Quoi de mieux qu’un plat réconfortant et
parfumé (et végétarien) en cette période inédite de confinement, à base d’ingrédients
du placard : pommes de terre et épices. Cette recette rustique indienne est
souvent servie dans des dosa, ces
galettes du sud de l’Inde faite avec de la farine de riz et de lentille, mais à
défaut de dosa, nous l’avons dégustée
… avec un œuf au plat, en repas réconfortant du soir.
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mercredi 29 avril 2020
mercredi 3 août 2016
Spaghetti Primavera
Bon, j’ai baptisé ces spaghetti « primavera »
parce que les courgettes et les petits pois frais me font penser à la fin du
printemps et au début de l’été. En réalité, ce sont des spaghetti « con piselli, zucchine e parmiggiano », mais c’était
beaucoup trop long à écrire J. La vraie « pasta
primavera », elle, n’est pas italienne mais a été inventée dans un
restaurant de New York (« Le cirque ») dans les années 70, et se
compose de pâtes, tomates fraîches, ail, basilic et huile d’olive.
Ma version n’a donc pas grand-chose à voir,
mais si vous cherchez des recettes de pasta primavera, vous trouverez souvent
des mélanges de légumes divers et du parmesan, preuve que chacun l’a adaptée à
sa sauce.
Bonne nouvelle, les enfants adorent : Plectrude
qui s’obstine à refuser de manger des courgettes est capable de dévorer son
poids en spaghetti primavera.
vendredi 3 octobre 2014
Chicken pot pie (Royaume-Uni)
Cette tourte qui permet de
recycler des restes est grand classique anglo-saxon, non seulement délicieux, mais qui a tous les avantages du monde : Plat complet avec son poulet, sa belle
pâte feuilletée et ses légumes, il se congèle parfaitement pour faire un repas du
soir savoureux prêt en 3 minutes.
Souvent les recettes de pot
pie ne comportent de la pâte que sur le dessus (c’est donc moins riche, mais moins
facile à découper). Pour en faire un plat facilement congelable ou transportable
en portions individuelles, je l’ai converti en tourte classique : Pâte
dessus et pâte dessous.
jeudi 5 juin 2014
Merlu Koskera
Cette photo est absolument dramatique.
Ce plat est absolument dramatique.
Le rouge - basque - de la honte envahit mon
visage d’albâtre pour oser vous le présenter en l’état, c’est-à-dire bancal,
inachevé, amputé de son ingrédient essentiel (et mon ingrédient
préféré devant même l’ingrédient principal qui est le merlu) : Les
palourdes !
Seulement voilà, après un
après-midi de ratissage de l’ensemble des supermarchés du TDCDM (où il n’y a aucun artisan poissonnier), je ne suis tombée que sur des moules à la gueule grande
ouverte, des coques bouche-bée et quelques palourdes à l’agonie
qui se refusèrent à fermer leur bec malgré mes coups de doigt sur le croupion.
Bref à moins de vouloir cuisiner des vibrions, j’ai dû renoncer, la mort dans l’âme
au meilleur du plat : La salsa verde
coincée au fond des coquillages…. Et je les ai remplacées par des gambas. J’en
pleure encore…
Le merlu Koskera (prononcez
Kochkéra) ou « Merluza a la Koskera »
tire son nom du quartier de la ville basque - côté espagnol - de Donostia (San Sebastian) où il a été cuisiné pour la première fois : el barrio koskero (correspondant plus ou
moins à l’actuelle Parte Vieja, tout
autour de l’église San Vicente). Au
XVI et XVII siècle ce port de pêche approvisionnait toute l’Europe en morue, congre,
sardines, thon, daurade et surtout merlu. C’est un plat simple, gouteux, très
facile à faire et qui mélange produits de la mer et légumes dans une délicieuse
sauce verte à base de persil.
mercredi 30 avril 2014
Velouté d'Asperges Vertes et Pois
Un petit potage de printemps
pour profiter de la saison des asperges. Je viens du pays des asperges ou
traditionnellement on les mange blanches, mais j’adore également les asperges
vertes plus typées et végétales, en velouté, en omelette, ou juste sautées en
accompagnement d’un poisson. Ici je les ai mariées à des petits pois pour un
velouté léger.
mardi 22 avril 2014
Pasta Korma
J’avais fusionné l’Italie
avec la Thaïlande dans ma pannacotthai, je la mélange aujourd’hui à l’Inde avec
ce plat de pâtes enrobé d’un onctueux korma de légumes.
