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vendredi 8 mai 2015

Mansaf (Jordanie)

On continue avec Kitchen Trotter notre voyage au Moyen-Orient avec le plat national de la Jordanie (que l’on retrouve aussi en Palestine, un ragoût de chevreau ou d’agneau au yaourt et aux épices douces: Le Mansaf.



Le mansaf, d’origine bédouine, se prépare donc en fonction des moyens de conservation disponibles en plein désert et se cuit normalement avec du yaourt de chèvre fermenté séché à coeur et conservé sous forme de boulettes, le jameed (photo ci-dessous).









Ici, au pays des réfrigérateurs, il est bien plus simple de trouver du yaourt frais que j’ai donc évidemment utilisé pour la recette. Il se sert avec du boulghour (ou du riz) parsemé d’amandes et de pignons, dans un grand plat collectif ou  d’où chacun se sert directement avec la main.


samedi 5 avril 2014

Bobotie (Afrique du Sud)

Issu du bobotok indonésien et probablement importé en Afrique du Sud par les colons de la Compagnie Néerlandaise des Indes orientales, le Bobotie, plat national sud-africain, apparait pour la première fois dans un livre de cuisine hollandais au XVIIe siècle avant d’être adopté par les Malais du Cap, descendants des esclaves indonésiens.


Autrefois préparé avec un mélange de porc et mouton, de gingembre, marjolaine et zeste de citron, il est aujourd’hui plutôt composé d’agneau ou de bœuf et essentiellement assaisonné de poudre de curry, chutney et fruits secs, et recouvert d’un appareil à flan avant d’être gratiné au four. Ce plat se sert traditionnellement avec du piment, un chutney de fruits, de la banane et du riz jaune.

Ma recette est un mélange de plusieurs, glanées çà et là, et j’avoue avoir été assez dubitative au départ sur le mélange de toutes ces épices et ces ingrédients assez hétéroclites. Finalement le résultat est agréablement surprenant, très parfumé, relevé juste ce qu’il faut, et s’accommode bien de son riz sucré-salé et d’une petite sauce légèrement pimentée (à la tomate par exemple).


Cape Malay

dimanche 29 décembre 2013

Qabili Palau (Afghanistan)

On voyage aujourd’hui vers un pays qui fait malheureusement souvent la une de l’actualité pour des raisons moins agréables que sa gastronomie. Voici donc une facette plus légère de l’Afghanistan : son plat national le Qabili Palau (ou Kabuli Palau, ou Kabuli Palaw…) dont on retrouve aussi des versions cousines dans  la cuisine Ouzbèque ou Tadjik. C’est un plat festif souvent servi lors des banquets de fête, à base de riz cuit dans un bouillon aux épices, de carottes, fruits secs et souvent d’agneau. Ma version est au poulet, puisque c’est ce que j’avais en stock, mais vous pouvez évidemment le remplacer par de l’épaule d’agneau pour une version encore plus traditionnelle. Le résultat est un plat parfumé, subtil, sans être relevé, avec une viande et un riz tendres et juteux. Une vraie belle découverte.
Ah j’oubliai, dans le vrai Qabili Palau, la viande se sert cachée et recouverte par une pyramide de riz, moi j’ai monté mon plat à l’envers … photo oblige.



mercredi 17 juillet 2013

AjoBlanco (Espagne)

Avec la chaleur arrive l’époque des soupes froides. Dont le gazpacho. Donc ma terrible vexation annuelle lorsqu’invariablement je fais mon constat d’échec : Mes essais de gaspacho sont moins bons que le Alvalle en bouteille du supermarché (et non, ce billet pas plus qu’aucun autre de ce blog n’est sponsorisé, je suis à la veille qu’une boite d’agro-alimentaire m’envoie ne serait-ce qu’un paquet de chips). C’est donc signe qu’il faut que j’abandonne. S’il faut dans la vie faire preuve de persévérance, il faut aussi au bout d’un moment faire preuve d’humilité et se dire qu’il y a des trucs qui ne seront jamais notre fort. J’ai donc définitivement arrêté d’essayer de faire des confitures et des gazpachos.

En revanche cela n’a pas entamé mon amour des soupes, chaudes en été et froides en hiver et j’ai toujours adoré l’ajoblanco, cette soupe andalouse immaculée (dont Malaga et Grenade se disputent la parentalité), à base d’ail et d’amandes. La recette, contrairement au gaspacho dont vous trouverez 3000 variantes se disant toutes authentiques, est universelle, et Alvalle ne commercialise encore rien de semblable en France ce qui me laisse encore un peu de marge pour frimer.

