est simple
Monsieur, une recette improbable, imprononçable, infaisable et enfin
immangeable : Un roulé au prunes, recette allemande originale, en VO :
Zwetschgenschnecken.
A
vos souhaits, Monsieur, à vos souhaits.
D’abord
y’a une pâte, au goût d'pâte à pizza, avec de la farine et du Philadelphia,
tout juste sucrée, Monsieur, qu’il faut pétrir, qui est tellement molle qu’on
peut pas l’étaler, et qui colle à la table, puis qui colle au papier, puis qui
colle au rouleau, puis qui colle au couteau, qui en finit pas d’coller.
Et
puis il y a l’autre, la crème de prunes sucrée, plus vraiment une compote, pas
non plus une confiote, que j’ai mis 2 heures à faire, et que c’était pas
mauvais, encore un truc gâché, faut vous dire que chez ces gens-là, on cuisine
pas Monsieur, on cuisine pas … on sublime.
Et
puis, et puis, il y a les prunes, toutes gorgées de soleil, que j’ai lavées,
que j’ai dénoyautées, que j’ai
découpées, même que j’ai les doigts tout rouges, plus de trois jours après.
Même
qu’on étale tout ça, sur la pâte toute molle, avec des tas d’amandes qu'on a bien fait griller, et que
tout ça ça colle, et que ça ramollit, et que ça dégouline, et qu’il faut le
rouler, comme une bûche de Noël, puis tailler des morceaux, mais que c’est trop mou
pour ça, ma bûche est un gros tas, avec des trous par-ci, avec des trous
par-là.
Alors
pour un instant, je la bloque au frigo, espérant qu’elle durcisse avant de la
découper, alors pour un instant, pour un instant seulement, je crois que ça va
marcher, parce que chez ces gens-là
Monsieur, on ne se résigne pas Monsieur, on se résigne pas, on persiste.
Quand on l'a massacrée et jetée dans un plat, il faut tout mettre au four, doubler le temps indiqué, et même qu’après tout ça,
semblant c’est fait exprès, la pâte elle est pas cuite, elle pèse 100 kilos,
les prunes elles sont acides et elles ont rendu l’eau…et qu’il est tard
Monsieur … moi j’rends mon tablier.
La crème de prune, seule chose à sauver de la recette...
Le pire de tout c'est que ça a presque l'air bon, hein ? Ben non. La pâte a le gout de pizza même pas sucrée, la texture du mortier et la densité du métro de Tokyo aux heures de pointes. Le morceau ci-dessus lancé avec dextérité depuis ma fenêtre du 3e devrait sans doute pouvoir dégommer 2 ou 3 de ces saloperies de pigeons qui polluent le quartier.Hélas, je suis nulle au bowling.
La prochaine fois je fais un clafoutis.
Si malgré tout ce qui
précède ou par défi, vous voulez toujours essayer par vous-même, la recette d’origine est
ICI en anglais (surtout ne mettez pas la quantité de levure indiquée dans la recette,
c’est une erreur manifeste, faites les modifications que vous jugerez pertinentes pour arriver à un résultat mangeable et tenez moi au courant des résultats).
*Apfelstrudel = Gâteau (autrichien)
délicieux, lui, composé d’une pâte feuilletée très fine, de pommes, raisins secs, cannelle,
orange…
PS: En plus de catapulte à pigeons, ça devrait faire une bonne punition pour les enfants : "Si t'es pas sage, tu m'écriras 100 fois : Je mange du / de la / des Zwetschgenschnecken devant le château de Hohenschwangau". Par SMS. Full text.
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