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jeudi 14 novembre 2013

Curry de boeuf Panang (Thaïlande)


Le curry Panang est l’un des plus connu du répertoire thaï. A la fois sucré (cacahuètes), salé et  parfumé c’est l’un des rares curry préparés avec du bœuf. Pour la viande, soit vous utilisez un morceau à braiser qui supportera la cuisson, comme la joue ou le jarret, et vous partez sur une cuisson longue (2h), ou vous utilisez un morceau du type « bœuf à griller » pour une cuisson plus rapide mais qu’il faudra au préalable attendrir sous peine de le voir devenir semelle au bout de 5 minutes de cuisson. Dans ce cas, une astuce : Préparez votre viande la veille, en la découpant en lanières, et laissez-là reposer minimum 2h au réfrigérateur après l’avoir bien enrobée avec les doigts avec 1/2 CC de bicarbonate de soude et 1 CC d’eau. (Vous trouverez le bicarbonate en pharmacie, voire dans certaines grandes surfaces)


samedi 9 novembre 2013

Pâte de curry Panang (Thaïlande)

On continue dans les pâtes de curry thaï. Après la verte et la rouge, voici la pâte de  curry Panang, à peine un peu plus douce que ses congénères et délicieusement parfumée à l’arachide, qui se sert traditionnellement à préparer un curry de bœuf.


dimanche 15 septembre 2013

Sauce aux cacahuètes pour rouleaux de printemps (Vietnam)

Après la recette des rouleaux de printemps à ma façon (= au porc grillé et sans vermicelles de riz), voici celle, plus traditionnelle, de la sauce accompagnant les Goi Cuon dans le sud du Vietnam : La sauce barbecue aux cacahuètes. Une sauce sucrée, onctueuse dont la douceur et la richesse contrastent avec la légèreté et le croquant des rouleaux. Il vous faudra, pour la réaliser, acheter dans votre épicerie asiatique de la sauce hoi-sin , très utilisée dans la cuisine chinoise et vietnamienne, faite à base de haricots de soja fermentés et qui est un peu considérée comme la sauce BBQ asiatique.



mercredi 24 avril 2013

Sauce relevée aigre-douce aux cacahuètes




Voici une sauce froide, riche, relevée et très parfumée, idéale pour des salades asiatiques, des rouleaux de printemps ou des entrées légères comme ces wraps légers de poulet aux parfums d’Asie.


Sauce aigre-douce relevée aux cacahuètes :

  • 125ml de sauce aigre-douce au piment (on la trouve souvent dans les supermarchés asiatiques sous le nom de sauce douce au piment pour volaille ou sweet chili sauce)
  • 30 ml de vinaigre de riz
  • 125 ml de lait de coco
  • 3CS de sucre roux
  • 2 gousses d’ail
  • 1 CS de beurre de cacahuètes
  • 1 cc de gingembre frais haché
  • 1 jus de citron vert
  • 1 CS de sauce de soja


  • Mettez tous les ingrédients dans une casserole et portez à ébullition.
  • Réduisez le feu et laissez frémir pendant 5 bonnes minutes.
  • Servez tiède ou froid.



Joyeux appétit !!

Wraps légers de poulet aux parfums d'Asie



Pour écouler les restes de germes de soja, citronnelle, menthe et coriandre ayant servis à faire mon Bún bò Huế  vietnamien, je me suis inspirée de recettes de wraps très légers, trouvées sur des sites américains, pour en faire une version asiatique. C’est à la fois très diététique et ludique à manger, même les enfants pourraient finir par aimer la salade…

Evidemment point trop de diététique s’en faut, vous êtes sur mon blog, donc une sauce bien goûteuse à base de coco et d’arachide vient donner du peps à… toute cette verdure !




vendredi 5 avril 2013

Vatapa Baiano (Brésil)


