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samedi 26 mars 2016
jeudi 14 novembre 2013
Curry de boeuf Panang (Thaïlande)
Le
curry Panang est l’un des plus connu du répertoire thaï. A la fois sucré (cacahuètes),
salé et parfumé c’est l’un des rares
curry préparés avec du bœuf. Pour la viande, soit vous utilisez un morceau à
braiser qui supportera la cuisson, comme la joue ou le jarret, et vous partez
sur une cuisson longue (2h), ou vous utilisez un morceau du type « bœuf à griller »
pour une cuisson plus rapide mais qu’il faudra au préalable attendrir sous
peine de le voir devenir semelle au bout de 5 minutes de cuisson. Dans ce cas, une
astuce : Préparez votre viande la veille, en la découpant en lanières, et laissez-là
reposer minimum 2h au réfrigérateur après l’avoir bien enrobée avec les doigts avec
1/2 CC de bicarbonate de soude et 1 CC d’eau. (Vous trouverez le bicarbonate en
pharmacie, voire dans certaines grandes surfaces)
samedi 9 novembre 2013
Pâte de curry Panang (Thaïlande)
On continue dans les pâtes
de curry thaï. Après la verte et la rouge, voici la pâte de curry Panang, à peine un peu plus douce que
ses congénères et délicieusement parfumée à l’arachide, qui se sert
traditionnellement à préparer un curry de bœuf.
dimanche 15 septembre 2013
Sauce aux cacahuètes pour rouleaux de printemps (Vietnam)
Après
la recette des rouleaux de printemps à ma façon (= au porc grillé et sans
vermicelles de riz), voici celle, plus traditionnelle, de la sauce accompagnant
les Goi Cuon dans le sud du Vietnam : La sauce barbecue aux
cacahuètes. Une sauce sucrée, onctueuse dont la douceur et la richesse
contrastent avec la légèreté et le croquant des rouleaux. Il vous faudra, pour
la réaliser, acheter dans votre épicerie asiatique de la sauce hoi-sin , très utilisée dans la cuisine chinoise et
vietnamienne, faite à base de haricots de soja fermentés et qui est un peu
considérée comme la sauce BBQ asiatique.
mercredi 24 avril 2013
Sauce relevée aigre-douce aux cacahuètes
Voici une sauce froide,
riche, relevée et très parfumée, idéale pour des salades asiatiques, des
rouleaux de printemps ou des entrées légères comme ces wraps légers de poulet
aux parfums d’Asie.
Sauce aigre-douce relevée aux
cacahuètes :
- 125ml de sauce aigre-douce au piment (on la trouve souvent dans les supermarchés asiatiques sous le nom de sauce douce au piment pour volaille ou sweet chili sauce)
- 30 ml de vinaigre de riz
- 125 ml de lait de coco
- 3CS de sucre roux
- 2 gousses d’ail
- 1 CS de beurre de cacahuètes
- 1 cc de gingembre frais haché
- 1 jus de citron vert
- 1 CS de sauce de soja
- Mettez tous les ingrédients dans une casserole et portez à ébullition.
- Réduisez le feu et laissez frémir pendant 5 bonnes minutes.
- Servez tiède ou froid.
Joyeux appétit !!
Wraps légers de poulet aux parfums d'Asie
Pour écouler les restes de
germes de soja, citronnelle, menthe et coriandre ayant servis à faire mon Bún bò Huế vietnamien, je me suis inspirée de recettes de wraps très
légers, trouvées sur des sites américains, pour en faire une version asiatique.
C’est à la fois très diététique et ludique à manger, même les enfants
pourraient finir par aimer la salade…
Evidemment
point trop de diététique s’en faut, vous êtes sur mon blog, donc une sauce bien
goûteuse à base de coco et d’arachide vient donner du peps à… toute cette
verdure !
vendredi 5 avril 2013
Vatapa Baiano (Brésil)
« Qu’on me laisse en paix avec mon deuil et ma solitude. Ne me parlez
plus de ces choses, respectez mon veuvage. Revenons au fourneau : un plat
soigné et recherché est le vatapá de poisson, le plus remarquable de toute la
cuisine de Bahia. Ne me dites pas que je suis jeune, car je suis veuve et morte
pour toutes ces choses. Un vatapá pour dix personnes et qu’il en reste, comme
il se doit.
Préparez
deux baudroies bien fraiches. Prenez du sel, de la coriandre, de l’ail et de
l’oignon, quelques tomates et un jus de citron.
