Promis, on a bientôt fini
avec les courgettes, mais les beaux jours sont toujours là et il en reste
encore quelques unes, alors cette recette trouvée sur l’excellent blog des
Aventures culinaires de Kiki, la Québécoise, m’a donné envie d’en tester une version crue. Jusqu’alors, les
seules courgettes crues que j’avais mangées, c’était à la cantine, râpées et
servies avec une vinaigrette en sachet, autant dire que je n’en avais gardé
aucun souvenir impérissable. Bien m’en a pris de leur redonner une chance, car cette manière de les préparer est
excellente.
mercredi 12 septembre 2012
dimanche 9 septembre 2012
Fondant très fondant au chocolat (mais sans beurre...)
J’aime les défis, les
expérimentations culinaires, et m’amuser … Un tour en cuisine http://www.untourencuisine.com/ a donc été une jolie découverte. A chaque tour chaque bloggeur
inscrit se voit attribuer par tirage au sort un autre blog dans lequel aller
piocher une recette à réaliser dans un temps imparti (2 ou 4 semaines).
Pour ce tour n° 154 c’est
chez Valérie du blog AIMER CUISINER ET MANGER que je suis allée piocher une recette qui m’a
tapé dans l’œil immédiatement : Le fondant au chocolat italien, sans
beurre (béni soit-il), et SEV du blog SEV CUISINE QUOI est venue me rendre visite, et qui a choisi de faire mes Beignets de Courgettes.
Et oui, un fondant déculpabilisant
dont le beurre a été remplacé par du mascarpone (bon d’accord on parle d’un
fromage triple-crème qui contient 50% de matière grasse, mais on économise
quand même 40% de calories par rapport à la même quantité de beurre), très chocolaté
(puisque j’ai opté pour du chocolat à 65% de cacao) et incroyablement fondant. Bref
un dessert qui rentre définitivement dans la liste de mes classiques et qui a l’avantage
d’être très facile à faire et réalisé en un clin d’œil.
samedi 8 septembre 2012
Food Factor Episode 1 : Deep Fried Butter
Il serait dommage de garder jalousement
pour moi toutes les choses… étranges que j’ai pu découvrir au hasard de mes
pérégrinations culinaires. Me considérant pourtant curieuse et assez peu impressionnable
en la matière, cette nouvelle rubrique vous fera découvrir, de temps en temps,
ce qui a pourtant réussi à me laisser coite, la mâchoire pendante, la larme à l’œil,
le cœur battant ou l’estomac au bord des lèvres…
On commence par quelque chose qui pourrait
paraître soft. Aucun animal étrange ou ingéré vivant, pas d’abats douteux, de
préparation défiant les lois de l’hygiène, d’odeurs pestilentielles, non rien
qu’un ingrédient très basique de toute cuisine qui se respecte, qu’Abel
Gonzales, un américain, a eu l’idée de
convertir en 2009 en une abomination
culinaire doublée d’une arme biologique de première catégorie.
Je vous présente :
LE BEURRE FRIT
jeudi 6 septembre 2012
Le croque-Signore
Le croque-monsieur peut
presque aller se rhabiller (surtout celui plein de béchamel qui devrait même avoir
honte de sortir), cette version italianisante est à tomber. Un plat parfait du
dimanche soir, ou du soir en général, rapide à préparer et très savoureux. Bon,
d’accord pas light.
Mais on s’en fiche, hein, non ?
mardi 4 septembre 2012
Le massacre du mois : Le (la, les?) Zwetschgenschnecken
La cuisine est une
expérimentation permanente qui draine son lot d’échecs. Même ceux qui vous
mettent en permanence l’eau à la bouche et qui font des photos de bouffe à remplir
des musées se plantent, ratent, râlent, brûlent, renversent, oublient, et ont tous fait, un
jour ou un autre, des plats à la limite du consommable. Partant du principe qu’avec la bonne
dose d’autodérision nécessaire, les échecs font généralement bien plus marrer
que les réussites, j’ai décidé de ne pas omettre dans ce blog tous mes ratages aux
fourneaux, pour que ces longues heures passées dans mes marasmes culinaires ne
soient pas perdues pour tout le monde, et servent, à défaut d’autre chose, à
vous faire rire.
