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vendredi 23 novembre 2018

Tacos al Pastor (Mexique)


De loin on pourrait confondre une taqueria mexicaine qui propose des tacos al pastor  (littéralement «à la manière du berger »), avec un kebab. La cuisson de la viande sur d’énormes broches verticales est très similaire (d’ailleurs l’origine pourrait être celle du sharwarma importé par des immigrants libanais), mais la comparaison d’arrête là : Les tacos al pastor (appelé également Tacos de adobaba) c’est quasi exclusivement de la viande de porc marinée, servie sur des tortillas souples de maïs avec de l’ananas frais. L’un des tacos les plus populaires du Mexique.

Evidemment, impossible de reproduire ce mode de cuisson à la maison, donc j’ai cuit la viande au gril, pour un résultat sans doute moins authentique mais néanmoins très savoureux.


 D'autres recettes mexicaines : C'EST PAR ICI 

samedi 1 juin 2013

Caldereta (Philippines)



Contrairement à ses voisines Thaïlande et Malaisie, les Philippines ne brillent pas sur la scène internationale par leur réputation gastronomique. Dommage, pour un pays maintes fois occupé et donc marqué par des influences culinaires multiples, dont les recettes, souvent simples et rustiques, s’inspirent de la cuisine chinoise, malaise ou espagnole.

Voici aujourd’hui un ragoût Philippin, la Caldereta (ou Kaldereta), d’influence clairement espagnole (son nom provient du mot caldera = chaudron) qui, originellement, est à base de chevreau. Evidemment il a été adapté avec presque toutes les viandes courantes, bœuf, porc et poulet. Le chevreau coûtant chez mon boucher la peau de son derrière (et je préfère, à ce prix, lui sucer la couenne rôtie, plutôt qu’en sauce), j’ai opté pour la version au porc avec quelques aménagements par rapport à la recette traditionnelle (j’ai rajouté par exemple l’ananas).

C’est au fond un ragoût basique, avec une viande marinée pour être attendrie, dont la seule originalité réside… dans l’ingrédient surprenant utilisé pour lier la sauce. Ne dites rien à vos invités, bien malin celui qui trouvera. D’ailleurs, je n’en dit pas plus, je vous laisse aussi mariner jusqu’à la fin de la recette…




dimanche 5 mai 2013

Salpicón de fruits (Colombie)


J’avais prévu de réaliser cette boisson estivale pour fêter l’arrivée des beaux jours. Vu que les stations de skis viennent de rouvrir j’aurais sans doute mieux fait de tabler sur le grog ou le lait de poule…
Je m’adresse donc avec émotion à tous mes lecteurs d’outre-mer, les seuls qui pourront apprécier cette recette à sa juste valeur, pour tous les autres : Merci de vous mettre un rappel sur Outlook pour la relire courant Août à l’arrivée du printemps.

Le Salpicón colombien est à mi-chemin entre une collation, un dessert et une boisson très rafraichissante et pétillante, qui se sert glacée. C’est un simple mélange de fruits frais exotiques variés, arrosé le plus communément d’un soda à l’arôme artificiel de couleur orangée appelée « Colombiana » évidemment introuvable sous nos latitudes. J’ai donc adapté la recette en version beaucoup plus naturelle et saine, en faisant d’abord macérer les fruits dans du jus, avant de verser, au dernier moment pour préserver le surprenant côté pétillant, un trait de limonade artisanale glacée. (Et afin d’éviter également que les fruits soient exclusivement baignés dans du soda, par goût personnel)



dimanche 6 mai 2012

Cake Ananas, rhum, coco.

Dans la famille « Yolanda »  je demande : LE CAKE !!


N’essayez pas de deviner, Yolanda n’est personne. Enfin en tout cas pas pour moi. Elle a bien été quelqu’un, quelque part, à un moment donné, mais elle a surtout été , en ce qui me concerne, une source d’amusement doublée d’un certain nombre d’heures de travail.  Mon collègue et néanmoins ami Huldegrin, homme d’âge de raison ne devant pourtant pas sa notoriété à une inclination particulière pour la mièvrerie romantique, est revenu d’un voyage dans les Caraïbes en n’ayant que ce mot à la bouche. Je calme illico vos esprits luxurieux, Huldegrin a regagné ses pénates avec sa charmante épouse (qui est la seule que je lui connaisse), et ce qui s’avère être, au bout de la 52e écoute, une lancinante complainte ancrée irrémédiablement quelque part dans la partie droite de son cerveau.
Ayant entrepris de lui offrir pour son anniversaire une compilation d’arrangements et voix diverses de ce monument de la chanson d’amour latino composé en moins d’une heure par un Pablo Milanés désespéré et visiblement peu rancunier à l’encontre de sa première épouse, j’ai réussi à amasser avec stupéfaction plus de 40 versions de ladite mélopée, dont une version allemande d’anthologie qui me fait inévitablement envisager une possible reprise de « Prendre un enfant par la main » par Karl Lagerfeld. Afin de vérifier si vous succombez, vous aussi, à l’appel des sirènes, je vous invite à aller voir la version originale : ICI

Par bonheur, Huldegrin avait eu la brillante idée de rapporter également quelques bouteilles de Caney et de Matusalem et, plusieurs Piñas Coladas aidant à mon inspiration, l’évidence culinaire est apparue : Tout ce contiendrait de l’ananas, de la noix de coco et du rhum, rentrerait dans la légende gastronomique sous le nom de Yolanda…