Le korma est une pâte à base d’épices qui se
cuit avec du yaourt ou du lait de coco, très parfumée mais très douce et qui
convient donc également aux jeunes enfants par son absence de piment.
Pour les pâtes, prenez
celles que vous préférez, de préférence avec des cannelures ou des
circonvolutions, pour que la sauce les enrobe plus facilement. J’ai choisi ces
gigantesques et délicieux fusilloni, dénichés à un prix dérisoire chez Noz,
magasin de trouvailles alimentaires que j’arpente assidûment depuis que
Reliboukitchen me l’a fait découvrir.
Libellés :
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vendredi 14 mars 2014
Tarte Verte
La recette de fond de
placard par excellence. Ou plutôt de tiroir de congélateur. Je me promets
toujours que je vais faire du FIFO dans mon congélo ( First in/First Out, premier
entré premier sorti). Ça marche 3 jours, jusqu’à ce que le tiroir soit plein.
Et après, une fois par semestre je me vois dans l’obligation de tout vider pour
aller chercher les cadavres coincés sous 4 paquets plus
gros qu’eux. Bref.
Cette semaine j’ai décidé de partir à la chasse au « culs-de-sacs »,
ces fonds de paquets de légumes qui croupissent parce qu’il en reste trop pour
les jeter mais pas assez pour en faire quelque chose. Je ne vous donne pas de
proportions exactes, je n’en n’ai pas la moindre idée, la seule chose que je
sais c’est que le total de tous les légumes confondus faisait environ 850 grammes.
A vous de les répartir selon vos préférences ou vos fonds de tiroirs !
vendredi 27 septembre 2013
Croque Tipoislardons
Il était embêté dans le fond
Avec ses lardons
Elle se trouvait bien seule chez soi
Avec ses petits pois…
Avec ses lardons
Elle se trouvait bien seule chez soi
Avec ses petits pois…
Il rêvait de l´emmener sur le gazon
Fichus lardons
Elle lui aurait bien donné le bras
Au bal des petits pois
Fichus lardons
Elle lui aurait bien donné le bras
Au bal des petits pois
Bon comme je suis incapable de
mettre une musique sur mes posts, et que je n’ai pas non plus envie de m’inscrire
à la SACEM, je vous laisse fredonner les paroles précédentes que les plus de 22
ans auront reconnues comme venant d’une chanson de Julien Clerc…
De temps en temps je poste des
sandwiches ou croque farfelus, celui-ci m’a été inspiré en écoutant ladite
chanson. Très facile à faire et bien goûteux pour un lunch ou un diner sur le
pouce…
dimanche 10 juin 2012
Le riz cantonais meilleur ... qu'au restaurant ! (Chine)
Quand je dis meilleur qu'au restaurant, je ne m’adresse pas aux parisiens qui ont la chance de pouvoir
aller manger des Dim Sum avenue de Choisy mais à la considérable masse de tous
les misérables autres, qui vivons dans de petites villes de province et devons
trop souvent nous taper sous le nom de « restaurants chinois », des gargotes hybrides sino-vietnamo-cambodgiennes
servant en tout et pour tout des nems, des beignets de crevettes parfois
achetés surgelés à Paris Store, du poulet au … curry, du porc au caramel et des
litchis en boite. Et bien évidemment, L’INCONTOURNABLE fameux riz cantonais souvent
constitué de riz blanc saupoudré de petits pois de la taille d’une noisette, de
cubes d’épaule de jambon premier prix et de lanières d’omelette blanchâtre et sans
goût.