« Qu’on me laisse en paix avec mon deuil et ma solitude. Ne me parlez plus de ces choses, respectez mon veuvage. Revenons au fourneau : un plat soigné et recherché est le vatapá de poisson, le plus remarquable de toute la cuisine de Bahia. Ne me dites pas que je suis jeune, car je suis veuve et morte pour toutes ces choses. Un vatapá pour dix personnes et qu’il en reste, comme il se doit.
Préparez deux baudroies bien fraiches. Prenez du sel, de la coriandre, de l’ail et de l’oignon, quelques tomates et un jus de citron.
Quatre cuillers à soupe de la meilleure huile d’olive portugaise ou espagnole ; j’ai entendu  dire que la grecque est encore meilleure, je ne sais.
Si je trouve un fiancé, que faire ? Quelqu’un qui s’emparerait de mon désir mort, enseveli avec le défunt ? Que savez-vous, petites, de l’intimité des veuves ? Désir de veuve n’est que désir de débauche et de péché, une veuve sérieuse ne pense pas à ces choses et n’en parle pas. Laissez-moi en paix dans mon brasier.
Faites revenir le poisson dans tous ces condiments et faite le cuire dans un  petit peu d’eau, un petit peu seulement, presque rien. Puis il suffit de passer la sauce et la mettre à part, et continuons.
Si ma couche est un triste lit pour dormir, rien que pour dormir, sans autre raison d’être, qu’importe ? Tout au monde a ses compensations. Rien de mieux que de vivre tranquille, sans cauchemar, sans désir, sans se consumer avec le ventre en feu. Il ne peut y avoir de vie meilleure que celle de veuve sérieuse et avisée, une vie paisible, libérée de l’ambition du désir. Pourtant, si ma couche n’était pas un lit pour dormir, mais un désert à traverser, un sable échauffant de désir et sans issue ? Que savez-vous de la vie secrète des veuves, de leur couche solitaire ? Vous êtes venues ici pour apprendre à cuisiner et non pour savoir le prix du renoncement, le prix à payer en angoisse et solitude pour être une veuve honnête et circonspecte. Continuons la leçon.
Prenez une râpe et deux noix de coco bien choisies – et râpez. Râpez avec énergie, allons râpez : on dit que l’exercice évite les mauvaises pensées (…)
(…)Si le vatapá parfumé de gingembre, de poivre, de cacahuètes, n’est pas encore assez fort pour donner de la chaleur aux convives, faut-il ajouter d’autres condiments ? Est-ce vraiment nécessaire ? Jamais je n’ai eu besoin de gingembre ni de cacahuètes ; c’étaient la main, la langue, la parole, la lèvre, son profil, sa drôlerie, c’était lui qui me découvrait du drap de lit et de la pudeur pour la folle astronomie de son baiser, pour m’allumer en étoiles dans son miel nocturne.
(…) Je suis une veuve, il ne sied même pas à mon état de parler de ces choses. Veuve penchée sur le fourneau pour cuisiner le vatapá, pesant le gingembre, l’arachide, la poivre malaguette, et rien de plus.
                                                                                                         
Jorge Amado
                                                                                              Dona Flor et ses deux maris - 1966






Le vatapá,en sus d’un délicieux prétexte littéraire à l’un des plus grands auteurs brésiliens, est un plat « originaire » de la région de Bahia au Nordeste du Brésil. « Originaire » avec des guillemets tant cette cuisine aux croisements des cuisines ibériques, indigènes et africaine est métissée et inventive. Le mot vient d’ailleurs de la langue Yoruba (peuple africain ayant payé un lourd tribut à la traite des esclaves) dans laquelle il signifie « pâte épicée de fruits de mer ». Ce plat, quand il est richement agrémenté de poisson ou crevettes se sert seul avec du riz, mais sa version moins garnie, ici présentée, sert aussi à garnir les acarajé, ces beignets frits de pâte de haricots, emblèmes de la cuisine de rue bahianaise. (J’ai passé une journée entière à essayer de faire ces beignets, je dis bien essayer, que je mettrai prochainement en ligne dans la rubrique « massacre en cuisine …)

C’est un ragout de pâtes de crevettes séchées, arachides, noix de cajou, épaissi avec du pain mouillé de lait de coco. Sa belle couleur traditionnelle jaune (que le mien n’a pas !) vient de l’utilisation exclusive… d’huile de palme, qui est naturellement de couleur rouge-orangée. Outre les piètres qualités nutritionnelles de cette huile, riche en acides gras saturés, et sa surconsommation mondiale controversée (facteur de déforestation pour planter des palmiers à huile), même si j’avais eu le culot de vouloir en acheter j’aurais probablement dû faire 100 km. J’ai donc utilisé de l’huile d’olive pour mon vatapá, comme Dona Flor,  et j’ai triché en rajoutant à la sauce un peu de concentré de tomate, histoire de lui donner une couleur un peu ocre.  Malgré tous mes efforts, le résultat bien que moins coloré que celui des rues de Salvador de Bahia, est délicieux (mais pas léger-léger, je vous le concède…)