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mercredi 13 juin 2012

Sole vinaigre et miel by Thierry Marx


J’ai cru pendant longtemps que je n’aimais pas le poisson.
C’est bien simple, jamais il ne me vient à l’idée d’en commander au restaurant. Jusqu’à ce que je découvre le poisson cru, il y a quelques 15 ans de cela, à… Macao. Oui, bon OK...  je me la pète grave, mais ceci dit quand on voit le niveau de pollution de la mer de Chine, avec du recul, ce n’était sans doute pas un bon plan. A l’époque, les restaurants japonais n’avaient pas encore mis un pied en basse province (je vous rassure, ils ne sont toujours pas arrivés ici, d’où ils se feraient probablement botter à coup de moissonneuse-batteuse) et je n’imaginais même pas le poisson autrement que cuit au beurre blanc, ou à l’espagnole - plancha, ail et huile d’olive - ce qui me cause en général plutôt un haut le cœur. Mais la découverte fut si époustouflante que, depuis, je ne mange du poisson quasiment … que cru, (essentiellement au restaurant, donc soyons modestement lucide, quasiment … jamais), à l’exception de quatre plats extrêmement pointus, que j’adore, et qui vont me valoir les "hourras" des reines du raffinement culinaire : Les sardines et les anchois grillés, la friture d’éperlans, et les anguilles en persillade !
Le rouget me donne des rougeurs, et je lis, avec l’intérêt d’une poule en arrêt devant un couteau, des blogs gastronomiques magnifiques disserter sur le st-pierre ou l’omble chevalier. Dans un monde ou le poisson est le summum du raffinement, je n’ai jamais mangé ni l’un ni l’autre… Pourtant de temps en temps (notion temporelle qui relève de l’ordre de la trimestrialité) je me fais violence pour essayer d’en cuisiner un, toujours préalablement découpé et surgelé, je l’avoue, l’écaillage, l’éventration, le dépeçage et l’odeur de la bête sur mes doigts pendant une semaine étant pour le moment encore du ressort d’une qu’hypothétique participation à Fear Factor.
Je sais que petite, je mangeais volontiers des poissons plats, sole, limandes, carrelets, turbots, fraîchement pêchés et vendus à la criée sur le port. Mon essai trimestriel a donc porté sur du filet de sole, version Daily Marx.


dimanche 20 mai 2012

Le Carrot Cake by Thierry Marx


Si vous ne connaissez pas Thierry Marx deux possibilités : Ou vous ne vous intéressez pas au monde merveilleux des grands chefs du XXIe siècle, ou vous n’avez pas la télé. Allez faites un effort, dans le jury de « Top Chef » c’est celui qui tripote tout avec des baguettes. Le personnage est atypique, ancien casque bleu adepte des arts martiaux et de l’Asie, il semble faire une cuisine tout en délicatesse. Enfin … j’imagine. Et oui je l’ai bêtement raté quand il officiait encore dans le Médoc, tout comme je suis niaisement passée à côté d’El Bulli avant qu’il ne ferme, tout ça parce que je m’étais trompée d’année de réservation. C’est ballot. Bref, à défaut de caresser l’espoir d’aller un jour tacher les nappes immaculées du Sur Mesure avec une goutte de confiture de piquillos, j’ai acheté celui qui paraissait être le plus abordable de ses bouquins de cuisine pour le tromblon en sciences et cuisine expérimentale que je suis : Daily Marx. Un produit basique, deux recettes. Et ce jour-là j’avais… des carottes. En revanche je n’avais pas d’oranges (la recette originale prévoit des zestes), je les ai donc remplacées par de l’extrait naturel et j’ai rajouté des oranges confites.