C’est très rapide et simple à faire, à condition que vous ayez un blender.



lundi 10 juin 2013

Le Biscuit des Carmélites Déchaussées de Séville (Espagne)

C’est vraiment un gâteau de bonnes sœurs. Symbole de la solidarité, de l’attention, de la patience et… du temps à tuer. Il part avant tout d’un bon sentiment, puisque pour que vous le réalisiez, on vous aura normalement offert son « levain » (la masa madre), que vous ré-offrirez à d’autres pour qu’ils le fassent à leur tour. Et il vous faudra 10 jours pour voir enfin le bout de votre chef d’œuvre. Les carmélites sont un ordre… contemplatif.

Voici donc le début d’une grande chaine culinaire, distribuez votre levain qui servira à faire d’autres gâteaux qui se répandront à leur tour. Il a l’avantage de demander peu d’attention même s’il s’étire en longueur, d’être adaptable avec différents fruits secs ou parfums que vous aurez sous la main, et d’être extrêmement moelleux et tout à fait délicieux !

Bon si vous n’avez pas de tante carmélite et que personne ne vous offre de masa madre, je ne vous laisse pas mariner dans votre purgatoire et vous explique comment la faire. Sauf que la grâce de Dieu ne vous sera pas offerte avec .




samedi 15 décembre 2012

Les Cookies Zéro

« Zéro », parce que zéro sucres ajoutés et pas de farine.
Résultat : Des biscuits qui ressemblent plus à des moelleux type Grany qu’à de véritables cookies, mais qui ont l’avantage d’être pauvres en sucres rapides et en graisses, tout en étant des bombes énergétiques (céréales et fruits secs)  idéales pour les goûters des enfants, les en-cas de randonnées (je suis très mal placée pour parler du sujet mais Pétronille m'a dit qu'on appelait ça des "vivres de course"), ou les petits déjeuners sur le pouce. Ils se conservent plusieurs jours dans une boite en métal.

mercredi 7 novembre 2012

Amaretti (Italie)


Après 3 ou 4 weekend de réclusion à essayer de faire des macarons Gerbet -  genre Ladurée ou Hermé à deux coques qui demandent  5 jours d’anticipation pour patiner les blanc d’oeufs, une nuit d’attente pour que ça croûte et que la coque soit lisse et luisante comme le front ciré de Nicole Kidman, et 4 plaques de cuisson superposées pour les cuire,  afin que la collerette soit bien nette et parfaitement alvéolée -  j’ai décidé d’occuper ma vie à des choses plus rentables, et qui ne viennent pas à bout de mes nerfs déjà passablement titillés par ailleurs : Des macarons italiens tout simples, à la vraie saveur d’amande, faciles à faire, et moins exigeants esthétiquement: Les amaretti.



Je pourrais déguiser ce renoncement en volonté manifeste d’authenticité et de retour aux sources. Oui, les macarons vieux comme le monde (enfin au moins comme le moyen-âge), n’étaient pas à l’origine fuchsia à paillettes, ni fourrés d’une ganache à l’huile d’olive sicilienne AOC et au thé matcha. Bon nombre de villes se disputent la maternité de cette gourmandise ancienne, je resterai ultra chauvine, et vous recommanderai chaudement de goûter à mon chouchou : L’ultra moelleux macaron Adam de St Jean de Luz qui « pègue » un peu aux dents . (Tentatives de copies à suivre dans un prochain post ?).

Oui je pourrais déguiser ce renoncement, mais ce serait de la mauvaise foi. Et j’ai horreur de la mauvaise foi. J’aime aussi énoooooormément les macarons parisiens prout-prout aux couleurs de colorants industriels et aux parfums explosifs (saufs ceux à l’huile d’olive ou au thé matcha), mais passer une journée à m’occuper exclusivement d’eux pour que finalement ils soient à moitié ratés trois fois sur quatre, ça me gonfle !

J’ai donc définitivement opté pour les versions simples 100% amandes, qui accompagnent merveilleusement les cafés ou le thé. Ici une version d’amaretti très rapide à faire. Les miens sont assez plats, mais vous pouvez parfaitement les faire plus gros et bombés, ils n’en seront que plus moelleux.


mardi 14 août 2012

Crumble de courgettes aux amandes


Je vais bien finir par en venir à bout de ces bougresses, c’est la 3e ou 4e recette de courgettes en moins d’un mois non ?
Celle-ci c’est la recette trompe-couillon pour les gros durs qui n’aiment pas les légumes ( qui en général ont moins de 7 ans).
« Mais regarde mon poulet, ce ne sont pas des légumes, c’est du gâteau ! »
La première fois, ça marche.