Je ne cuisine jamais de thon
cuit. Sauf si je veux faire mourir quelqu’un étouffé dans d’atroces
souffrances, ce qui ne m’arrive jamais plus d’une ou deux fois par an.
Ce n’est pas faute d’avoir
essayé d’en manger, en particulier à la fête du thon de St Jean-de-Luz : Un
morceau de thon, un verre pour pousser, un morceau de thon, un verre pour
pousser…Et la bouteille y passe. Entre le steak de thon grillé et le gâteau
basque, on finit toujours par boire son poids en rosé ou en sangria. Comme si on
avait besoin d’alibi pour faire marcher la buvette… Et pour les survivants, ils
enchainent avec la nuit de la sardine, où là, on est encore obligés de boire,
cette fois-ci pour pousser les arêtes. Ils sont malins ces basques...
Bref, le thon cuit, vous l’aurez
compris, je trouve ça sec comme un coup de trique, donc pour moi son seul salut
c’est à l’unilatérale, ou encore mieux, cru, où il se fait velours. Je vous le
présente ici en tartare au citron et au soja, parsemé de graines de sésame.