Je ne suis culinairement
curieuse de tout et de partout, et j’ai donc entrepris avec enthousiasme cette
recette allemande, même si mes seules expériences gastronomiques en la matière se
limitent lors de déplacements professionnels à un restau japonais, une Salade César et une
currywurst à Francfort, ainsi qu'un épouvantable sandwich à la charcuterie indéfinissable et au pain spongieux lors d’un salon
professionnel à Cologne, il y a 100 ans. Autant dire que la cuisine allemande, je n'y connais strictement rien. Je suis en revanche déjà tombée en
pâmoison devant un Apfelstrudel* acheté quelque part dans le Marais, et dont le
souvenir ému m’a fait considérer avec bienveillance la réalisation d’une
pâtisserie également issue du Saint Empire Romain Germanique.
Il est à noter toutefois que
mon intuition me fait, hélas, bien souvent défaut, et qu’une recette avec un nom de
claquement de porte dans la gueule aurait pourtant dû m’alerter…
Le
( la, les ?) Zwetschgenschnecken
D’abord y’a le jardin de
Pétronille qui, depuis quelques jours, est uniformément violet. Jonché
de milliers, de millions, que dis-je, de milliards de prunes, dont
j’aurais pu faire un usage intelligent et rationnel, comme par exemple … les
manger.
Sauf que je suis bloggeuse,
moi, Monsieur, et que chez ces gens-là on ne mange pas vulgairement les choses
: on les cuisine, Monsieur, on les cuisine.
Envers et contre tout, et surtout
le bon sens, en attaquant des recettes improbables à 20h un vendredi soir. Une
fois l’option « tarte classique » éliminée, l’option confiture exclue
(moi et la confiture c’est comme un casting de vache-qui-rit : Trop cuite,
trop liquide, trop acide, trop sucrée, trop dure…), que faire avec mes 2 kilos
de prunes ?
Et bien c’est simple
Monsieur, une recette improbable, imprononçable, infaisable et enfin
immangeable : Un roulé au prunes, recette allemande originale, en VO :
Zwetschgenschnecken.
A
vos souhaits, Monsieur, à vos souhaits.
D’abord
y’a une pâte, au goût d'pâte à pizza, avec de la farine et du Philadelphia,
tout juste sucrée, Monsieur, qu’il faut pétrir, qui est tellement molle qu’on
peut pas l’étaler, et qui colle à la table, puis qui colle au papier, puis qui
colle au rouleau, puis qui colle au couteau, qui en finit pas d’coller.
Et
puis il y a l’autre, la crème de prunes sucrée, plus vraiment une compote, pas
non plus une confiote, que j’ai mis 2 heures à faire, et que c’était pas
mauvais, encore un truc gâché, faut vous dire que chez ces gens-là, on cuisine
pas Monsieur, on cuisine pas … on sublime.
Et
puis, et puis, il y a les prunes, toutes gorgées de soleil, que j’ai lavées,
que j’ai dénoyautées, que j’ai
découpées, même que j’ai les doigts tout rouges, plus de trois jours après.
Même
qu’on étale tout ça, sur la pâte toute molle, avec des tas d’amandes qu'on a bien fait griller, et que
tout ça ça colle, et que ça ramollit, et que ça dégouline, et qu’il faut le
rouler, comme une bûche de Noël, puis tailler des morceaux, mais que c’est trop mou
pour ça, ma bûche est un gros tas, avec des trous par-ci, avec des trous
par-là.
Alors
pour un instant, je la bloque au frigo, espérant qu’elle durcisse avant de la
découper, alors pour un instant, pour un instant seulement, je crois que ça va
marcher, parce que chez ces gens-là
Monsieur, on ne se résigne pas Monsieur, on se résigne pas, on persiste.
Quand on l'a massacrée et jetée dans un plat, il faut tout mettre au four, doubler le temps indiqué, et même qu’après tout ça,
semblant c’est fait exprès, la pâte elle est pas cuite, elle pèse 100 kilos,
les prunes elles sont acides et elles ont rendu l’eau…et qu’il est tard
Monsieur … moi j’rends mon tablier.
La crème de prune, seule chose à sauver de la recette...
Le pire de tout c'est que ça a presque l'air bon, hein ? Ben non. La pâte a le gout de pizza même pas sucrée, la texture du mortier et la densité du métro de Tokyo aux heures de pointes. Le morceau ci-dessus lancé avec dextérité depuis ma fenêtre du 3e devrait sans doute pouvoir dégommer 2 ou 3 de ces saloperies de pigeons qui polluent le quartier.Hélas, je suis nulle au bowling.
La prochaine fois je fais un clafoutis.
Si malgré tout ce qui
précède ou par défi, vous voulez toujours essayer par vous-même, la recette d’origine est
ICI en anglais (surtout ne mettez pas la quantité de levure indiquée dans la recette,
c’est une erreur manifeste, faites les modifications que vous jugerez pertinentes pour arriver à un résultat mangeable et tenez moi au courant des résultats).