Quatre
cuillers à soupe de la meilleure huile d’olive portugaise ou espagnole ;
j’ai entendu dire que la grecque est
encore meilleure, je ne sais.
Si
je trouve un fiancé, que faire ? Quelqu’un qui s’emparerait de mon désir
mort, enseveli avec le défunt ? Que savez-vous, petites, de l’intimité des
veuves ? Désir de veuve n’est que désir de débauche et de péché, une veuve
sérieuse ne pense pas à ces choses et n’en parle pas. Laissez-moi en paix dans
mon brasier.
Faites
revenir le poisson dans tous ces condiments et faite le cuire dans un petit peu d’eau, un petit peu seulement,
presque rien. Puis il suffit de passer la sauce et la mettre à part, et
continuons.
Si
ma couche est un triste lit pour dormir, rien que pour dormir, sans autre
raison d’être, qu’importe ? Tout au monde a ses compensations. Rien de
mieux que de vivre tranquille, sans cauchemar, sans désir, sans se consumer
avec le ventre en feu. Il ne peut y avoir de vie meilleure que celle de veuve
sérieuse et avisée, une vie paisible, libérée de l’ambition du désir. Pourtant,
si ma couche n’était pas un lit pour dormir, mais un désert à traverser, un
sable échauffant de désir et sans issue ? Que savez-vous de la vie secrète
des veuves, de leur couche solitaire ? Vous êtes venues ici pour apprendre
à cuisiner et non pour savoir le prix du renoncement, le prix à payer en
angoisse et solitude pour être une veuve honnête et circonspecte. Continuons la
leçon.
Prenez
une râpe et deux noix de coco bien choisies – et râpez. Râpez avec énergie,
allons râpez : on dit que l’exercice évite les mauvaises pensées (…)
(…)Si
le vatapá parfumé de gingembre, de poivre, de cacahuètes, n’est pas encore
assez fort pour donner de la chaleur aux convives, faut-il ajouter d’autres
condiments ? Est-ce vraiment nécessaire ? Jamais je n’ai eu besoin de
gingembre ni de cacahuètes ; c’étaient la main, la langue, la parole, la
lèvre, son profil, sa drôlerie, c’était lui qui me découvrait du drap de lit et
de la pudeur pour la folle astronomie de son baiser, pour m’allumer en étoiles
dans son miel nocturne.
(…)
Je suis une veuve, il ne sied même pas à mon état de parler de ces choses.
Veuve penchée sur le fourneau pour cuisiner le vatapá, pesant le gingembre,
l’arachide, la poivre malaguette, et rien de plus.
Jorge
Amado
Dona
Flor et ses deux maris - 1966
Le vatapá,en sus d’un délicieux prétexte littéraire à l’un des plus
grands auteurs brésiliens, est un plat « originaire » de la région de
Bahia au Nordeste du Brésil. « Originaire » avec des guillemets tant
cette cuisine aux croisements des cuisines ibériques, indigènes et africaine
est métissée et inventive. Le mot vient d’ailleurs de la langue Yoruba (peuple
africain ayant payé un lourd tribut à la traite des esclaves) dans laquelle il
signifie « pâte épicée de fruits de mer ». Ce plat, quand il est
richement agrémenté de poisson ou crevettes se sert seul avec du riz, mais sa
version moins garnie, ici présentée, sert aussi à garnir les acarajé, ces beignets frits de pâte de haricots,
emblèmes de la cuisine de rue bahianaise. (J’ai passé une journée entière à
essayer de faire ces beignets, je dis bien essayer, que je mettrai
prochainement en ligne dans la rubrique « massacre en cuisine …)
C’est un ragout de pâtes de
crevettes séchées, arachides, noix de cajou, épaissi avec du pain mouillé de
lait de coco. Sa belle couleur traditionnelle jaune (que le mien n’a
pas !) vient de l’utilisation exclusive… d’huile de palme, qui est
naturellement de couleur rouge-orangée. Outre les piètres qualités
nutritionnelles de cette huile, riche en acides gras saturés, et sa
surconsommation mondiale controversée (facteur de déforestation pour planter
des palmiers à huile), même si j’avais eu le culot de vouloir en acheter
j’aurais probablement dû faire 100 km. J’ai donc utilisé de l’huile d’olive
pour mon vatapá, comme Dona Flor, et j’ai triché en rajoutant à la sauce un peu
de concentré de tomate, histoire de lui donner une couleur un peu ocre. Malgré tous mes efforts, le résultat bien que moins coloré que celui des rues de Salvador de
Bahia, est délicieux (mais pas léger-léger, je vous le concède…)
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