Pendant ce temps, la plupart des cantonais mangent du riz… blanc. Cuit à la vapeur, souvent sans même un gramme de sel, donc d’une parfaite neutralité qui s’accorde à merveille avec les poissons, viandes, plats en sauce et légumes, et leur permet d’exhaler leur saveur. Là-bas, servir à table du riz frit en accompagnement des plats comme on le fait ici, est à peu près aussi incongru que, pour nous, saucer une blanquette de veau avec un pain au raisin, ou tartiner du foie gras sur une fougasse aux lardons. Ses origines fort modestes en font également le grand absent des banquets traditionnels. Je ne l’ai réellement vu que comme plat vendu à emporter dans la rue ou dans des restaurants sur le pouce, pour des déjeuners rapides ou des en-cas à toute heure, voire dans les buffets d’hôtels, en particulier au petit déjeuner (Auquel les autochtones lui préféraient souvent le congee, bouillie de riz accompagnée de viande ou de poisson).
Pendant ce temps, la plupart des cantonais mangent du riz… blanc. Cuit à la vapeur, souvent sans même un gramme de sel, donc d’une parfaite neutralité qui s’accorde à merveille avec les poissons, viandes, plats en sauce et légumes, et leur permet d’exhaler leur saveur. Là-bas, servir à table du riz frit en accompagnement des plats comme on le fait ici, est à peu près aussi incongru que, pour nous, saucer une blanquette de veau avec un pain au raisin, ou tartiner du foie gras sur une fougasse aux lardons. Ses origines fort modestes en font également le grand absent des banquets traditionnels. Je ne l’ai réellement vu que comme plat vendu à emporter dans la rue ou dans des restaurants sur le pouce, pour des déjeuners rapides ou des en-cas à toute heure, voire dans les buffets d’hôtels, en particulier au petit déjeuner (Auquel les autochtones lui préféraient souvent le congee, bouillie de riz accompagnée de viande ou de poisson).
![]() |
| Congee |
Comme pour la plupart des
plats millénaires (on attribue sa création sous la dynastie Sui, entre 589 et
618 av J.C) , sa provenance est incertaine et disputée, mais serait de la région
de Yangzhou, dans le sud, dont la recette basique (morceaux
de porc rôti, crevettes, ciboule) reste le standard à partir duquel toutes les
variations sont possibles. Il ne vient donc pas des cuisines du restaurant de l’empereur, mais, évidemment, des fourneaux de la modestie paysanne, souvent maîtresse
en la matière d’accommoder les frugaux restes et de rendre festif le
sempiternel menu quotidien des travailleurs épuisés : riz, légumes et soupçon
de viande les jours de fête. Evidemment, comme pour la plupart des plats familiaux et millénaires,
vous trouverez toujours quelqu’un pour contester la recette, en parfait puriste
d’un truc qu’au fond personne ne connait vraiment : on sait bien par exemple le nombre de
querelles familiales que peut causer en Espagne la recette de la tortilla de
patata (1).
Le secret d’un riz frit
traditionnel résiderait en 3 points :
-
Du riz cuit au moins la veille, voire l’avant-veille.
-
Des ingrédients cuits séparément, pour
préserver leur saveur individuelle, et réunis dans le wok juste avant de
servir.
-
Pas de sauce. (Ça c’est la recette originale,
mais des tas de versions de riz frit utilisant de la sauce soja ou de la sauce
d’huitre existent, à vous de voir. J’ai testé les deux, et ma foi, c’est vrai,
si les ingrédients sont bons et bien cuits, je préfère sans sauce).
J’ai donc respecté dans ma
recette ces 3 points. Ensuite je laisse libre cours à l’improvisation en
fonction des ingrédients disponibles dans le frigo à ce moment-là, ce n’est
peut-être pas la recette telle qu’on la voit partout mais au moins c’est dans l’esprit
du plat d’origine …. Et comme je le sers en plat complet, j'apprécie qu'il soit bien "garni", si vous préférez un plat plus classique où le riz prédomine largement et le reste n'est qu'accessoire, augmentez la quantité de riz (ou réduisez les autres). J’ai utilisé des saucisses Lap Cheong (saucisses chinoises
fumées) qui sont bien plus goûteuses et parfumées que … du jambon blanc (qui de
plus me semble être un improbable reste dans une cuisine paysanne de la de la
dynastie Sui), et ai mis des germes de soja (habituellement je n’en utilise pas
mais j’en avais qui traînaient au réfrigérateur et dont je ne savais trop que
faire). Vous pouvez également utiliser des carottes et des restes de poulet ou de
porc. Le tout est de cuire les ingrédients à feu très vif,
les uns après les autres.
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