*Apfelstrudel = Gâteau (autrichien)
délicieux, lui, composé d’une pâte feuilletée très fine, de pommes, raisins secs, cannelle,
orange…
PS: En plus de catapulte à pigeons, ça devrait faire une bonne punition pour les enfants : "Si t'es pas sage, tu m'écriras 100 fois : Je mange du / de la / des Zwetschgenschnecken devant le château de Hohenschwangau". Par SMS. Full text.
vendredi 31 août 2012
Penne aux légumes d'été et à la saucisse
Un plat de pâte mijoté et équilibré, facile,
à la fois estival et réconfortant par ces soirées un peu éteintes de veille de
rentrée/retour au boulot, et qui permet encore d’écouler quelques produits de
saison du jardin (des copains).
mardi 28 août 2012
Tatin de tomates au vinaigre balsamique
Non je ne me suis toujours
pas lancée dans la confection de la pâte feuilletée maison, ne sortez pas vos
pierres blanches, en revanche c’est le jardin de Daddy qui regorge de tomates « cœur
de bœuf » qu’il faut bien écouler d’une façon ou d’une autre. Surtout
depuis que Plectude a déclaré depuis 6 mois la guerre aux tomates en
tapant du poing sur la table: « P’aime pas la peaaaau !! ».
Et là où tout être-humain-non-mère
déclarerait avec un aplomb tout à fait normal à n’importe quel autre humain lui
faisant la même réflexion : « Ben mon brave, tu la mets en veilleuse
et si t’aimes pas, t’attends gentiment le plat suivant avec la politesse qui s’impose
et t’arrête de nous les briser menu », l’être-humain-mère que l’accouchement
a recouvert d’une carapace d’abnépatience à mesure qu’il lui détruisait le
fondement, prend un couteau, se dédouble, et se regarde du haut de l’armoire en
train de peler des tomates, à cru. En vain, évidement, puisque même laborieusement
débarrassées de leur épiderme et reproposées à la dégustation, le verdict reste
violemment le même :
« Beeeuurk c’est pas bon, pas bon du tout ! ».
« On ne dit pas "ce
n’est pas bon", on dit "je n’aime pas ».
« Beurk j’aime du tout
pas ! ».
Le leurre du gâteau ayant
plutôt bien marché pour le crumble de courgettes, j’ai tenté ma chance avec la
Tatin* de tomates.
*Je
ne veux offenser les connaissances en histoire de la gastronomie de personne
mais ce blog étant dévoré dans le monde entier, je fais un petit aparté
historique sur l’histoire de la fameuse
tarte. Les sœurs Stéphanie et Caroline Tatin officiaient à Monaco Lamotte-Beuvron à la fin du XIXe siècle dans un petit
restaurant en face de la gare. Un jour Caroline l’étourdie ayant laissé brûler
sa tarte aux pommes, eu l’idée de rajouter de la pâte par-dessus pour protéger
les pommes, de la remettre au four, et de la retourner une fois cuite. Et voilà
comment un faux pas peut parfois être providentiel…
mercredi 22 août 2012
Curry vert de poulet (Thaïlande)
แกงเขียวหวาน
Maintenant que vous savezfaire la pâte de curry vert (ou si vous avez du mal à trouver tous les
ingrédients, il vous reste l’option « préparation toute faite » envente dans tous les supermarchés asiatiques qui est tout à fait acceptable
surtout, évidemment, si on n’a jamais goûté l’original), voici une première
recette, que dis-je LA recette par excellence dans laquelle l’utiliser :
Un curry vert de poulet, à déguster sans modération avec du riz parfumé.
Rarement un plat ne me provoque
autant de dépaysement d’émotions, alors même que ma seule visite de la Thaïlande
se limite à l’enceinte de l’aéroport de Bangkok lors d’une escale.
Dès que l’odeur envahit la cuisine, vous êtes
dans l’avion. A la première bouchée vous êtes dans un troquet de Thonburi.
Je rappelle, pour ceux qui n'auraient pas lu la recette de la pâte de curry, que le curry vert est incroyablement parfumé mais aussi très relevé. Attention si vous êtes sensible au piment !!
Bon voyage
dimanche 19 août 2012
Tajine de poulet aux oignons caramélisés et raisins secs (Maroc)
J’aime les défis, les
expérimentations culinaires, et m’amuser … Un tour en cuisine http://www.untourencuisine.com/ a donc été une jolie découverte. A chaque tour chaque bloggeur
inscrit se voit attribuer par tirage au sort un autre blog dans lequel aller
piocher une recette à réaliser dans un temps imparti (2 ou 4 semaines).
Pour ce tour n° 148 c’est
chez Ikkia du blog KIWITCHI que je suis allée piocher une de ses recettes
préférées : Le Tajine de poulets
aux oignons caramélisés et aux raisins, et THERMOMINOUX (heureuse détentrice du
fameux Thermomix) est
venue me rendre visite. Elle a choisi de réaliser ma Tarte Mozzarella et légumes d'été.
J’ai encore craqué sur un
tajine (la dernière fois c’était en version dessert avec le Tajine d’agrumes aux épices). Et à défaut d’authentique tajine en terre cuite, mon Délicook va,
une fois de plus, me faciliter grandement la tâche. Ce tajine-ci est sans doute
inspiré du Tfaya marocain, un couscous sucré-salé qui se sert avec des amandes
grillées (ou frites) et des quartiers d’œufs dur. J’ai donc rajouté les amandes
à la recette de Ikkia (mais j’ai volontairement oublié… l’œuf dur J)
vendredi 17 août 2012
La pâte de curry vert maison (Thaïlande)
Je dévore des guides de
voyage comme on dévore des polars. Je peux vous parler de tous les quartiers de
Manhattan sans jamais y avoir mis les pieds et mon autre façon de voyager, c’est
la cuisine. Du jour où j’ai goûté mon premier curry vert thaï, j’ai été
tellement transportée que j’ai soutenu pendant des mois qu’il contenait des
substances psychotropes euphorisantes. Bref, les jours de déprime ou les
vendredis soirs d’épuisement, le curry vert remplace avantageusement la Vodka-Redbull
ou le Zacapa Centenario.
Attention toutefois, ce
curry n’est pas pour les fillettes ou les estomacs délicats et réfractaires à
la douce chaleur du piment. Le piment thaï, vert quand il est frais et rouge
quand il est mûr : ça déchire. Force 50000-100000 sur l’échelle de
Scoville (échelle de classification de la force des piments en fonction de leur teneur en capsaïcine, la molécule qui vous met la gorge en feu) là où la sauce Tabasco classique est à 5000…. Alors si vous avez la chance d’en trouver, touchez-le et découpez-le avec des
gants, et ne vous frottez pas les yeux après, ni ne touchez personne avec qui vous n'avez pas de contentieux.
Quand j’ai découvert la
recette de la base de ce plat du bonheur, la pâte de curry vert, j’ai dû me
rendre à l’évidence : aucune substance prohibée n’en faisait partie, ce
truc est magique, naturellement.
Un conseil : Une fois
que vous avez trouvé eu la chance de trouver tous les ingrédients, doublez, triplez, décuplez les doses. La pâte
se conserve au frais pendant des mois et se congèle très bien !
![]() |
| Pâtes de curry vert et rouge |
PÂTE DE CURRY
VERT THAI :
·
6 piments verts thaï hachés (avec des gants)
·
2 échalotes hachées
·
8 gousses d’ail
·
1 morceau de galanga* de 6 cm haché (si vous
n’en trouvez pas vous pouvez le substituer par du gingembre)
·
16 c à s de coriandre fraîche hachée
·
16 c à s de basilic thaï** haché
·
1 c à c de cumin moulu
·
1 c à c de poivre blanc
·
1 c à c de graines de coriandre moulues
·
6 c à s de sauce de poisson thaï Nam Pla (ou Nuoc
Mam)
·
4 c à s de jus de citron vert
·
2 c à c de sucre brun
·
Un peu d'huile (juste pour lier les
ingrédients entre eux)
* Le galanga est plante d’origine
chinoise, très utilisée dans la cuisine du Sud-Est asiatique dont on consomme le
rhizome, et qui ressemble un peu au
gingembre
** Le basilic thaï : Plante
aux tiges et nervures pourpres, exhalant des parfums d’anis et de réglisse, si
vous en avez pas ne le remplacez pas par du basilic européen, ils n’ont de
commun que le nom. A la limite on est plus proche de l’estragon que du basilic
que nous consommons en Europe.
·
Version orthodoxe :
Prenez un mortier et pilonnez toutes les herbes et les épices ensemble. Ajoutez
progressivement les ingrédients liquides jusqu’à obtention d’une pâte. Badigeonnez
préalablement vos doigts à la crème NOK et n’oubliez pas de prévoir
suffisamment de Compeed.
·
Version feignasse :
Mettez tout dans le bol du mixer/blender et appuyez sur le bouton.
Ouvrez
le couvercle, mettez votre nez dedans, et laissez la magie agir…
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